Migraines et céphalées
Compte Rendu
Les infarctus de fosse postérieure du migraineux ne sont pas liés à la fréquence des crises
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Nos collègues espagnols de l’équipe de Julio Pascual rapportent un travail intéressant sur infarctus silencieux en IRM et fréquence des crises.
En effet, l’étude néerlandaise Caméra et l’étude islandaise de Sher suggéraient que la prévalence des infarctus silencieux cérébraux soit plus élevée chez les patientes ayant des crises, notamment avec aura, à haute fréquence.
Ils ont donc réalisé une étude IRM, mais chez 87 migraineuses chroniques
Migraines et céphalées
Compte Rendu
L’efficacité du Cymbalta dans le traitement des céphalées cervicogéniques
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Une équipe saoudienne a réalisé une étude en double aveugle : association Cymbalta / Tizanidine contre comparateur actif Tizanidine seule dans le traitement de la céphalée cervicogénique.
80 patients ont été sélectionnés selon les critères de l’IHS (44 femmes et 36 hommes d’une moyenne d’âge de 45 ans).
Les patients ne devaient pas présenter d’HTA ou de diabète ni d’autre déficit neurologique. Ils ont été traités pendant 6 mois, le premier groupe (n=38) recevant 60 mg de Cymbalta et 2mg de Tizanidine, le deuxième groupe
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Soulagement total d’une crise de migraine par une impulsion unique de stimulation magnétique transcranienne (sTMS) versus triptans dans le traitement précoce d’une crise de migraine
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Les auteurs ont repris les études qui comparaient la magnitude des effets d’un traitement par sTMS versus triptans, dans les études randomisées contre placebo, dans le traitement précoce lorsque la douleur était faible d’une crise de migraine.
En effet, le traitement par sTMS est efficace et bien toléré, d’autre part, les triptans sont le gold standard du traitement de la crise de migraine.
Malheureusement, aucune étude face/face n’a comparé les deux traitements.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Une étude randomisée en double aveugle comparant 3 différents traitements intraveineux chez des patients dans un service d’urgence présentant une crise de migraine
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Cette étude compare l’efficacité des effets secondaires d’injections IV de Valproate, de Métoclopramide et de Kétorolac chez des patients se présentant en urgence avec une crise de migraine.
Il s’agit d’une étude à 3 bras randomisée en double aveugle. Les patients étaient randomisés pour recevoir : soit 1000 mg de Valproate de sodium, soit 10 mg de Métoclopramide, soit 30mg de Kétotolac.
L’effet était étudié à 15mn. Le critère primaire
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Compte-rendu ASCO 2013 : sessions neuro-oncologie - Phases II et I ; Biologie ; Autres tumeurs
Pr Émeline Tabouret Hôpital de la Timone - Marseille
Différentes phases II ont été rapportées à l’ASCO cette année. Concernant le bevacizumab, une première étude, GLARIUS (LBA2000), randomisait l’association bevacizumab+irinotecan et radiothérapie versus temozolomide concomitant et adjuvant à la radiothérapie en première ligne pour des patients porteurs de glioblastome sans méthylation du promoteur de MGMT.
Le taux de patients non progressifs à 6 mois étant de 79.6% dans le bras BEV versus 41.3% dans le bras standard, cet essai est considéré comme positif. Les premiers résultats en termes de survie sont également en faveur de l’association
Cas Clinique
Une tumeur mise à sec
Dr Arnault Tauziède-Espariat AP-HP Lariboisière - Paris
Données cliniques :
Patient âgé de 22 ans, sans antécédents, adressé en urgence pour une crise comitiale tonico-clonique généralisée cédant après injection de Valium.
Scanner cérébral : lésion intra-ventriculaire du ventricule latéral gauche, prenant le contraste. Hospitalisation et bilan.
Quel est votre diagnostic ?
