Syndromes parkinsoniens
Compte Rendu
Dépression et maladie de Parkinson
Pr Pierre Krystkowiak CHU d\'Amiens - Amiens
Introduction
La communication de L Tan (Singapour) n’a pas apporté de grande nouveauté, mais elle a eu le mérite de faire une synthèse assez complète des données actuelles sur la dépression.
Epidémiologie
La prévalence de la dépression parkinsonienne varie classiquement de 20 à 50% selon les études, mais si l’on reprend la méta-analyse de Reyjnders et al. (2008), les choses se précisent : 17% d’évènements dépressifs (ED) « majeurs », 22% d’ED « mineurs », 13% de dysthymies et globalement
Migraines et céphalées
Article Commenté
Algie vasculaire de la face : le registre américain
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Il s’agit de la première étude sur l’AVF en population américaine, basée sur un questionnaire avec 187 items. Cette étude, mise en place fin 2008, a permis d’inclure 1.134 patients.
Le délai de diagnostic est d’en moyenne de 5 ans. Seuls vingt et un pour cent des patients ont eu un diagnostic correct lors de la première consultation. La latéralité des crises est plutôt droite, et des auras sont retrouvées dans 20%. On retrouve une rythmicité circadienne, mais moins marquée que ce qui est décrit dans la littérature.
Il existe une faible comorbidité
Migraines et céphalées
Article Commenté
« Arbre à céphalées » : ses mystères dévoilés…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
L’Umbellularia californica est un arbre poussant dans le sud-ouest de l’Oregon et dans le nord de la Californie, dont les feuilles émettent des substances volatiles et dont l’inhalation peut générer différents symptômes, dont des céphalées, au point d’être vulgairement appelé « arbre à céphalées » (headache tree).
Nassini et ses collaborateurs rapportent une étude, dont l’objectif a été de comprendre quels mécanismes physiopathologiques supportaient le déclenchement des ces céphalées et ce d’autant que, récemment, des observations de crises ayant les caractéristiques de l’algie vasculaire de la face
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine avec aura visuelle : il faut revoir nos acquis !
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les auteurs rapportent les résultats d’une étude multicentrique entre les Etats-Unis et le Brésil décrivant les caractéristiques séméiologiques de la migraine avec aura visuelle. Il s’agit d’une étude rétrospective sur 122 patients.
Cette étude permet de confirmer des éléments bien connus (positionnement de l’aura le plus souvent avant la céphalée, développement progressif de l’aura), mais également met en évidence des caractéristiques qui vont à l’encontre des données classiques : présence de couleurs, polymorphes au cours des auras visuelles,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Neuromodulation et traitement des céphalées primaires : une revue d’actualité
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Répartie dans deux articles successifs, Jenkins et Tepper rapportent une très complète revue concernant la neuromodulation électrique du système nerveux dans le traitement des céphalées primaires.
Dans une première partie, les auteurs abordent les bases anatomiques qui supportent l’utilisation d’une telle neuromodulation, ainsi que les hypothèses rendant compte de l’efficacité observée. Ensuite, cette revue aborde les cibles périphériques de cette neuromodulation (avec notamment le nerf grand occipital mais également des cibles émergentes comme le ganglion sphéno-palatin), puis les cibles centrales
Migraines et céphalées
Article Commenté
Céphalée unilatérale due à un infarctus osseux crânien avec hématome épidural chez un patient porteur d’une hémoglobinose
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La drépanocytose et nombre d’hémoglobinoses présentent divers signes cliniques, dont pour la drépanocytose l’anémie hémolytique, les crises douloureuses de nature vaso-occlusive touchant divers organes : poumons, articulations, rein, œil, système nerveux, os et le plus souvent os longs et tête fémorale.
Le cas, ici, est celui d’un jeune du Surinam présentant soudainement une céphalée unilatérale très forte, non migraineuse, pariétotemporale droite avec un examen clinique normal et un scanner normal. Une IRM faite une semaine plus tard a mis en évidence
Migraines et céphalées
Article Commenté
La céphalée migraineuse est due à une activation nerveuse à la fois périphérique et centrale
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
L’activité spontanée et provoquée dans les neurones trigémino-vasculaires de second ordre (situés dans le tronc cérébral) a été mesurée dans les conditions basales et après activation par une dépression corticale envahissante provoquée.
