Migraines et céphalées
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Céphalée chez des patients épileptiques : un problème sous-diagnostiqué
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
Une prévalence élevée de céphalées a été retrouvée chez des patients atteints d’épilepsie réfractaire dans plusieurs études rétrospectives. Une équipe de Hong Kong a étudié de manière prospective l’incidence des céphalées sur une période d’observation de trois mois chez 227 adultes épileptiques qualifiés de « moins réfractaires ». La fréquence moyenne des crises d’épilepsie était de 2,46 par mois.
Cinquante (22%) patients ont rapporté au moins un épisode de céphalée au cours de la période d’observation ; chez 45 patients (19,8%), il s’agissait de céphalée inter-critique, chez 11 (4,8%), il s’agissait de céphalée per-critique, et chez 5 patients (2,2%) des deux types. La moitié des patients
Migraines et céphalées
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Epidémiologie de l’algie vasculaire de la face : approche méta-analytique
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Fischera et ses collaborateurs rapportent une méta-analyse de toutes les études épidémiologiques ayant concerné l’algie vasculaire de la face. Cette méta-analyse a sélectionné toutes les études réalisées sur un échantillon de la population générale et reposant sur les critères de l’IHS ou sur une confirmation par un avis d’expert.
Seize études ont été ainsi retenues et leurs données ont été « poolées » afin de préciser la prévalence vie entière, la prévalence sur une année, la distribution selon le sexe et la distribution selon la forme épisodique ou chronique. Les auteurs ont ainsi estimé la prévalence vie entière à 124 pour 100 000 (IC : 101 – 151). La prévalence sur une année a été quant à elle
Migraines et céphalées
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Quelle est la durée optimale du traitement prophylactique de la maladie migraineuse ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Diener et ses collaborateurs rapportent les résultats de l’étude PROMPT, dont l’objectif principal était d’évaluer dans des conditions contrôlées le devenir de la maladie migraineuse après 6 mois de prophylaxie efficace. Cette étude, qui a pris le topiramate comme modèle de traitement prophylactique de la maladie migraineuse, était construite selon un paradigme expérimental original.
Ainsi, dans une première phase, les patients étaient traités par topiramate (à une posologie quotidienne variant de 50 à 200 mg et obtenue après une titration et une évaluation individuelle de la marge thérapeutique). Cette première phase
Migraines et céphalées
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Intérêt du traitement précoce de la crise migraineuse : un essai de validation dans des conditions contrôlées
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Goadsby et ses collaborateurs rapportent les résultats de l’étude « Act when Mild » (AwM), dont l’objectif principal était d’évaluer dans des conditions contrôlées la pertinence du traitement précoce de la crise migraineuse (moins d’une heure après son début) lorsque l’intensité de cette dernière est encore légère.
Utilisant comme triptan de référence l’almotriptan en prise unitaire de 12,5 mg, cette étude a concerné 491 migraineux qui devaient traiter une crise en étant répartis en quatre groupes : un groupe avec prise de l’almotriptan dans l’heure qui suivait le début de la crise et alors que l’intensité de cette dernière était encore légère,
Migraines et céphalées
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Foramen ovale perméable et migraine : pas de preuve de l’efficacité de la fermeture endo-vasculaire à ce jour…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
L’équipe coordonnée par Dowson rapporte les résultats de l’étude MIST après plusieurs communications orales préliminaires qui ont été très médiatisées. Cette étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité anti-migraineuse et la sécurité d’emploi de la fermeture endo-vasculaire chez les migraineux présentant la persistance d’un foramen ovale perméable. Le pré-requis ce cette étude s’appuyait sur la mise en évidence d’une efficacité de cette technique dans des études observationnelles concernant des patients qui avaient bénéficié de cette technique pour une indication proprement cardiologique et qui,
Migraines et céphalées
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Les endocannabinoïdes : une piste à suivre pour mieux comprendre la physiopathologie de la migraine chronique
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Les endocannabinoïdes, dont surtout l’anandamide (AEA), jouent un rôle dans la modulation de la douleur. Par ailleurs, l’activation du récepteur cannabinoïde de type 1 peut inhiber l’activité du neurone trigéminal. C’est pourquoi les auteurs ont voulu tester l’hypothèse d’une altération du métabolisme de l’AEA dans la migraine chronique (MC) et les céphalées par abus médicamenteux (CAM).
Ils ont donc étudié le transporteur membranaire plaquettaire (AMT) et l’enzyme de dégradation plaquettaire (FAAH). Vingt huit sujets souffrant de migraine épisodique (ME), 21 souffrant de MC, 30 souffrant de CAM et enfin 23 contrôles ont été inclus. Les résultats
Migraines et céphalées
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Céphalées de tension : la synthèse
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La céphalée de tension (CT) est un syndrome hétérogène qui constitue une des formes les plus fréquentes de céphalées. Malgré sa fréquence, ce syndrome suscite peu d’intérêt à la fois de la part des cliniciens, des chercheurs et de l’industrie pharmaceutique. L’expression chronique de ce syndrome est un problème de santé publique à l’origine de coûts socio-économiques importants. Cette hétérogénéité est à la fois clinique et physiopathologique.