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Exploration des prodromes de la migraine en imagerie
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Peu de travaux cliniques sont consacrés aux prodromes de la crise de migraine et les travaux en imagerie des dernières années avaient fait émerger deux générateurs potentiels : le tronc cérébral (Weiller, Afridi), et l’hypothalamus (Denuelle).
Les auteurs ont sélectionné des patients qui présentaient une migraine épisodique et qui avaient des prodromes systématiques : sur les 142 patients recrutés, 25 ont été inclus dans cette étude et ont eu une injection de nitroglycérine, laquelle a entrainé une céphalée chez 16 patients, et des prodromes chez 11.
L’imagerie a été réalisée au stade de prodrome,
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Modifications métaboliques au niveau de l’hypothalamus au stade des prodromes dans la crise de migraine
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Dans le continuum des travaux de l’équipe de P Goadsby, l’équipe de Michel Ferrari s’est penchée sur l’évaluation des prodromes de la crise de migraine, mais avec l’imagerie fonctionnelle chez 20 patients migraineux présentant une migraine épisodique et 16 témoins.
Les auteurs ont mesuré l’activité métabolique en basal, après injection de nitroglycérine et au décours de la crise. Les modifications hypothalamiques ne sont retrouvées que chez les patients migraineux, au stade initial. Ce travail apporte donc un argument supplémentaire sur le rôle prévalent et probablement initial de l’hypothalamus
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Modifications de la pression intracrânienne au cours d’une crise de migraine
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’équipe de Michel Ferrari s’est intéressée à la mesure de la pression intracrânienne au cours d’une crise de migraine. Cette étude a mesuré, avec un appareil permettant d’évaluer l’émission oto-acoustique, la pression intracrânienne au cours d’une crise de migraine à la phase prémonitoire, ictale et post-ictale, puis 3 jours plus tard chez 45 patients migraineux. Une étude des mêmes paramètres a été également réalisée chez 33 sujets témoins non céphalalgiques.
Les résultats démontrent une augmentation de la pression intracrânienne au cours des trois phases de la crise de migraine par rapport
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Mieux traiter la crise permet-il de limiter les risques de chronicisation de la migraine ?
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’équipe de Richard Lipton a fait l’hypothèse que chez des patients dont les crises sont traitées de manière non satisfaite, le risque d’évolution vers une migraine chronique était plus important. Ils ont donc interrogé, dans le cadre de l’étude AMPP, 4 625 patients présentant une migraine épisodique, qui ont répondu à 4 questions concernant l’efficacité de leurs traitements de crise.
En fonction du résultat à ce questionnaire, la réponse au traitement de crise était jugée très mauvaise, mauvaise, partielle ou optimum. Ces mêmes patients ont été ré-évalués à 1 an pour juger de l’évolution de leur migraine.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Sartan versus bêta-bloquant dans le traitement de fond de la migraine
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’équipe norvégienne, qui avait en 2003 publié dans le JAMA le premier papier démontrant l’effet du candesartan comme traitement de fond de la migraine, a fait l’hypothèse que l’efficacité du candesartan 16 mg était comparable à celle du propranolol 160mg.
Pour vérifier cette hypothèse, ils ont réalisé une étude contre placebo avec cross over et triple aveugle (patient, médecin, statisticien) en prenant des patients présentant une migraine épisodique avec ou sans aura et nécessitant un traitement de fond.
Les deux traitements apparaissent supérieurs au placebo. Treize patients
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Evaluation du coût de la stimulation occipitale chez les patients présentant une AVF ou une migraine chronique pharmaco-résistante
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Une équipe allemande a évalué de manière prospective les coûts et les complications de la stimulation occipitale utilisée comme traitement dans la prise en charge de 24 patients AVF chronique et 3 patients migraine chronique.
L’efficacité immédiate de la technique a été de 93%, et à long terme de 78%. Vingt et une complications ont été identifiées, nécessitant une hospitalisation dans 13 cas.
Le coût global s’élève à 506 019 euros et le coût de l’hospitalisation à 255 024 euros. Par patient, cela