Neuro-oncologie
Mise au point
Combien existe-t-il de sous-groupes moléculaires de gliomes diffus de grade II et III ?
Pr François Ducray Hôpital Wertheimer - Lyon
La découverte de la mutation d’IDH en 2008 a conduit à considérer qu’il existait 3 grands sous-groupes de gliomes diffus de grade II et III en fonction de la présence de cette mutation et de la codélétion 1p/19q (Parsons et al. Science 2008 ; Sanson et al. Journal of Clinical Oncology 2009).
Les travaux récemment publiés du TCGA dans le New England Journal of Medicine montrent que ces 3 sous-groupes sont extrêmement robustes (Cancer Genome Atlas Research Network NEJM 2015, Suzuki et al. Nature Genetics 2015).
Neuro-oncologie
Cas Clinique
La tumeur qui venait du chat
Dr Amel Marniche hôpital Henri-Mondor - Créteil
- Patient de 49 ans, marié, 4 enfants
- Employé sécurité incendie
- Intoxication alcoolo-tabagique
- Goute sous Zyloric® (allopurinol)
- Le 06/04/2014 : crise convulsive tonico-clonique partielle membre supérieur gauche puis généralisée
Résultats IRM
- Lésion pariétale droite
- T1 : hyposignal
Compte Rendu
Source : Cancero.net - TVC scoop juillet 2015
Dépistage des cancers occultes dans la maladie thromboembolique veineuse non provoquée
Pr David Smadja Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris
La survenue d'un épisode de thrombose veineuse profonde peut être un des premiers signes de cancer. Actuellement, il existe une grande diversité des pratiques en matière de dépistage du cancer chez un patient qui présente un premier épisode de maladie thromboembolique veineuse (MTEV) non provoquée.
L'étude présentée par le Dr Carrier dans la session des "Late Breaking abstract" et publiée le même jour dans le NEJM, a cherché à évaluer l'efficacité d'une stratégie de dépistage du cancer occulte qui comprenait
Compte Rendu
Source : Cancero.net - TVC scoop juillet 2015
Confirmation de la durée minimale de traitement des thromboses associées au cancer
Pr David Smadja Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris
Les patients atteins de cancer présentent un risque plus élevé que la population générale de développer des évènements thromboemboliques veineux (RR : 4 à 7). Ces thromboses secondaires à un cancer sont associées à un haut risque de récurrence.
Le traitement anticoagulant dont les héparines de bas poids moléculaire (HBPM), qui sont actuellement le gold-standard, diminue fortement le risque de récurrences de thrombose veineuse sans augmenter le risque de saignement. La durée optimale du traitement par HBPM reste un sujet lourdement débattu.
Compte Rendu
Source : Cancero.net - TVC scoop juillet 2015
Les saignements sous anticoagulant des patients cancéreux sont associés aux métastases, l'âge et l'existence de lésions cérébrales
Pr David Smadja Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris
Les malades cancéreux présentant un épisode de thrombose veineuse profonde (TVP) reçoivent un traitement anticoagulant et présentent un risque important de complications hémorragiques.
L’objectif de cette étude est d’évaluer le nombre et les caractéristiques des saignements ainsi que les facteurs de risque de ces saignements cliniquement significatifs (saignements majeurs ou non-majeurs) chez les patients cancéreux recevant un traitement anticoagulant pour un premier épisode de TVP.
Compte Rendu
Source : Cancero.net - TVC scoop juillet 2015
La tinzaparine inhibe la migration des cellules tumorales induite par les microparticules
Pr David Smadja Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris
L’activation de l’hémostase est un facteur clé dans la progression des pathologies malignes. Les traitements anticoagulants pourraient représenter une thérapeutique additive dans le traitement du cancer.
Plus qu’un effet anticoagulant, les héparines et plus particulièrement les héparines de bas poids moléculaire (HBPM) possèdent un effet antitumoral in vitro et dans des modèles expérimentaux de cancer.
Les études cliniques
Compte Rendu
Source : Cancero.net - TVC scoop juillet 2015
L'inhibition de l'activité procoagulante des héparanases par des peptides diminue la croissance tumorale et l'angiogenèse
Pr David Smadja Hôpital Européen Georges-Pompidou - Paris
Les héparanases sont des enzymes qui induisent une dégradation des Héparanes Sulfates et qui permettent la libération des facteurs de croissance. Les héparanases, notamment lors d’un traitement par héparine et/ou HBPM, sont alors probablement déviées de leurs fonctions premières qui sont de permettre la libération des facteurs de croissance.
