Neuro-oncologie
Compte Rendu
CD133, un marqueur d’agressivité dans les glioblastomes
Dr Ahmed Idbaih Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
Dans les gliomes, la valeur biologique et la valeur clinique du marqueur de surface cellulaire CD133 ne sont pas encore complètement élucidées et très débattues. Dans cette étude, Metellus et al. ont exploré la valeur pronostique de l’expression de CD133 en PCR quantitative dans une série prospective de 61 glioblastomes nouvellement diagnostiqués traités par témoradiation et témozolomide adjuvant.
Neuro-oncologie
Compte Rendu
La prise en charge de patients âgés avec Lymphome Cérébral Primitif : enseignements pour l’onco-gériatrie
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Dans cette session d’enseignement, L. Abrey s’est appuyée sur les dernières études pour répondre à deux questions principales dans la prise en charge des LCP (lymphomes cérébraux primitifs) du patient âgé :
- un traitement agressif (chimiothérapie et /ou radiothérapie) peut-il améliorer l’évolution de ces patients ?
- la toxicité est-elle majorée comparativement aux patients plus jeunes ?
Pour répondre à ces questions,
Neuro-oncologie
Compte Rendu
Vers un traitement à la carte en fonction du génotype ?
Dr Alexandra Benouaïch-Amiel CHU Toulouse - Toulouse
Dans cet exposé, le Dr Mellingoff a effectué un parallèle entre l’intégration des données du génotype dans le traitement et le design des essais cliniques en oncologie générale et en neuro-oncologie. Il existe actuellement dans ce domaine un « décalage » entre les deux groupes de pathologie.
En effet, actuellement, bien que des thérapeutiques ciblées existent et soient utilisées en neuro-oncologie, le choix thérapeutique ne tient pas compte des anomalies moléculaires spécifiques au traitement. A l’inverse
Neuro-oncologie
Compte Rendu
CD133, une autre valeur dans les glioblastomes en récidive
Dr Ahmed Idbaih Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière - Paris
Les cellules souches tumorales glioblastomateuses CD133 positives sont plus chimio-radiorésistantes et donc plus agressives que les cellules glioblastomateuses CD133 négatives dans les glioblastomes nouvellement diagnostiqués. Dans les glioblastomes en récidive, le comportement clinique et biologique des cellules CD133 positives est moins bien connu.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Attention aux céphalées en fin de grossesse ! Ne manquez pas l’hypophysite lymphocytaire
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’hypophysite lymphocytaire (HL) est une affection auto-immune majoritairement féminine touchant 1% de la population. Parmi les 250 cas rapportés, le début de l’affection qui conduit à son diagnostic est surtout durant la fin de la grossesse ou le post-partum. Si l’origine auto-immune est certaine, la physiopathogénie et le mécanisme de développement de l’affection restent méconnus.
Les auteurs rapportent le cas d’une patiente de 21 ans ayant présenté un tableau inhabituel de céphalées au cours d’une seconde grossesse vers 36 SA. La plainte initiale était celle de céphalées diffuses avec
Migraines et céphalées
Article Commenté
Avancées dans la physiopathologie de l’hypertension intracrânienne idiopathique : le rôle fondamental de la sténose du sinus veineux
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La physiopathologie de l’hypertension intracrânienne idiopathique (HTII) est toujours source de controverse. Parmi les mécanismes supposés, la réduction de l’absorption du LCR semble être le plus vraisemblable de l’HTII. Une hypertension veineuse centrale semble être le mécanisme incontournable quelqu’en soit l’origine. La sténose d’un sinus veineux est un signe, à la fois spécifique et sensible de l’HTII. Comme la pression du LCR est supérieure à la pression veineuse centrale, n’importe quel segment veineux insuffisamment rigide peut être comprimé s’il existe un gradient de pression transmural.
Migraines et céphalées
Article Commenté
La dépression corticale envahissante déclenche la céphalée migraineuse. Arguments pour…
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Deux articles à la file viennent d’être publiés sur la controverse de la dépression corticale envahissante dans le déclenchement de la crise migraineuse. Nous vous en livrons les résumés.
