SEP et maladies apparentées
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Quand la date de naissance influence l’incidence et le phénotype de la SEP…
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
La célèbre équipe canadienne travaillant sur l’épidémiologie de la SEP a déjà mis en évidence que l’incidence de la SEP serait plus élevée et maximale chez les patients nés en mai. Mais qu’en est-il du phénotype de la SEP ? Serait-il aussi influencé par le mois de naissance ? A travers cette étude, il semblerait que oui.
En effet, en analysant leur registre de patients (21 062 cas diagnostiqués), en séparant les formes primaires progressives des formes rémittentes, et en les comparant à une population contrôle, ils observent une différence significative
SEP et maladies apparentées
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Suivi longitudinal de 20 ans de formes bénignes de sclérose en plaques
Dr Nathalie Derache CRCSEP Normandie - Hérouville-Saint-Clair
Les formes bénignes de SEP sont actuellement bien reconnues et définies par un EDSS inférieur ou égal à 3 à 10 ans d’évolution de la maladie. Cependant, leur évolution à long terme est mal connue et malgré le caractère bénin de ces formes, certains patients peuvent évoluer vers une forme secondairement progressive avec un handicap plus ou moins important.
Sayao et al. (Vancouver, Canada) ont évalué, par une étude à la fois rétrospective et prospective, la progression clinique à 20 ans d’un groupe de 200 patients présentant une SEP « bénigne ». De plus, les auteurs ont cherché à identifier les facteurs pronostiques associés à la sévérité de cette forme de maladie dans cette cohorte.
Migraines et céphalées
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Thérapie cognitive et comportementale centrée sur la réduction du catastrophisme chez les céphalalgiques : un essai randomisé
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Il s’agit d’un essai thérapeutique randomisé testant une Thérapie Comportementale et Cognitive (TCC), ciblant particulièrement le catastrophisme, versus une liste d’attente chez des sujets céphalalgiques. Quarante participants ont été inclus. Ils avaient au moins trois jours de céphalées par mois. Cinquante pour cent d’entre eux étaient migraineux, 14,7% présentaient des céphalées de tension, les autres présentaient des migraines associées à des céphalées de tension ; enfin,
Migraines et céphalées
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La corticothérapie : traitement efficace du syndrome de sevrage des céphalées par abus médicamenteux ?
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Les céphalées chroniques quotidiennes (CCQ) affectent 2 à 5% de la population générale selon les études. Dans un tiers des cas, on trouve une sur-utilisation d’antalgiques. Le sevrage des antalgiques peut s’accompagner, en général du deuxième au quatrième jour, d’un syndrome de sevrage avec nausées, vomissements, tachycardie, troubles du sommeil, anxiété et majoration des céphalées. De multiples traitements ont été proposés pour minorer ce syndrome de sevrage mais sans que nous disposions à ce jour
Migraines et céphalées
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Céphalée en coup de tonnerre
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La dernière livraison du Lancet rapporte un cas de céphalée en coup de tonnerre de diagnostic inhabituel. Il s’agit d’une jeune femme de 22 ans venue aux urgences pour la survenue d’une céphalée très sévère en quelques secondes, ayant débuté au niveau du front puis irradiant vers l’arrière et la nuque. Parallèlement, perte de la vision de l’œil pendant quelques secondes puis vision trouble et double accompagnée de nausées et vomissements. On retrouve des antécédents de 5 à 6 épisodes de migraine par an. Il n’y a pas de signe de Kernig ou de Brudzinski mais la palpation de l’occiput et de la partie haute du cou est douloureuse. Le fond d’œil est normal. Pas de fièvre, NFS normale. L’IRM cérébrale ne révèle
Migraines et céphalées
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AVF et anévrismes intracrâniens : deux cas
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les auteurs de ce travail rapportent deux cas d’algie vasculaire de la face (AVF) atypiques ayant conduit à la découverte d’un anévrysme intracrânien de la carotide interne. L’AVF est une céphalée trijemino-dysautonomique clairement définie par les critères IHS (2002). Plusieurs travaux ont identifié des formes secondaires en rapport notamment avec des lésions cérébrales, des traumatismes cranio-faciaux ou des anomalies pituitaires. Selon ces travaux, 3 à 5% des sémiologies de type AVF seraient en rapport avec de telles causes.
