Epilepsie
Article Commenté
Les états de mal inauguraux chez l’enfant
Dr Sophie Hamelin CHU - Bourgoin-Jallieu
Le message : La survenue inaugurale d’un état de mal chez l’enfant est principalement le fait d’états de mal fébriles. Parmi les autres étiologies, l’imagerie (scanner ou IRM) permet d’apporter des éléments étiologiques dans 30% des cas.
L’étude : Il s’agit d’une étude réalisée à Washington entre le premier janvier 2001 et le 31 décembre 2007, grâce au recueil prospectif des éléments cliniques et para-cliniques sur une base de données (caractéristiques démographiques, type de crise, examen clinique, biologie, imagerie...).
La limite : Le type de recueil par le biais d’une base de données reste limité, notamment
Epilepsie
Cas Clinique
« Seizure phobia », ou un traitement contraphobique
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
La soixantaine bien dépassée, Madame L. continue de fréquenter avec une assiduité remarquable la consultation d’épileptologie. Année après année, elle se présente avec le même soin devant son neurologue et, inexorablement, signale l’absence de tout évènement d’allure critique au cours de la période écoulée. Non, rien. Pas la moindre petite absence, pas la moindre petite secousse et aucune chute, aucune manifestation plus bruyante qui aurait pu inquiéter au sujet de l’équilibre parfait de son épilepsie.
Il faut dire que son traitement est stable. D’une grande stabilité, puisque depuis aujourd’hui 35 ans, c’est le même : le phénobarbital. Sous différentes formes,
Migraines et céphalées
Article Commenté
Traitements de la migraine : état des lieux et perspectives
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Dans une synthèse d’une douzaine de pages, P Goasdby fait la synthèse de l’état des lieux et des perspectives des traitements de crise et de fond de la migraine.
Il souligne les acquis actuels pour le traitement de crise (intérêt du traitement précoce en particulier dans la prévention de la récurrence ; intérêt de la combinaison triptan couplé à un AINS dans le traitement de la crise) et aborde la place des thérapeutiques futures (antagonistes des récepteurs au CGRP dont l’intérêt est la meilleure tolérance cardio-vasculaire, mais dont l’avenir est toujours lié à une potentielle toxicité hépatique ; agonistes des récepteurs 5HT1F).
Migraines et céphalées
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Migraine et risque vasculaire…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude épidémiologique, dont l’objectif était d’évaluer l’association de la migraine aux maladies cardiovasculaires et aux facteurs de risque cardio-vasculaire. Il s’agissait d’une étude cas-témoins de grande envergure, puisque ayant concerné 6 102 migraineux et 5 243 contrôles issus d’un échantillon représentatif de la population nord-américaine.
Cette étude a ainsi permis de montrer que la migraine, toutes formes cliniques confondues, ainsi que la migraine avec aura étaient associées à un risque plus important d’infarctus myocardique, d’accident vasculaire cérébral et d’artérite
Migraines et céphalées
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AVF réfractaire de l’enfant : à propos d’un cas et revue de la littérature
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
L’algie vasculaire de la face (AVF) est exceptionnelle chez l’enfant et à ce jour seulement 15 études colligeant 128 observations sont disponibles dans les populations âgées de moins de 18 ans. Ainsi, la prévalence calculée grâce à ces travaux serait de 0.09–0.1%. Les auteurs de cet article décrivent une nouvelle observation d’un garçon, dont l’AVF débuta à l’âge de 10,5 ans dans un contexte non familial.
Ce jeune patient développa un tableau atypique initialement d’AVF droite avec signes végétatifs unilatéraux et accès douloureux plusieurs fois par jour dés le début de sa maladie. L’examen clinique intercritique était
Migraines et céphalées
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Un cas de céphalée, hypertension et épilepsie
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Les auteurs rapportent l’observation d’une patiente hospitalisée pour céphalées, hypertension et crises comitiales. Dix-neuf jours avant son admission, elle avait donné naissance à des jumeaux en bonne santé. Depuis neuf jours, la patiente rapportait des céphalées pulsatiles, frontales, intermittentes sévères. La TA était mesurée à 190/80 mmHg. Le scanner cérébral et l’IRM encéphalique étaient normaux.
Un traitement antalgique fut donné à la patiente qui rentra à domicile. Devant la récidive des céphalées et leur intensité (10/10), elle reconsulta aux urgences. Sa TA était alors à 204/96 mmHg.
