Migraines et céphalées
Compte Rendu
Anticorps monoclonaux anti-CGRP : une nouvelle approche thérapeutique dans le traitement de fond de la migraine
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Beaucoup de communications ont été consacrées à une nouvelle approche pharmacologique du traitement de fond de la migraine à savoir les anticorps monoclonaux ciblant le CGRP (LY 2951742). En effet, ce neuropeptide, bien connu des migrainologues, joue un rôle clé dans la physiopathologie de la migraine.
Des études de phase I viennent d’être menées chez l’homme avec injection sous-cutanée de différentes doses de LY versus placebo, soit en administration unique soit en 4 administrations espacées de 15 jours. Ces études ont permis de montrer le bon profil de tolérance et d’établir les propriétés pharmacocinétiques de LY.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Surconsommation de triptans en population générale française
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Nos collègues de la région PACA et de Corse ont réalisé une étude sur 5,3 millions de personnes (8% de la population française) avec la caisse d’assurance maladie sur les surconsommateurs de triptans dans ces régions sur 18 mois.
Les triptans été consommés par 1,8% de la population. Parmi eux, relativement peu (2,4% des consommateurs de triptans) étaient surconsommateurs. Ces derniers représentaient un quart de la consommation totale de triptans.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Des antécédents de migraine entraînent des infarctus cérébraux plus étendus…
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
L’équipe d’Ayata, connue mondialement pour ses travaux sur la dépression corticale envahissante, a réalisé une étude rétrospective en IRM de diffusion-perfusion chez des patients consécutivement inclus entre 2003 et 2012 pour infarctus cérébral au Massachusetts Hospital.
Les antécédents de migraine avaient été relevés. Les patients migraineux (n=155) ayant eu un infarctus cérébral étaient plus jeunes, plus souvent des femmes, avec moins de maladie coronaire ou de diabète et avec plus souvent des accidents vertébro-basilaire. Les migraineux avaient moins de mismatch en IRM
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Source : Nat Rev Neurol. 2013 ; 9(1):13-24.
Maladie à corps de Lewy : retour sur 100 ans de découvertes
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Dans ce formidable article historique, les auteurs retracent à l'occasion du centenaire de ses premières découvertes, le parcours d'un des grands contributeurs de la neurologie moderne, Fritz Heinrich Lewy (1885-1950).
Celui-ci débuta dès 1912 lorsque cet éminent neurologue décrivit avec précision, dans la lignée des découvertes princeps de James Parkinson en 1817, les inclusions cellulaires caractéristiques de la maladie de Parkinson (connue originellement sous la terminologie anglaise de “shaking palsy” ou “paralysie secouante”).
Entre histoire et découvertes scientifiques,
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Source : Lancet Neurol. 2013 ; 12(3):264-74.
Histoire naturelle de l’atrophie multisystématisée : étude prospective européenne
Dr Mélissa Tir CHU - Amiens
L’atrophie multisystématisée (AMS) est définie par la présence à des degrés variables d’un syndrome parkinsonien, d’un syndrome cérébelleux, d’un syndrome pyramidal et de signes dysautonomiques. On distingue l’AMS-P où le syndrome parkinsonien prédomine, et l’AMS-C où le syndrome cérébelleux est au-devant du tableau.
Le groupe européen de l’AMS rapporte les résultats d’une étude prospective multicentrique concernant 151 patients suivis pendant une durée de 2 ans. Les objectifs étaient de : déterminer les facteurs prédictifs évolutifs, valider
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Source : Front Psychol. 2013 ; 4:336.
Le traitement des émotions dans la maladie de Parkinson : ce que l’on sait, ce que l’on ne sait pas encore
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Au cours des dix dernières années, et comme souvent évoqué ici, de nombreuses recherches ont porté sur les troubles du traitement des informations émotionnelles et sociales accompagnant la maladie de Parkinson. Dans cet article de perspective, les auteurs font d’abord un état des lieux rapide des résultats actuels s’articulant dans trois directions principales.
