Migraines et céphalées
Compte Rendu
Essai randomisé en double aveugle contre placebo et évaluation de l’efficacité et de la tolérance d’un traitement par topiramate dans la migraine de l’adolescent
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Aux Etats-Unis, aucun traitement de fond n’a l’autorisation de la FDA. L’efficacité du topiramate chez l’adulte à 100 mg est à ce jour un traitement prophylactique reconnu. Les auteurs ont réalisé un essai clinique, afin de valider l’efficacité du topiramate à 50 et à 100 mg/j dans la migraine de l’adolescent (12-17 ans).
Les patients avaient de 3 à 12 crises par mois et moins de 14 jours de céphalées par mois. La surcharge pondérale était un critère d’exclusion. Les 103 patients en ITT se répartissaient ainsi : 35 adolescents (topiramate 50 mg), 35 adolescents (topiramate 100 mg), 33 adolescents (placebo). Seul le topiramate 100 mg a une efficacité pour le critère principal
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Le lien entre la céphalée migraineuse et les symptômes de sinusite
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
La prévalence de la migraine est de 86-88% chez les sujets ayant fait un autodiagnostic de sinusites. Les études antérieures n’ont pas correctement expliqué pourquoi la prévalence de la migraine était aussi élevée dans cette population.
Quatre cent soixante quatorze patients adultes consécutifs ayant consulté pour « rhinite » ont été inclus dans cette étude (67% de femmes, âge moyen 43 ans). Un interrogatoire standardisé a permis de classer leur céphalée en migraine ou en céphalée de tension, en accord avec la classification internationale des céphalées (ICHD-II). Leur rhinite a été classée comme allergique (AR), non allergique (NAR) ou mixte (MR). La prévalence de la migraine s’étale entre
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Le Tezampanel : un antagoniste des récepteurs AMPA/Kainate efficace dans le traitement des crises de migraine
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Il s’agit d’une étude de phase IIb pour juger l’efficacité, la sécurité et la tolérance du Tezampanel, mais aussi pour réaliser un dose-ranging sur 3 doses (40, 70 et 100 mg) versus placebo.
Au cours d’une crise de migraine, l’augmentation du niveau du glutamate active un sous-groupe de récepteurs glutamate les AMPA/Kainate, qui facilitent la transmission des influx douloureux. Le Tezampanel est un antagoniste compétitif des récepteurs ionotropic AMPA/Kainate du ganglion de la racine dorsale et trigéminal. En 2004, Sang et al. ont montré son efficacité dans le traitement de la crise de migraine.
Trois cent six patients ont été randomisés en double aveugle, groupes parallèles contre placebo dans une étude multi-centrique sur 23 centres.
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Compte Rendu
Stimulation du nerf grand occipital et migraine réfractaire
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
La stimulation du nerf grand occipital (SNGO) est présentée depuis quelques années comme une solution thérapeutique potentiellement intéressante face aux patients souffrant de céphalées primaires (et en particulier de migraine) réfractaires. Dans ce cadre, Saper et ses collaborateurs, pour le compte de la société Medtronics, rapportent les résultats préliminaires d’une étude de faisabilité de cette technique dans le traitement de la migraine réfractaire (étude ONSTIM).
Cette étude a été construite en 3 groupes parallèles : un premier bénéficiant de SNGO à évaluer (c’est-à-dire avec des paramètres de stimulation ajustés), un second recevant une SNGO « sham » (c’est-à-dire avec des paramètres de stimulation prédéterminés et sans adaptation suite à l’implantation) et un groupe bénéficiant du traitement usuel de la migraine chronique sans SNGO.
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Compte Rendu
Efficacité de la stimulation magnétique transcrânienne dans la crise de migraine avec aura : résultats d’une étude en double aveugle randomisée contre placebo
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Plusieurs études ont démontré l’intérêt de la stimulation transcrânienne (STC) dans la migraine avec aura. L’efficacité de cette technique repose sur une probable interruption de la dépression corticale envahissante. Afin de privilégier une prise en charge précoce de la crise, un matériel portable a été développé permettant le traitement précoce de la crise à domicile par le patient.
Lipton rapporte les résultats d’une étude multicentrique portant sur 201 patients (102 STC, 89 placebo), âgés de 18 à 70 ans (moyenne d’âge : 40 ans). Les patients devaient utiliser le dispositif à deux reprises au cours de l’aura migraineuse et traiter au moins 3 crises sur 3 mois. Ils devaient avoir de 1 à 8 crises par mois, au moins 30% de migraines avec aura et
Migraines et céphalées
Compte Rendu
L’éducation du patient améliore l’efficacité du traitement précoce de la crise de migraine
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Dans cet essai multicentrique, randomisé, contre placebo, double aveugle, 207 migraineux adultes sont assignés soit au rizatriptan 10-mg +/- éducation du patient, soit au placebo +/- éducation du patient dans un ratio 1 :1 :1 :1. On demande aux patients de traiter une crise le plus tôt possible, dès qu’ils savent que leur céphalée légère est une migraine. Ceux qui sont dans le groupe éducation ont eu une formation pour préciser les symptômes de leur crise et ont reçu un formulaire personnalisé résumant la façon dont débutent leurs crises.