Syndromes parkinsoniens
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Apport de la formulation LCE (lévodopa, carbidopa, entacapone) dans le traitement de la maladie de Parkinson
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Pour le traitement de la maladie de Parkinson, il y a actuellement un consensus sur la meilleure efficacité de l’administration de la lévodopa en association avec des inhibiteurs de la dopa décarboxylase (lévodopa/benserazide (LB) ou lévodopa/carbidopa (LC)), s’accompagnant cependant à long terme de complications sur le plan moteur liées à l’évolution de la maladie et une dégradation relativement rapide de la lévodopa.
Or, récemment est apparue une nouvelle formulation contenant de l’entacapone (LCE), permettant notamment d’augmenter sensiblement la biodisponibilité et la durée de demi-vie de la lévodopa.
Syndromes parkinsoniens
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Comment améliorer la précision du diagnostic clinique de la PSP-P ?
Dr Isabelle Benatru CHU de Poitiers - Poitiers
La paralysie supra-nucléaire progressive (PSP) ou maladie de Steele-Richardson (SR) est une tauopathie caractérisée par des troubles de la marche dopa-résistants, une ophtalmoplégie supra-nucléaire et des troubles cognitifs frontaux. Les auteurs de cette étude ont récemment défini un sous-groupe de patients présentant des lésions histologiques cérébrales de PSP mais ayant des symptômes cliniques initiaux différant considérablement de la classique présentation de la maladie de SR (Williams et al, Brain 2005).
Cette nouvelle entité dénommée PSP-parkinsonisme (PSP-P) se caractérise par un syndrome akinéto-hypertonique asymétrique, modérément sensible à la L-dopa. Le diagnostic différentiel
Syndromes parkinsoniens
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Pesticides et maladie de Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
La responsabilité des pesticides dans la survenue de maladie de Parkinson (MP) a été évoquée depuis de nombreuses années notamment sur la base de la plus grande fréquence de la maladie chez les agriculteurs. Des études expérimentales ont montré que l’exposition des souris à des pesticides comme le paraquat et le maneb entraînait une augmentation de la dégénérescence striatale, de l’immunomarquage à la tyrosine hydroxylase et au transporteur de la dopamine. Toutefois, la preuve directe chez l’homme manque en raison des limites méthodologiques des travaux déjà publiés.
Des auteurs californiens ont développé une nouvelle méthode de mesure
Syndromes parkinsoniens
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Effets dopaminergiques à court et moyen terme de la dopamine sur la dysarthrie intervenant dans la maladie de Parkinson précoce
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
Comme le notent les auteurs de cette étude, les effets bénéfiques du traitement dopaminergique dans la maladie de Parkinson sur les troubles moteurs de la maladie sont bien documentés. En revanche, peu d’études ont tenté d’évaluer son effet sur les capacités langagières.
Pour pallier ce manque, cette étude s’est intéressée aux effets à court et moyen terme de l’administration de dopamine sur les capacités langagières de 23 patients au stade précoce de la maladie grâce à une évaluation de la performance langagière globale et une analyse acoustique sur une tâche de lecture standardisée.
Migraines et céphalées
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La migraine du neurologue… ou faites ce que je dis, pas ce que je fais !
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
On dispose de relativement peu d’études de la prévalence de la migraine chez les neurologues ou les spécialistes des céphalées. Néanmoins, les études réalisées (deux aux USA, une au Canada, une à Taiwan, une en Allemagne, une en Italie et une en Espagne) montrent clairement une prévalence nettement supérieure de la migraine chez les neurologues avec des chiffres oscillant entre 71% au maximum (Canada) et 27,6% au minimum (Taïwan) versus la population générale, quelque soit le pays…
En son temps, nous avions fait une enquête à l’issue des 1ères Journées de Neurologie de Langue Française, qui allait exactement dans le même sens. Les explications sont multiples :
Migraines et céphalées
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Quand faire une imagerie chez un enfant céphalalgique sans signes de focalisation ?
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Après revue de la littérature et établissement d’une liste de « drapeaux rouges », les auteurs ont réalisé, au cours d’une étude prospective sur 4 ans, une évaluation de l’intérêt d’un bilan en imagerie chez un enfant céphalalgique avec examen neurologique normal. La liste des drapeaux rouges était constituée de 16 items, dont les principaux étaient : début de la céphalée depuis moins de six mois, changement récent de la présentation de la céphalée, âge inférieur à 6 ans, caractère strictement unilatéral de la céphalée….
Trois des 709 enfants, soit 0,4% des enfants céphalalgiques avec examen neurologique normal, avaient