Migraines et céphalées
Article Commenté
Critères diagnostics du syndrome de Tolosa-Hunt dans les syndromes inflammatoires idiopathiques de l’orbite et/ou du sinus caverneux. Revue de la littérature
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Le syndrome de Tolosa-Hunt est une affection très rare se caractérisant par une douleur périorbitaire ou hémicrânienne accompagnée d’une paralysie oculomotrice par atteinte du III et/ou du IV et/ou du VI (avec exceptionnellement une atteinte du V1) d’origine inflammatoire granulomateuse d’étiologie inconnue (diagnostic d’élimination : éliminer une tumeur, une vascularite, une méningite chronique, une sarcoïdose, un diabète et une migraine ophtalmoplégique), d’évolution favorable, cortico-sensible, mais ayant tendance à récidiver. Des critères IHS existent exigeant entre autres une apparition de la paralysie oculomotrice dans les 2 semaines après le début de la douleur, une disparition de la douleur et de la paralysie oculomotrice dans les 72 h après
Maladies du moto-neurone
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Le lithium : un espoir thérapeutique dans la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) ?
Dr Philippe Corcia CHU de Tours - Tours
Actuellement, la possibilité de traiter les patients atteints de SLA par du lithium est un sujet brûlant suite à la publication dans la revue PNAS d’un travail réalisé par l’équipe de F. Fornai de Pise, qui démontre l’effet positif d’un traitement par carbolithium à la posologie de 150 mg deux fois par jour sur une période d’étude de 15 mois au total.
L’intérêt pour le lithium repose sur des propriétés neuroprotectrices de cette molécule mise en évidence sur des modèles in vitro et également in vivo. L’effet neuroprotecteur du lithium est lié à une action sur les voies pro apoptotiques et également anti apoptotiques.
Migraines et céphalées
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Efficacité du MK-0974 dans le traitement de la crise migraineuse – les anti-CGRP et l’avenir post-triptans…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Ho et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude thérapeutique contrôlée dont l’objectif était d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi d’un antagoniste des récepteurs du CGRP – le MK-0974 – dans le traitement de la crise migraineuse. Il s’agissait d’une étude de phase II, randomisée en double aveugle versus placebo et comparateur actif qui était le rizatriptan (à la posologie unitaire de 10 mg) évaluant sept doses unitaires différentes du MK-0974 (25, 50, 100, 200, 300, 400 et 600 mg).
Le critère principal d’évaluation était le soulagement (passage d’une intensité modérée à sévère à une intensité légère ou à l’absence de céphalée) deux heures après
Migraines et céphalées
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Prévalence de l’allodynie migraineuse : l’étude en population générale
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent la première étude épidémiologique concernant l’allodynie survenant au cours des crises migraineuses. Cette étude a été réalisée auprès de la population générale nord-américaine et a concerné un échantillon de 24 000 sujets céphalalgiques. Ces sujets ont reçu par voie postale un auto-questionnaire qui permettait d’évaluer le type de céphalées dont souffraient ces sujets, la fréquence et la sévérité des épisodes céphalalgiques, l’impact fonctionnel induit ainsi que l’existence d’éventuelles comorbidités. Cet auto-questionnaire permettait également d’évaluer l’allodynie au travers du questionnaire ASC (Allodynia Symptom Checklist).
Démences et Syndromes apparentés
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Atrophie hippocampique régionale et troubles de la mémoire dans la sclérose en plaques : une nouvelle vision des troubles cognitifs dans la SEP
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Résumé
Dans cette étude, les auteurs ont effectué, à l’aide d’une IRM 3T, une analyse volumétrique du cerveau et plus particulièrement des régions hippocampiques chez des malades présentant une SEP rémittente (n = 23), une SEP secondairement progressive (n = 11) et chez des témoins appariés pour le sexe et l’âge (n = 18).