L’aura migraineuse se développe en plus de 4 minutes et précède le plus souvent la céphalée. La responsabilité de mécanismes neuronaux dans la migraine avait déjà été évoquée devant l’analogie entre l’aura et la dépression corticale envahissante (DCE) décrite par Leao en 1944. Cette DCE correspond à une vague de dépolarisation neuronale et gliale suivie d’une dépression neuronale de longue durée.
Migraines et céphalées
Article Commenté
La dépression corticale envahissante ne déclenche peut-être pas la céphalée migraineuse
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Il y a également nombre d’arguments cliniques faisant état que la DCE n’est qu’un des éléments du puzzle physiopathologique de la migraine : la très grande majorité des migraineux n’ont pas d’aura et ce qui est établi avec la DCE dans la physiopathologie prévaut à ce jour uniquement dans la migraine avec aura.
Usuellement, l’aura précède la céphalée, mais certains patients ont des auras qui suivent la céphalée. Comment dans ces cas la DCE pourrait être responsable de la céphalée ? Certains traitements de fond réduisent tantôt les auras, tantôt les céphalées, suggérant des mécanismes distincts. Enfin, toujours au plan clinique,
Epilepsie
Article Commenté
Vaccination et syndrome de Dravet
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : La vaccination n'influence pas le cours évolutif des syndromes de Dravet, ne modifiant ni le devenir cognitif, ni l'histoire épileptique. Celle-ci peut précipiter la révélation d'un syndrome de Dravet qui aurait été symptomatique plus tardivement.
L'étude : Il s'agit d'une étude rétrospective reprenant les cas d'enfants ayant présenté un syndrome de Dravet avec une mutation sur le gène SCN1A identifiée. Étaient inclus seuls les enfants pour lesquels une anamnèse précise était possible concernant le décours des vaccinations en regard de la première crise convulsive.
La nuance : Il s'agit d'une étude rétrospective, et l'administration des vaccins ainsi que les dates d'injections n'ont (bien sûr) pas pu être randomisées. Il manque également,
Epilepsie
Article Commenté
L’épilepsie généralisée idiopathique avec crises « grand mal » isolées : un bon pronostic médical mais une insertion sociale défavorable
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : 75% des patients présentant un diagnostic d’épilepsie généralisée idiopathique avec crises tonico-cloniques généralisées seules sont en rémission complète et prolongée des crises sans traitement à l’issu d’un suivi moyen de 16 ans. Cependant, 75% de ces mêmes patients ont une insertion sociale en nette difficulté.
Le détail : Etude rétrospective portant sur une base de données collectée de façon prospective.
La nuance : La nature rétrospective du recrutement, et le nombre limité de sujets répondant à des critères relativement stricts, limitent la portée de ces résultats.
Au sein des épilepsies généralisées idiopathiques, certains syndromes ont une existence qui ne paraît pas très affirmée, ou en tout cas, encore discutée au sein de la communauté des épileptologues. Tel est le cas
Epilepsie
Article Commenté
Étude rétrospective sur une cohorte de patients présentant un diagnostic clinique de maladie d’Alzheimer
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Le sexe masculin et la présence d’une hyperlipidémie constituent des facteurs de risque pour le développement d’une épilepsie associée à la maladie d’Alzheimer. La sévérité de la démence semble également jouer un rôle.
L’étude : Etude rétrospective portant sur une cohorte de patients présentant un diagnostic clinique de maladie d’Alzheimer.
La nuance : Les données de la neuro-imagerie auraient sans doute mérité une étude morphométrique plus spécifique. L’absence de différence trouvée entre le groupe de patients avec crise et ceux sans crise peut être liée (outre le faible nombre de sujets) au défaut des outils de mesure.
Epilepsie
Cas Clinique
Epilepsie tardive et trisomie 21 (Syndrome de Down)
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Jean-Louis est âgé de 51 ans lorsqu’il présente une première crise d’allure tonico-clonique généralisée, précédée d’accès myocloniques répétés. 51 ans, ce n’est pas très âgé. Mais pour quelqu’un qui présente une trisomie 21 (syndrome de Down), c’est conséquent.
Cette première crise survient dans un contexte de déclin de l’autonomie. Jean-Louis, passionné de football, partageait son temps entre son appartement, le CAT et les terrains de la région où il assistait aux rencontres avec un grand enthousiasme. Il procédait lui-même à l’organisation de son emploi du temps, et gérait avec pertinence