SEP et maladies apparentées
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Comment évoluent les lésions corticales dans la SEP ?
Dr Blandine GRASSIOT CHU caen - Caen
De nouvelles techniques d’imagerie ont récemment révélé la présence et l’importance des lésions corticales dans la SEP, qui se caractérisent davantage par un phénomène de démyélinisation et de perte neuronale que par un mécanisme inflammatoire. Mais peu d’études se sont intéressées à l’évolution de ces lésions en lien avec la progression de la pathologie.
Afin de répondre à cette question, une étude longitudinale avec un suivi de un an a été réalisée chez 107 patients atteints de différentes formes de SEP (76 RRMS et 31 SPMS, 67% de femmes, âge :
SEP et maladies apparentées
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Les bases neurales de la fatigue cognitive dans la SEP
Dr Blandine GRASSIOT CHU caen - Caen
Chez les patients atteints de sclérose en plaques, la fatigue est un des symptômes les plus fréquemment rapportés. En général, elle est divisée en deux composantes : l’une physique et l’autre cognitive et s’évalue à l’aide d’une échelle subjective d’auto-évaluation. Mais la fatigue ainsi mesurée ne présente que peu de relations avec les caractéristiques de la SEP comme les lésions ou la durée de la maladie.
Récemment, de nouvelles méthodes sont apparues permettant une mesure plus objective de la fatigue, notamment cognitive. Ces techniques
SEP et maladies apparentées
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Source : Dossier « Sclérose En Plaques : Focus sur 2008 »
Quelle est l’importance des troubles cognitifs dans la SEP bénigne ?
Dr Blandine GRASSIOT CHU caen - Caen
La forme bénigne de la SEP (BMS) regroupe les patients atteints de SEP qui présente une faible incapacité motrice (EDSS inférieur ou égal à 3) malgré une durée de maladie importante (supérieure à 15 ans). Cependant, les critères utilisés pour identifier cette forme de SEP n’utilisent pas de mesures neuropsychologiques et ne prennent donc pas en compte les troubles cognitifs qui sont pourtant importants et fréquents chez les patients atteints de SEP.
Ainsi, le but de cette étude est d’évaluer précisément les troubles cognitifs et leur lien avec les altérations structurelles mesurées soit en IRM morphologique ou
SEP et maladies apparentées/Imagerie
Fiche Pratique
OIN invalidante : où rechercher la petite lésion causale ?
Dr Françoise Héran Fondation Rothschild - Paris Olivier Gout
Cette jeune femme de 27 ans est infirmière et se plaint de la survenue assez rapide d’un trouble visuel à type de flou visuel. La gêne est difficile à préciser.
Elle travaille en ophtalmologie et le médecin qui l’examine fait le diagnostic d’OIN droite.
Il demande une IRM (avant de la regarder, rappelez-vous où chercher l’image pathologique…).
Migraines et céphalées
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Dépistage de l’algie vasculaire de la face…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Dousset et l’équipe bordelaise rapportent un travail dont l’objectif global était de valider un questionnaire de dépistage de l’algie vasculaire de la face. Le premier temps de leur travail à été de sélectionner les critères diagnostiques de l’algie vasculaire de la face (selon la seconde édition de la Classification Internationale des Céphalées) qui étaient les plus fréquemment rapportés dans les plus grandes séries cliniques à ce jour publiées. Ce travail préliminaire a permis de retenir : la stricte unilatéralité de la douleur, la durée des crises inférieures à 3 heures en l’absence de
Migraines et céphalées
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Intérêt de la mémantine (et des anti-NMDA…) dans la traitement de la migraine réfractaire
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent une étude pilote dont l’objectif était d’estimer l’intérêt d’un traitement par mémantine dans la migraine réfractaire. Les auteurs ont ainsi réalisé une étude ouverte qui a concerné, en « intention de traiter », 28 patients considérés comme souffrant de migraine réfractaire sur la base des critères suivants : migraine épisodique avec entre 8 et 14 jours migraineux par mois ou migraine transformée (selon la définition de Silberstein et Lipton) et échec d’au moins un traitement prophylactique bien utilisé pendant au moins trois mois.