Les mesures du volume hippocampique étaient effectuées en segmentant quatre régions d’intérêt : CA (Corne d’Ammon) 1, CA2 + CA3 avec le gyrus denté, subiculum, cortex entorhinal. Les sujets passaient par ailleurs tous une évaluation cognitive comportant un test d’attention
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Diagnostic précoce et discriminant des DCL - Rôle émergent du LCR et de l’imagerie
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Résumé
Les critères diagnostiques de DCL ont une bonne spécificité (80-100%) mais une sensibilité assez basse (20-60%) et il n’existe pas encore de biomarqueurs au point et validé. Les auteurs ont fait une revue complète de la littérature sur ce sujet concernant les études des marqueurs possibles des DCL : l’EEG, les techniques de l’imagerie, la génétique, les marqueurs du LCR.
Résultats
L’imagerie moléculaire :
Le marqueur le plus convaincant est une technique d’imagerie moléculaire, la scintigraphie du transporteur de dopamine striatale utilisant le SPECT FP-CIT. En effet, une des clés neuro-pathologiques des DCL est la perte des transporteurs de dopamine dans
Démences et Syndromes apparentés
Compte Rendu
MCI : facteurs de risque de déclin
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Dans ce cru 2008, aucune discussion concernant les critères de MCI. La dernière classification (de 2004), qui a séparé les troubles cognitifs légers affectant plusieurs domaines de la cognition (MDI) et les troubles concernant un seul domaine : mémoire (MCIa), fonctions exécutives, etc. (SDI), semble opérante pour identifier des sujets à risque d’évoluer vers une démence. La proposition de « prédire » le type de démence à venir reste d’actualité. La caricature (assez efficace) selon laquelle des troubles isolés des fonctions exécutives prédisent une démence vasculaire, ou bien qu’une amnésie progressive isolée prédit une MA, semble de plus admise.
Cette année, le zoom a été braqué – l’absence de traitement nouveau dans l’immédiat y est pour beaucoup - sur
Démences et Syndromes apparentés
Vos patients ont lu
Maladie d’Alzheimer : « Tabac et alcool soupçonnés »
Que Choisir note en effet qu’outre des causes génétiques, « notre mode de vie pourrait aussi avoir une influence notable » sur la survenue de la maladie d’Alzheimer.
Le mensuel relève que « des travaux américains montrent que l'abus de tabac et d'alcool pourrait avoir un rôle important dans son déclenchement ».
Démences et Syndromes apparentés
Vos patients ont lu
« Bouger, la nouvelle médecine »
Dans son dossier spécial « bouger », Psychologies note que « c’est désormais prouvé, l’exercice physique augmente la longévité, protège du diabète, de l’infarctus et de certains cancers, préserve et améliore nos fonctions cérébrales. »
« Bouger améliore également les capacités intellectuelles ». C’est ce qu’explique Martine Duclos, chef du service de médecine du sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont Ferrand,
Démences et Syndromes apparentés
Vos patients ont lu
« Analyses biologiques : vers la fin des seringues ? »
Esprit Femme indique que pour les « phobiques de l’aiguille », « la liste des protéines contenues dans la salive vient d'être dévoilée ».
Démences et Syndromes apparentés
Vos patients ont lu
« Les essais cliniques en quête de volontaires »
Alain Perez observe dans Les Echos que « la France a perdu du terrain dans le domaine des essais cliniques, de plus en plus mondialisés, des nouveaux médicaments. Elle tente de rattraper son retard ».
Le journaliste explique ainsi que « les essais cliniques [sont] en quête de volontaires », notant que cette activité est « mal connue et n'a pas toujours bonne presse dans l'Hexagone », alors que
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
Quand la lésion touche le tronc cérébral
Dr Françoise Héran Fondation Rothschild - Paris Olivier Gout
Une patiente de 27 ans, d'origine tunisienne, consulte pour des paresthésies de l'hémiface gauche, un déficit moteur discret de l'hémicorps droit, dans un contexte de céphalées. Une IRM est réalisée. Les lésions de la substance blanche chez cette patiente sont particulières par leur localisation. En effet, elles sont essentiellement visibles dans la protubérance et les pédoncules. Elles sont en hyposignal T1 (Figure 1), hypersignal T2 (Figures 2 et 3) et prennent le contraste en périphérie (Figure 5). Les lésions sus-tentorielles sont peu nombreuses (Figure 4) et ne sont pas rehaussées après injection.
Le diagnostic initial de sclérose en plaques posé en ville et ayant entraîné l’hospitalisation