En effet, sur le plan clinique, la description de la céphalée repose essentiellement sur l’absence des symptômes cliniques retrouvés dans les autres céphalées primaires, en particulier la migraine. Sur le plan physiopathologique, des mécanismes myofaciaux péri crâniens
Migraines et céphalées
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Pas d’hypersensibilité au NO dans la migraine hémiplégique familiale de type 1
Dr Anne Ducros CHU de Montpellier - Paris
La migraine hémiplégique familiale de type 1 (MHF-1) est une variété autosomique dominante de migraine avec aura motrice due à des mutations du gène CACNA1A codant pour un canal calcique. L’équipe danoise de J. Olesen a démontré qu’il existait dans la migraine, en particulier la migraine sans aura (MSA), une hypersensibilité à l’oxyde nitrique (NO), avec déclenchement d’une céphalée immédiate dans les quelques heures suivant l’exposition, puis d’une céphalée migraineuse retardée dans les 14 heures suivant l’exposition chez la majorité des migraineux.
Cette équipe a donc évalué la sensibilité au NO chez 8 patients atteints de MHF-1, porteurs de mutations de CACNA1A, comparés à 9 contrôles sains. Tous ont reçu
Migraines et céphalées
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Progéniteurs des cellules endothéliales : une piste pour comprendre le risque neurovasculaire dans la migraine…
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Le risque relatif d’ischémie cérébrale est augmenté d’un facteur 2,16 pour la migraine en général et d’un facteur 2,88 pour la migraine avec aura. Néanmoins, à ce jour, nous n’avons pas d’explication physiopathologique satisfaisante de cette augmentation du risque cérébrovasculaire.
Les progéniteurs des cellules endothéliales (PCE) ont la capacité de se différencier en cellules endothéliales et contribuent à la néovascularisation via le largage de facteurs proangiogéniques. Ils contribuent également à la cicatrisation vasculaire. Les patients ayant des facteurs de risque vasculaire traditionnels ont moins de PCE. Par ailleurs, les capacités migratoires des PCE sont également moindres en présence
Démences et Syndromes apparentés
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A propos de « Démence sémantique : réflexions d’un groupe de travail pour des critères de diagnostic en français et la constitution d’une cohorte de patients »
Dr Catherine Thomas-Antérion Lyon
Les auteurs rapportent les travaux d’un groupe de travail constitué à l’initiative de Serge Belliard (Rennes), Olivier Moreaud et Annik Charnallet (Grenoble) sous l’égide du GRECO dont les objectifs étaient doubles : établir un consensus français sur le diagnostic de démence sémantique et définir une batterie de tests pour suivre une cohorte de patients français. La venue de Julie Snowden (Manchester) pour travailler avec les équipes françaises rassemblant neurologues, neuropsychologues et orthophonistes a été de surcroît une riche opportunité et une reconnaissance supplémentaire à ce travail.
La démence sémantique est un syndrome, le plus souvent secondaire à
Démences et Syndromes apparentés
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Amélioration de la mémoire après stimulation profonde de l’hypothalamus et du fornix
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Résumé
Les auteurs rapportent le cas d’un patient de 50 ans souffrant d’obésité morbide (190,5 kg, IMC = 55,1 kg/m²), pour lequel on proposa une stimulation cérébrale hypothalamique bilatérale, après l’échec rencontré dans toutes les autres thérapeutiques conventionnelles non chirurgicales. Or, lors de la stimulation du plot le plus ventral de la sonde (présumé situé dans l’hypothalamus, de façon très proche du fornix, donc des connexions hippocampo-mamillaires), le patient exprimait une sensation de déjà-vu, avec le sentiment d’être l’observateur de scènes et de gens bien identifiés, à une époque où il n’avait que 20 ans. Il n’y avait pas de signe neuro-végétatif associé.
Un protocole de stimulation en aveugle fut alors
Démences et Syndromes apparentés
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Vitamines anti-oxydantes et risque de démence ou de maladie d’Alzheimer chez des sujets âgés : résultats d’une étude prospective observationnelle, cohorte ACT (N=2 969)
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Le stress oxydatif peut jouer un rôle important dans l’étiologie de la maladie d’Alzheimer et démences vasculaires. En réduisant le stress oxydatif par une supplémentation antioxydante, par exemple de la vitamine C, vitamine E ou ß carotène, certaines études ont montré qu’il existait une action préventive sur certaines maladies dégénératives (DMLA, Parkinson, maladie d’Alzheimer…).
Méthode
Dans l’étude prospective observationnelle ACT, décrite dans l’encadré ci-dessous, une sous-cohorte de 2 969 sujets a été suivie tous les deux ans, pendant 5,5 ± 2,7 ans.
L’exposition aux vitamines est basée sur du déclaratif. Il a été demandé aux sujets, à chaque consultation, s’ils prenaient de façon régulière des suppléments vitaminiques antioxydants : 1 051 sujets ne prenaient rien, et les autres étaient considérés comme prenant de façon régulière de la vitamine C ou de la vitamine E ou une association de ces deux vitamines