Cent quatre vingt-huit patients (91%) ont traité une crise. La disparition totale de la douleur concerne 66,3% des patients traités par rizatriptan versus
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Compte Rendu
Migraine épisodique et migraine chronique : deux populations différentes ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Reprenant les données de l’étude AMPP (American Migraine Prevalence and Prevention) conduite en population générale nord-américaine, Lipton et ses collaborateurs ont réalisé une analyse dont l’objectif était de comparer la co-morbidité des migraineux souffrant de migraine épisodique et celle des migraineux souffrant de migraine chronique, qu’elle soit associée ou non à un abus médicamenteux. Cette analyse a ainsi permis de comparer les données colligées dans un groupe de 520 sujets alléguant une migraine chronique et un groupe de 9 494 sujets souffrant de migraine épisodique.
La co-morbidité étudiée concernait l’épisode dépressif majeur (recherché à l’aide du questionnaire PHQ-9 basé sur la classification DSM-IV), mais également
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Compte Rendu
La Loxapine en inhalateur : un antagoniste de la dopamine qui réduit la céphalée des patients présentant une crise de migraine
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Il s’agit d’une étude préliminaire pour étudier l’efficacité du Staccato® Loxapine en inhalateur pour réduire la céphalée des patients présentant une crise de migraine.
Ce système permet d’administrer la Loxapine avec un aérosol à condensation thermique facilitant une absorption rapide.
Essai en double aveugle contre-placebo, randomisé, multi centres incluant 168 patients : 43 dans chaque groupe actif (1,25 ; 2,5 et 5 mg de Loxapine) et 39 dans le groupe placebo.
L’objectif principal étant le soulagement partiel à 2 heures atteint chez 76,7% du groupe 5 mg (p= 0,02) 79,1% du groupe 2,5 mg (p= 0,01) et 67,4% du groupe 1,25 mg (p= 0,18) comparé à 51,3% pour le groupe placebo.
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Compte Rendu
Description neurologique du syndrome trophique trigéminal
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Le syndrome trophique trigéminal est un syndrome rare associant anesthésie dans le territoire du V, paresthésies faciales et ulcération nasale ipsilatérale. Décrit initialement par Wallenberg en 1895, dans le cadre d’une observation d’infarctus latéral médullaire, il n’existe que peu de cas rapportés dans la littérature.
Les auteurs ont réalisé une étude rétrospective sur la banque de données de la Mayo Clinic entre 1996 et 2007 et ont colligé 14 cas. Il existait une prédominance féminine nette (6/1) La moyenne d’âge était de 45 ans (6-82). Les lésions étaient toujours strictement unilatérales et étaient apparues dans les jours ou jusqu’à 10 ans après la lésion du V. Cette atteinte du trijumeau était constante,
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Risques de chronicisation de la migraine en fonction des traitements de la crise
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Etude ancillaire de l’American Migraine Prevalence and Prevention study (AMPP), ce travail porte sur un échantillon de migraineux identifié à partir d’une cohorte de 120.000 individus et suivi annuellement pendant 5 ans. En utilisant une régression logistique et linéaire, les auteurs ont modélisé la probabilité de transition d’une migraine épisodique en 2005 vers une migraine transformée en 2006, en fonction du statut médicamenteux de départ, après ajustement sur le sexe, la fréquence et la sévérité des céphalées et les traitements préventifs.
Sur les 8.219 migraineux épisodiques en 2005, 209 (2,5%) ont développé une migraine transformée en 2006. La fréquence des céphalées à l’inclusion dans l’étude s’avère être un facteur de risque de
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Compte Rendu
Médecine factuelle et traitement de fond de la migraine : quoi de neuf ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Silberstein et ses collaborateurs, au nom de l’American Headache Society, ont rapporté un travail qui avait pour objectif de faire le point sur les données factuelles concernant le traitement de fond de la migraine et publiées entre juin 1999 et avril 2007. Ce travail était bien évidemment le préalable de la révision des recommandations nord-américaines sur la prise en charge de la migraine publiées en 2000 par l’American Academy of Neurology.
Les deux questions sur lesquelles a reposé ce travail étaient simples : (i) quelles thérapeutiques pharmacologiques sont effectives dans le traitement de fond de la migraine ? (ii) quelles thérapeutiques non-pharmacologiques sont effectives dans le traitement de fond de la migraine ?
Syndromes parkinsoniens
Vos patients ont lu
« Se faire opérer de la maladie de Parkinson »
Maxi propose le témoignage d’une femme dont le mari (qui souffre de la maladie de Parkinson depuis l’âge de 37 ans et a aujourd’hui 61 ans), a été opéré de la maladie de Parkinson : « L’opération elle-même est fatigante : mon mari n’était pas endormi et elle a duré toute la journée », elle souligne ensuite que l’hospitalisation a duré « deux semaines, sans traitement spécial ».