Migraines et céphalées
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Hemicrania continua : de la valeur du test thérapeutique à l’indometacine ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Marmura et ses collaborateurs rapportent un travail dont l’objectif était d’évaluer la valeur diagnostique du test thérapeutique à l’indométacine dans l’hemicrania continua. Pour ce faire, les auteurs ont repris rétrospectivement les données de 192 patients avec un diagnostic probable d’hemicrania continua à partir de la base de données colligées dans leur centre de 1998 à 2007. Ces patients ont été ensuite considérés selon que le test à l’indométacine (administration à une posologie de ≥ 150 mg/j pendant 2 semaines ou de 225 mg/j pendant 1 semaine) était positif ou négatif.
Quarante-trois de ces patients
Migraines et céphalées
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Algie vasculaire de la face chronique et traitement chirurgical : la cible sphéno-palatine ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Narouze et ses collaborateurs rapportent une série de 15 patients souffrant d’algie vasculaire de la face chronique qu’ils ont traités par thermocoagulation du ganglion sphéno-palatin sur la base d’une bonne réponse antérieure à un bloc anesthésique de ce même ganglion. Le suivi présenté de ces patients était de 18 mois.
Considérant la fréquence des crises qui reste le meilleur élément d’évaluation thérapeutique dans une telle affection, les auteurs rapportent une amélioration significative se traduisant par une réduction de 17 crises en période pré-thérapeutique à respectivement
Syndromes parkinsoniens
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Une régénérescence anarchique des neurones nigro-striataux à l’origine des dyskinésies provoquées par la lévodopa ?
Pr Pascal Derkinderen CHU de Nantes - Nantes
Nos connaissances sur la physiopathologie des dyskinésies provoquées par la lévodopa ne sont que préliminaires et imprécises. Il est classique d’opposer les mécanismes présynaptiques (fluctuations des taux plasmatiques de levodopa, stockage vésiculaire défaillant des neurones présynaptiques…) aux mécanismes post-synaptiques (modifications au long cours des neurones moyens épineux du striatum), tout en sachant que ces mécanismes ne sont pas exclusifs. Dans cet article, les auteurs explorent de façon plus précise la piste pré-synaptique dans des modèles animaux toxiques de la maladie de Parkinson, le rat et
Syndromes parkinsoniens
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MCI, au tour du Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Le mild cognitive impairment (MCI) est un concept qui a la vie dure. Malgré les vicissitudes qu’il a subies comme stade précoce de la maladie d’Alzheimer, certains sont tentés de l’utiliser dans la Maladie de Parkinson. Certes, il existe des parkinsoniens cognitivement normaux et d’autres déments (environ 30% selon certaines études). Comme la démence ne survient pas brutalement, il existe un stade transitionnel que l’on pourrait appeler MCI-PD. Un des enjeux pour les promoteurs de cette terminologie est de pouvoir repérer ces patients afin de développer de nouveaux médicaments.
Syndromes parkinsoniens
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Le noyau d’Onuf peut être atteint dans la maladie de Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Les troubles urinaires peuvent être très fréquents dans la maladie de Parkinson. Il peut s’agir de nycturie, de mictions impérieuses ou de pollakiurie. Ces troubles sont habituellement attribués à une hyperéflexie du détrusor secondaire à une perte du contrôle inhibiteur du réflexe de miction récepteur D1 dépendant. Certains ont suggéré un possible rôle central des médicaments. Les troubles sphinctériens ont une importance diagnostique majeure dans l’atrophie multisystématisée (AMS) puisque la dysautonomie est au cœur des nouveaux critères. Il semble que la démarcation entre
Epilepsie
Cas Clinique
« Ping-pong seizure »
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mme F. présente une épilepsie partielle pharmacorésistante révélée tardivement, dans la cinquantaine. Les malaises se répètent à une fréquence relativement élevée, peut-être plusieurs par semaine, mais il lui est difficile d’en donner une estimation précise car elle ne les mémorise pas, et vit seule. Parfois l’entourage présent lui signale « un regard vague », une rubéfaction du visage, et un comportement étrange, transitoire.
Il existe bien la notion d’une épilepsie au cours de l’enfance, mais il s’agit d’un antécédent mal précisé. S’agissait-il de crises fébriles ? D’une authentique épilepsie ? Quoiqu’il en soit, elle a bien été traitée jusque vers l’âge de 10 ans, puis le traitement