Démences et Syndromes apparentés
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Recherche clinique : un recul de l’éthique dans les essais internationaux, le consentement du patient peut être ainsi omis dans certains pays
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Mr Annas est professeur de lois médicales, de bioéthique et de droit humain à Boston University. Il s’inquiète du fait que la FDA ait déclaré fin 2008 que l’application des règles éthiques internationales telles que le code de Nuremberg et la Déclaration d’Helsinki, ne sont plus applicables pour les essais qui lui sont soumis en dehors des USA. Seules les Bonnes Pratiques Cliniques et les recommandations ICH seront désormais obligatoires, en plus
SEP et maladies apparentées
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De nouveaux critères diagnostiques IRM dans la SEP pédiatrique ?
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
Précédemment, cette même équipe a démontré que les critères radiologiques de dissémination spatiale chez l’adulte n’étaient pas applicables chez l’enfant avec la même sensibilité. De plus, dans cette population, les affections discutées dans le diagnostic différentiel sont autres que chez l’adulte.
Les auteurs ont donc réalisé une étude rétrospective sur 9 années consécutives (1994-2003) des IRM initiales et de contrôles d’enfants ayant présenté un premier évènement neurologique dans cette période dont 38 ont eu un diagnostic de SEP défini au décours d’un deuxième évènement clinique et 45 appariés présentaient une autre pathologie non démyélinisante (LEAD, migraine, etc…).
SEP et maladies apparentées
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Comment améliorer la détection des lésions corticales ?
Dr Blandine GRASSIOT CHU caen - Caen
Bien que la détection par IRM des lésions de la SEP ne fasse que s’améliorer ces dernières années, ces techniques non invasives restent pour l’instant moins informatives que les données post-mortem. Ceci est d’autant plus marquant pour les lésions corticales pour lesquelles la séquence idéale permettant de bien les visualiser comparativement à l’histologie, n’est pas encore déterminée. Dans cette étude, plusieurs séquences, classiquement réalisées en routine clinique, ont été comparées à l’analyse histologique dans le but de trouver la séquence la plus informative sur les lésions corticales.
Quatre coupes coronales du cerveau d’un patient
SEP et maladies apparentées
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Quel est le risque de conversion en SEP après une névrite optique chez l’enfant ?
Dr Valérie Jaillon-Rivière CHU de Caen - caen
Il existe une variabilité dans les études quant au risque de conversion en SEP défini après une première névrite optique chez l’enfant et peu d’évaluation du caractère prédictif de l’IRM dans cette population. En effet, alors que chez l’adulte, il est régulièrement retrouvé que le risque de développer une SEP après une NORB est de 38% et passe à 56% en cas de lésion IRM, chez l’enfant, ce risque de conversion varie de 4% à 36% selon les études.
L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’apport des données IRM après un premier évènement neurologique à type de NORB chez des enfants entre 1993 et 2004 diagnostiqués ultérieurement comme
Migraines et céphalées
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Etude pharmacogénétique sur le potentiel prophylactique anti-migraineux de la riboflavine
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Di Lorenzo et ses collaborateurs d’un groupe de recherche italo-belge coordonné par Jean Schoenen rapportent un travail de pharmacogénétique, dont l’objectif était de chercher des déterminants génétiques à la réponse à la riboflavine prescrite à visée prophylactique chez les migraineux. Ce travail réalisé en ouvert a concerné 64 patients répartis en deux groupes selon leur réponse à la riboflavine : répondeurs (n=40) et non répondeurs (n=24).
Dans les deux groupes de patients, le génome mitochondrial a été étudié à la recherche de l’haplotype H
Migraines et céphalées
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Mise au point sur les différences sémiologiques entre aura migraineuse et aura visuelle
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Le diagnostic différentiel entre migraine avec aura visuelle et épilepsie partielle occipitale est parfois difficile. Dans les deux cas, les patients peuvent décrire des troubles visuels stéréotypés pouvant être suivis d’une céphalée et parfois de troubles digestifs.
Philippe Gélisse et coll. rapportent l’observation d’un homme, qui présenta à l’âge de 41 ans des troubles visuels à type de flash lumineux colorés. Ces phénomènes étaient localisés dans l’hémichamp visuel droit et duraient de quelques minutes à 30 minutes. Ils étaient suivis d’une céphalée hémicranienne gauche. Le diagnostic de migraine avec aura visuelle
Migraines et céphalées
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Efficacité des triptans au cours de l’aura migraineuse : la question est à nouveau posée…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Aurora et ses collaborateurs au sein d’un groupe de recherche associant les équipes du Swedish Medical Center de Seattle, de la Harvard Medical School de Boston et de GlaxoSmithKline rapportent une étude, dont les résultats conduisent à rediscuter le potentiel thérapeutique du sumatriptan, et plus globalement des triptans, après administration au moment de l’aura.
