Migraines et céphalées
Compte Rendu
Le paracétamol est un agoniste des récepteurs au cannabis
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Une stimulation électrique de l’artère méningée moyenne a été réalisée chez des rats mâles anesthésiés et a provoqué une activation neuronale dans le système trigéminocervical. Les effets de doses croissantes de paracétamol intraveineux ont été étudiés sur l’activité des fibres A et des fibres C provenant de la dure-mère.
Des antagonistes des récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2 ont été utilisés comme pré-traitement avant l’administration du paracétamol. La présence de ces récepteurs cannabinoïdes dans le complexe trigéminocervical
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Une migraine basilaire induite par la cocaïne ?
Pr Gilles Géraud CHU Rangueil - Toulouse
Un homme de 37 ans se réveille avec une hémicrânie droite, une photophobie, une nausée, des vomissements, des paresthésies et une faiblesse de l’hémicorps droit et des troubles de l’équilibre. Un protocole SOS-AIT est mis en place. A l’examen, on constate un syndrome de Claude Bernard-Horner du côté droit, une dysarthrie, une ataxie et une hémiparésie droite. Il existe également une hypoesthésie de l’hémicorps droit.
Il existe un contexte de migraine familiale. Une analyse toxicologique des urines montre une positivité à
Migraines et céphalées
Compte Rendu
La toxine botulinique chez des enfants ou des adolescents présentant des migraines chroniques
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Il s’agissait d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la toxine botulinique A dans une population pédiatrique de migraineux chroniques. Cette pathologie touche environ 3% des céphalalgiques enfants ou adolescents.
Dans ce cas précis, il s’agissait d’une étude rétrospective sur les données de patients en pédiatrie ayant reçu de la toxine botulinique pour traiter une migraine chronique qui avait été résistante à deux ou plus de traitements préventifs. Les données incluaient les caractéristiques de la céphalée, le diagnostic, le score d’altération
Migraines et céphalées
Compte Rendu
La toxine botulinique A pour les traitements de la migraine chronique : efficacité et tolérance chez des patients ayant reçu 5 cycles de traitement dans le programme clinique PREEMPT
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
L’étude PREEMPT a compris dans un premier temps deux phases de 3 x 24 semaines en double-aveugle contre placebo, avec une phase de groupe parallèle suivie par 32 semaines en ouvert évaluant l’efficacité et la tolérance de la toxine botulinique de type A dans la migraine chronique, c'est-à-dire plus de 15 jours par mois de céphalées durant plus de 4 heures par jour.
Les patients étaient randomisés entre toxine botulinique ou placebo 12 semaines pour deux cycles suivis par toxine botulinique pendant 3 cycles. Un total de 1 384 patients a été étudié, 1 005 ont reçu les 5 cycles de traitement,
Démences et Syndromes apparentés
Article Commenté
Cinq nouveaux gènes de prédisposition à la maladie d’Alzheimer
Mme Marie Lestelle Issy-les-Moulineaux
La collaboration de plusieurs équipes de recherche a permis de découvrir cinq nouveaux gènes de prédisposition à la maladie d’Alzheimer. Ces travaux ont été possibles grâce au soutien de la Fondation Plan Alzheimer, qui coordonne le volet recherche du Plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, lancé en février 2008. Les résultats sont publiés dans Nature Genetics.
Neuro-oncologie
Cas Clinique
Quand les cellules tumorales évoluent en essaim
Dr Karima Mokhtari GHP Salpêtrière - paris
Clinique :
Femme âgée de 24 ans, crises épileptiques depuis 18 mois, absence de déficit neurologique.
Quel est votre diagnostic ?
Imagerie IRM conventionnelle :
Lésion frontale gauche cortico-sous-corticale.
Relativement bien limitée, en hypersignal FLAIR homogène et sans œdème périlésionnel, elle n’exerce qu’un effet de masse discret sur les sillons avoisinants.