Trente-trois neurones appartenant au système trigémino-vasculaire et situés dans le tronc cérébral sont enregistrés. Il existe une activité de décharge spontanée de ces neurones. L’injection de lignocaïne dans le ganglion trigéminal entraîne une réduction totalement réversible de ces décharges spontanées. Les taux de décharge
Migraines et céphalées
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Prégabaline comme traitement préventif de la migraine
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Les anti-épileptiques sont de plus en plus utilisés dans le traitement préventif de la migraine. Les essais les plus solides ont été réalisés avec le divalproex et le topiramate. Les auteurs ont évalué la prégabaline. Celle-ci se lie à la sous-unité alpha 2-delta des canaux calciques voltage-dépendants, réduisant ainsi l’influx calcique et en conséquence la libération synaptique des neurotransmetteurs excitateurs tel que le glutamate.
Quarante-sept patients commencèrent ce traitement avec 75mg/24h montant jusqu’à 300mg, si bien toléré. Treize pour cent
Migraines et céphalées
Article Commenté
Abus médicamenteux chez les céphalalgiques en population générale : les données scandinaves
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Jonsson et ses collaborateurs rapportent une étude épidémiologique, dont l’objectif était de préciser la prévalence de l’abus médicamenteux chez les sujets céphalalgiques. Réalisée en Suède, cette étude a concerné un échantillon de 44 300 sujets âgés de plus de 25 ans qui ont été contactés téléphoniquement et ont répondu à un questionnaire construit selon la classification internationale des céphalées.
Cette étude a permis d’estimer la prévalence des céphalées chroniques quotidiennes à 3,2% (IC 95% 3,1-3,4) et l’abus médicamenteux associé à une CCQ à 1,8% (IC 95% 1,7 – 1,9). Une analyse multivariée
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Le CD qui signe le diagnostic
M. Laurent Guilloton HIA Desgenettes - Lyon
Un homme âgé de 33 ans, droitier, sans antécédents médicaux personnels ou familiaux, fut hospitalisé pour une crise d’épilepsie d’allure généralisée d’emblée. L’examen clinique, neurologique et général, était sans point d’appel.
L’IRM révéla l’existence d’une lésion tumorale, avec une double composante, kystique et charnue siégeant au niveau du lobe temporal gauche. La lésion apparaissait en hypo T1, en hyper T2 et Flair.
Neuro-oncologie
Mise au point
Le point sur le bévacizumab dans les gliomes de haut grade
M. Bruno Chauffert dijon
Les gliomes de haut grade (GHG) sont des tumeurs hypervascularisées avec une rupture locale de la barrière hémato-cérébrale responsable d’une prise de contraste intense en IRM. Le bévacizumab (BVZ) est le seul anticorps monoclonal humanisé disponible qui cible la néo-angiogenèse tumorale, par le biais de la déplétion du VEGF A circulant.
L’activité du BVZ sur les GHG récidivant après le classique schéma témozolomide/radiothérapie a été mise en évidence par Stark-Vance et coll. en 2005 et confirmée par Vredenburgh et coll. en 2007. Il a été montré que le BVZ seul,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Facteurs déclenchants de la crise de migraine chez l’enfant
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les facteurs déclenchants de la crise de migraine chez l’enfant n’ont fait l’objet que de peu d’études. Les auteurs rapportent le résultat d’une étude rétrospective visant à établir la prévalence de 15 facteurs prédéterminés en population pédiatrique.
Le facteur le plus fréquemment retrouvé était le stress, suivi du manque de sommeil, de la chaleur et des jeux vidéo. Une moyenne de sept facteurs déclenchants est signalée par patient. Un délai de moins de 3 heures est constaté entre le facteur déclenchant et le début de la crise de migraine.