Cette étude a concerné 19 sujets souffrant de migraine avec aura et a consisté, selon un dessin croisée multiples, à leur demander de traiter 8 crises consécutives avec la prise de 100 mg de sumatriptan oral à des moments différents.
Migraines et céphalées
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Œdème vasogénique, anomalies IRM réversibles et état de mal migraineux
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
L’état de mal migraineux (EMM) se définit par une crise migraineuse durant plus de 72 heures. C’est une complication classique de la migraine considérée comme rare même si un travail récent suggère que 20% des migraineux ont eu ce type d’épisode dans leur vie. La physiopathologie de l’EMM reste obscure. Le stress émotionnel, l’abus médicamenteux, le syndrome anxio-dépressif et l’arrêt du traitement de fond seraient des facteurs de risque d’EMM. Récemment, une altération de la sécrétion circadienne de mélatonine a été mise en évidence dans l’EMM.
Les auteurs rapportent le cas d’une jeune femme de 18 ans, aux antécédents d’épilepsie partielle complexe, migraineuse sans aura avec souvent
Epilepsie
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40 ans d’épilepsie… Le pronostic des épilepsies de l’enfant
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La présence de crises hebdomadaires au cours de la première année de traitement antiépileptique est associée à un risque augmenté de pharmacorésistance au long cours. Les épilepsies symptomatiques sont également associées à une mortalité plus élevée que les épilepsies idiopathiques/cryptogéniques.
L’étude : Suivi prolongé (40 ans de suivi médian !) d’une cohorte d’enfants âgés de 1 à 16 ans au moment du diagnostic.
La nuance : Les outils diagnostiques indisponibles au moment de la première évaluation (au début des années 60) limitent la validité des catégories proposées. De façon problématique, les auteurs associent au sein d’une même catégorie
Epilepsie
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L’irrésistible tentation de l’île tentaculaire
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand
L’étude : Analyse du rôle de l’Insula en tant que zone épileptogène chez des patients épileptiques pharmaco-résistants. Etude menée à partir d’une cohorte de patients explorés de manière invasive d’octobre 2004 à juin 2007, chez qui l’exploration intracrânienne incluait une implantation de la région insulaire.
Le message : L’épilepsie insulaire, au sein de cette population il est vrai hypersélectionnée, est « loin d’être rare » (citation des auteurs dans le texte) puisqu’elle a été diagnostiquée chez 4 des 10 patients étudiés. Par ailleurs, c’est une grande simulatrice puisqu’elle peut prendre le masque électro-clinique d’une crise temporale, frontale ou pariétale.
Le détail : Cette étude a été menée par une équipe canadienne ayant décidé, à la suite des études récemment publiées par l’équipe lyonnaise
Epilepsie
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Le RED Syndrome : « MCI » de l’épileptologie ou une auberge espagnole ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Il serait possible d’identifier une population présentant un risque de développer une épilepsie (« RED syndrome », Risk of Epilepsy Development syndrome). L’identification de cette population pourrait inciter à la mise en place de stratégies préventives.
L’étude : Article de réflexion d’un auteur expert à partir des avancées les plus récentes en épileptologie.
La nuance : Bien que stimulant pour la réflexion, cet article ne propose pas d’identifier les différents éléments constitutifs de ce nouveau syndrome, laissant la porte ouverte à ce qui pourrait ressembler à une auberge espagnole, où chacun met ce qu’il apporte…
Epilepsie
Cas Clinique
Quand l’HSV1 frappe deux fois
Dr Dominique Rosenberg CHU Gabriel Montpied - Clermont-Ferrand Anne-Gaëlle Jegu
Antoine est un petit garçon âgé de 8 ans, dont les ATCD sont marqués par la survenue 4 ans plus tôt d’une méningo-encéphalite herpétique. Celle-ci s’était révélée par une crise clonique du membre inférieur droit dans un contexte fébrile apparu depuis 48 heures, suivie d’une aggravation neurologique avec troubles de la vigilance, hyperalgie diffuse, fébricule persistant. La PCR Herpès à HSV1 s’était avérée positive, et l’IRM retrouvait une atteinte corticale multifocale, touchant principalement la région pariéto-centrale interne gauche, le thalamus gauche, l’insula postérieur gauche.
De cet épisode, l’enfant garde des séquelles