Premièrement, la recherche sur les expressions émotionnelles faciales et vocales des patients parkinsoniens. Dans les différentes études, les capacités des patients apparaissent sévèrement altérées avec par exemple
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Eur J Neurol ; 2012 : 19 : 1447-54
Confirmation des liens entre CCQ et douleurs musculo-squelettiques
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Hagen et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude ancillaire de l’étude épidémiologique norvégienne HUNT, dont l’objectif était d’évaluer les liens entre la présence d’une CCQ et celle de douleurs musculo-squelettiques. Cette étude a porté sur 41.766 Norvégiens qui ont pu être suivis longitudinalement sur 11 ans.
Ce travail a permis de montrer un lien bidirectionnel entre CCQ et douleurs musculo-squelettiques. Les sujets présentant des douleurs musculo-squelettiques présentaient un risque près de deux fois supérieur de développer
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Headache 2013 ; 53 : 67-80
Pluralité des mécanismes impliqués dans la libération de CGRP
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La libération de CGRP par les neurones du système trigémino-vasculaire est largement impliquée dans la physiopathologie de la migraine par les actions sur l’inflammation, la nociception et le tonus vasculaire de cette substance.
Les auteurs étudient les mécanismes en cause par la culture de neurones trigéminaux soumis aux effets de traitements de la crise de migraine (rizatriptan), de la migraine chronique (onabotulinum toxine A) ou par l’action de molécules inflammatoires notamment des protons en utilisant des variations
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : J Headache Pain. 2013 ; 14(1):52.
Pas d’augmentation de la prévalence de la valve jugulaire interne (IVJI) chez les patients migraineux
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
L’incompétence de la valve jugulaire interne (IVJI) est considérée comme une des hypothèses physiopathologiques majeures de l’ictus amnésique. La migraine étant une co-morbidité classique de l’ictus amnésique, l’équipe de HC Diener a regardé dans une population de migraineux, mais également chez des patients présentant une céphalée chronique quotidienne, quelle était la prévalence de l’IVJI.
Ainsi, une recherche d’IVJI a été réalisée chez 50 patients présentant une migraine sans aura, 36 une migraine avec
Migraines et céphalées
Article Commenté
Source : Cephalalgia 2013 ; 33 : 629-808
La 3ème édition (version beta) de la nouvelle classification internationale des céphalées est parue !
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Nous utilisons tous la classification version II de l’IHCD, soit à des fins cliniques soit à des fins de recherche. On rappelle que cette classification, qui a vu le jour en 1988 sous l’impulsion de Jes Olesen, nous permet, à un instant T, de parler tous le même langage en termes de céphalées primaires et secondaires ; ce qui était loin d’être le cas auparavant.
Cette classification est par nature vouée à évoluer car, outre le fait d’être un outil clinique, c’est un outil de recherche notamment pour mieux démembrer certaines entités nosologiques rares ou pour mieux
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Source : Arch. Clin Neuropsychol. 2013 Jun 5. [Epub ahead of print]
Version orale du TMT (OTMT) : un outil validé et semblant discriminant pour différencier les patients ayant un déclin cognitif de ceux ayant un vieillissement normal
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Le Trail Making Test (TMT) est un test souvent utilisé pour évaluer les fonctions exécutives ; une forme orale est validée depuis 2010 et semble discriminante. Cette forme a été adaptée en partant du TMT classique (Reitan, 1955) pour l’utiliser chez les sujets ayant des problèmes moteurs ou une vision altérée.
Une version orale a été développée par Ricker et Axelrod (1994), supprimant les tâches motrices et visuelles. Ces auteurs avaient fait une première validation sur 58 sujets sains adultes, divisés en 3 tranches d’âge. Il n’y avait pas
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Source : Neurology 2013;80:2121-29.
Pourquoi une maladie d’Alzheimer peut rester asymptomatique ?
Dr Francois Sellal CMRR de Strasbourg-Colmar - Colmar
Les auteurs ont recherché les facteurs susceptibles d’expliquer que certains malades présentant une maladie d’Alzheimer (MA) neuropathologiquement confirmée n’en présentent pas les signes cliniques de leur vivant.
Ils ont ainsi étudié les données cliniques et neuropathologiques de 82 patients asymptomatiques (score global à la Clinical Dementia Rating scale = 0) à 824 patients symptomatiques (CDR >0). Tous avaient eu un examen clinique dans l’année ayant précédé leur décès. Une analyse en régression logistique fut réalisée pour déterminer les facteurs protecteurs ou aggravants.