Migraines et céphalées
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Un syndrome paranéoplasique rare : la thrombose veineuse cérébrale
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La thrombose veineuse cérébrale (TVC) au cours des cancers est un événement rare, le plus souvent liée à une infiltration ou une compression par une métastase. Plus rarement encore, la TVC est un véritable syndrome paranéoplasique. Ici, le patient présentait des céphalées frontales persistant depuis un mois traitées par antalgiques simples. L’examen clinique était normal sur le plan neurologique, un œdème papillaire bilatéral était retrouvé mais rien au scanner cérébral
Migraines et céphalées
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Algie vasculaire de la face, maladie non orpheline ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Un groupe allemand, conduit par Evers au nom de la société allemande des migraines et céphalées, vient de rapporter une étude épidémiologique visant à estimer la prévalence de l’algie vasculaire de la face (AVF). Ce travail est un des éléments d’une vaste étude épidémiologique qui a été réalisée à partir d’un échantillon (3 425 sujets) représentatif de la population adulte de la ville de Dortmund. Deux mille deux cent quatre-vingt-onze de ces sujets (67%) ont accepté de participer à cette étude et ont été initialement interrogés à l’aide d’un auto-questionnaire
Migraines et céphalées
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Céphalées et kyste pinéal : étude cas contrôle
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les kystes de la région pinéale sont fréquemment de découverte fortuite, notamment en cas de céphalées, et leur responsabilité dans ce symptôme est souvent l’objet de débat avec les patients qui les présentent. De fait, la glande pinéale joue un rôle tout à fait particulier car elle réalise une transduction d’un signal neural électrique venant des neurones en un signal endocrinien et produit la mélatonine, dont l’importance pour la régulation des cycles nycthéméraux est actuellement bien établie. Les auteurs ont réalisé une étude cas contrôle rétrospective à partir de cas qui avaient consulté durant 6 ans consécutif en neurologie
Migraines et céphalées
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Epaisseur du cortex et migraine
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Le groupe de l’école médicale de Harvard dirigé par Hadjkhani rapporte une étude dont l’objectif était de recherche d’éventuelles anomalies morphologiques du cortex somatosensoriel chez les sujets souffrant de migraine. Il s’agissait d’une étude de neuro-imagerie reposant sur une imagerie par résonance magnétique à haute résolution qui a concerné trois groupes de sujets – sujets migraineux sans aura / sujets migraineux avec aura / sujets contrôles non migraineux – composés chacun de12 individus. La cartographie somatosensorielle des sujets migraineux était obtenue en période intercrise. Ce travail a ainsi permis
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Les thérapies ciblées vedettes du congrès
Pr Jérôme Honnorat Hôpital neurologique - Lyon
Les thérapies ciblées ont été sans aucun doute les vedettes de ce congrès. Le bevacizumab et les anti-angiogéniques sont certainement les médicaments pour lesquels les avancées les plus importantes ont été effectuées ces derniers mois, mais beaucoup d’autres molécules sont en cours de phase I ou II, que la cible soit le VEGF récepteur, l’EGFR, le PDGF récepteur, les récepteurs aux intégrines, mTOR ou des inhibiteurs des protéines kinases
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Vers un traitement validé de la récidive des glioblastomes ?
Pr Jérôme Honnorat Hôpital neurologique - Lyon
Plusieurs études de phase II ont été présentées dans le traitement à la récidive des glioblastomes. La vedette est sans conteste le bévacizumab, avec néanmoins autant d’interrogations sur les effets surprenants de cette thérapeutique à court terme que sur son intérêt et ses risques à long terme. La principale communication sur l’effet de cette thérapeutique a été celle de T. Cloughesy de l'université de Californie. Il a présenté une phase II randomisée à la récidive de GBM