Il est probable que la neutralisation des héparanases ait un rôle important au cours du cancer, en limitant la dégradation de la MEC et ainsi la formation des métastases. Cependant, les héparanases
Compte Rendu
Source : Dossier « Focus sur la maladie de Parkinson à l'European Academy of Neurology 2015 »
Troubles de la posture et de la marche dans le tremblement essentiel : un lien sous-apprécié ?
Dr Andreas Hartmann Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
Les troubles de la posture et de la marche chez les patients souffrant d’un tremblement essentiel sont un phénomène clinique bien réel et pourtant sous-apprécié dans la littérature, notamment en les comparant à ceux publiés dans la maladie de Parkinson.
Par ailleurs, dans les formes sévères du tremblement essentiel – qui présentent le plus souvent ce type de troubles – l’option chirurgicale (stimulation cérébrale profonde du VIM ou thalamatomie par Gamma Knife) est fréquemment utilisée.
Par conséquent, en post-opératoire,
Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Dossier « Focus sur la maladie de Parkinson à l'European Academy of Neurology 2015 »
L’étude BIPARK1 : un nouvel inhibiteur de la COMT à l’épreuve
Dr Andreas Hartmann Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
Les inhibiteurs de la COMT (entacapone et tolcapone) sont utilisés en association à la lévodopa afin de prolonger la demi-vie de celle-ci et ainsi diminuer les périodes OFF et augmenter les périodes ON, mais parfois au prix de l’augmentation de dyskinésies peak dose. L’opicapone est un nouvel inhibiteur de la COMT qui présente l’avantage de pouvoir être administré en une prise unique par jour.
BIPARK1 est une étude de phase III randomisée et en double aveugle sur 600 patients parkinsoniens
Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Dossier « Focus sur la maladie de Parkinson à l'European Academy of Neurology 2015 »
Apomorphine en sublingual : la fin des injections aiguës ?
Dr Andreas Hartmann Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
L’apomorphine est un agoniste dopaminergique administré par voie sous-cutanée, soit en continue (pompe), soit en en aiguë par stylo en cas de survenue soudaine de phases OFF. Dans ce dernier cas, l’action est rapide (10-15 min) mais l’invasivité de la manœuvre représente une limite évidente à son utilisation.
APL-130277 est une formulation sous-linguale d’apomorphine sous forme de bandelette qui a été évaluée dans une étude de phase II sur 19 patients parkinsoniens présentant des fluctuations
Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Source : Dossier « Focus sur la maladie de Parkinson à l'European Academy of Neurology 2015 »
Stimulation cérébrale profonde dans la maladie de Parkinson et activité de la COMT : une approche pharmacogénétique prometteuse ?
Dr Andreas Hartmann Groupe Hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
La pharmacogénétique est une approche prometteuse afin d’évaluer la réponse potentielle à certains types de traitements, jusqu’ici pharmacologiques. Dans la maladie de Parkinson, les polymorphismes de la COMT, enzyme dégradante de la dopamine qui détermine en partie sa biodisponibilité, ont suscité beaucoup d’intérêt.
Ainsi, en fonction du polymorphisme de la COMT présent, il est possible d’anticiper la survenue de fluctuations motrices suite à l’administration de la lévodopa. Une équipe pionnière dans ce domaine
Maladie de Parkinson et syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Source : Mov Disord. 2015 ; 30(3):368-72.
Quel est l’effet de la stimulation du noyau sous-thalamique sur la camptocormie ?
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
L'attitude générale en flexion est le reflet de l'atteinte axiale dans la maladie de Parkinson. Elle peut être très sévère, aboutissant à une camptocormie stigmatisante sur le plan social et handicapant considérablement les patients. Les thérapeutiques actuellement proposées sont généralement décevantes et la physiopathologie incertaine.
Le travail rétrospectif publié par l'équipe de Kiel ouvre des perspectives car il montre que la neurostimulation précoce avant l'installation des signes myogènes pourrait réduire la flexion rachidienne.