La masse est hypointense en
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Taux de vitamine D, population afro-américaine et sclérose en plaques
Dr Sandrine Wiertlewski CHU de Nantes - Nantes
L’un des facteurs de risque de sclérose en plaques semble être le taux bas ou effondré de vitamine D, par son effet sur l’immunité adaptative et innée. Elle aurait également un rôle sur l’expression du gène HLA-DRB1*15.
Cette équipe de San Francisco s’est donc intéressée aux taux de vitamine D dans la population afro-américaine. Il s’agit d’une population dans laquelle la prévalence de la maladie est plus faible, mais avec fréquemment une évolution plus sévère (atteinte ambulatoire plus rapide et forme secondairement progressive plus fréquente). Par ailleurs, la pigmentation de la peau
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Critères IRM prédictifs de l’évolution cognitive chez des patients débutant une SEP
Dr Laure Michel CHU de nantes - Saint Herblain
Les troubles de la mémoire, de l’attention et des fonctions exécutives sont fréquemment rencontrés chez les patients atteints de SEP, et pas seulement lors des stades évolués. Cependant, même si des associations ont été retrouvées entre certains paramètres IRM et ces troubles cognitifs, peu d’études se sont intéressées à l’évaluation de ces paramètres d’imagerie comme facteurs prédictifs d’un déclin cognitif dans les premières années de la maladie.
L’objectif de cette étude a donc été de corréler différents marqueurs IRM et leur évolution sur deux ans, avec l’évolution de la fonction cognitive à sept ans.
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Evolution clinique des Leuco-Encéphalites Multifocales Progressives associées au natalizumab
Pr David Laplaud CHU - Nantes
Le natalizumab est un anticorps monoclonal dirigé contre une intégrine, VLA4, et prescrit en seconde intention dans les formes rémittentes de sclérose en plaques ou en première intention dans les formes agressives de la maladie.
Basé sur les études animales, son mode d’action semble lié à l’inhibition du passage des cellules immunitaires à travers la barrière hémato-encéphalique. Le corollaire étant une diminution de l’immuno-surveillance dans le système nerveux central. Depuis sa sortie sur le marché américain et européen et jusqu’en mars 2010 (moment de l’analyse), 35 cas de leuco-encéphalites multifocales progressives (LEMP) liées au
Migraines et céphalées
Article Commenté
Absence d’effet thérapeutique de la toxine botulinique dans la céphalée cervicogénique
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Linde et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude, dont l’objectif était d’évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi de la toxine botulinique A dans le traitement de la céphalée cervicogénique.
Cette équipe norvégienne a ainsi réalisé une étude thérapeutique contrôlée, selon un dessin expérimental croisé, comparant chez 28 patients une séquence thérapeutique avec administration de toxine botulinique A (100 U en 8 injections intramusculaires réalisées au niveau cervical de façon homolatérale à la douleur) avec une administration équivalente de placebo.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine et sommeil
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Il s’agit d’une étude recherchant une éventuelle relation migraine et apnée obstructive du sommeil dans une cohorte de 40 000 personnes, âgées de 20 à 80 ans, dans la région de Hedmark en Norvège.
Le questionnaire fut envoyé par voie postale (le Berlin questionnaire) et fut utilisé pour placer les patients répondeurs à risque haut ou faible d’apnée du sommeil. Au total, 376 personnes à haut risque et 157 à faible risque, âgées de 30 à 65 ans, furent incluses dans les investigations suivantes.
Après un interrogatoire clinique,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Algies vasculaires de la face et autres céphalées primaires avec aura
Dr Evelyne Guégan-Massardier CHU de Rouen - rouen
La migraine avec aura (MAA) est définie dans la classification internationale des céphalées par l'installation rapidement progressive de troubles visuels, sensitifs ou phasiques réversibles en moins de 60 minutes, suivis d'une céphalée de type migraineux. Les manifestations les plus fréquentes sont de type visuel, présentes chez près de 99% des patients souffrant de MAA.
L'aura peut survenir de façon isolée, mais elle n'apparaît dans aucune autre entité de la classification. Les auteurs décrivent ici deux cas de patients souffrant de formes typiques d'algie vasculaire de la face (AVF) et décrivant