Syndromes parkinsoniens
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Essai randomisé stimulation versus traitement médical
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
La stimulation intracérébrale chronique à visée antiparkinsonienne a fêté ses 20 ans. Depuis la publication dans la Revue Neurologique en 1993 par l’équipe grenobloise de A Benabid et P Pollak des premiers résultats de la stimulation du noyau sous-thalamique, de très nombreux travaux ont précisé les avantages et les limites de cette technique neurochirurgicale. Tout semblait avoir été démontré. Pourtant dans la prestigieuse revue JAMA vient d’être publiée une étude randomisée comparant un traitement médical bien conduit à la stimulation du noyau sous-thalamique (NST) ou du globus pallidum interne (GPI).
Les auteurs justifient ce travail en arguant
Syndromes parkinsoniens
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Etude des corrélations entre l’activité frontale en PET au fluorodéoxyglucose et le devenir cognitif des patients parkinsoniens après stimulation cérébrale profonde des NST
Dr Isabelle Benatru CHU de Poitiers - Poitiers
La stimulation cérébrale profonde (SCP) est un traitement efficace des troubles moteurs de la maladie de Parkinson (MPI) au stade évolué et elle est considérée comme ayant peu de conséquence sur les troubles cognitifs. Néanmoins, un déclin cognitif léger à modéré est observé chez jusqu’à 40% des patients opérés. Les données disponibles sont variables, rapportant parfois une amélioration mais parfois une aggravation de différents domaines cognitifs, en particulier la fluence verbale. Le mécanisme à l’origine du déclin cognitif chez les patients stimulés est largement méconnu.
Syndromes parkinsoniens
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Est-il possible de détecter efficacement l’apathie dans la maladie de Parkinson sur la base d’une seule échelle ?
Pr Harold Mouras Laboratoire de Neurosciences Fonctionnelles et Pathologies (LNFP) EA 4559, CHU - Amiens
L’apathie constitue un trouble de l’humeur important se déclarant, selon les estimations, chez 16 à 51% des patients atteints de maladie de Parkinson. Caractérisée par un manque général de motivation, ses manifestations sont multiples (comportementale, avec une diminution des comportements dirigés vers un but ; cognitive, avec une perte d’intérêt ou émotionnelle) et compliquent de nombreux aspects de la vie quotidienne des patients. Dès lors, se pose la question du meilleur instrument psychométrique permettant de détecter l’apathie chez les patients atteints de maladie de Parkinson.
Syndromes parkinsoniens
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Zonizamide et tremblement essentiel
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Le tremblement essentiel reste encore une pathologie orpheline de traitement. Les deux piliers actuels du traitement primidone et bêtabloqueurs ont une efficacité relative et sont parfois mal tolérés. Depuis plus d’une décennie, tous les nouveaux antiépileptiques ont été testés dans cette indication. Les résultats rapportés dans les différentes études réalisées en ouvert n’ont pas vraiment été confirmés en dehors du topiramate. Celui-ci a démontré son efficacité en add on mais finalement est peu utilisé en pratique. Le zonizamide est un des derniers antiépileptiques disponibles. Comme avec ses aînés,
Migraines et céphalées
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Idées suicidaires chez les adolescents migraineux
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Wang et ses collaborateurs rapportent les résultats d’une étude épidémiologique transversale, dont l’objectif était d’évaluer la prévalence d’idées suicidaires et leurs déterminants chez les adolescents migraineux. Ce travail était une partie de l’étude épidémiologique plus large réalisée sur un effectif de plus de 4.000 adolescents taïwanais visant à évaluer les céphalées de l’adolescent.
Le questionnaire rempli par ces adolescents permettait de préciser : les caractéristiques démographiques, le type de céphalée (en utilisant un algorithme basé sur les critères diagnostiques de l’International Headache Society),
Migraines et céphalées
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Migraine cataméniale : un outil d’évaluation à l’intention des gynécologues
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
La migraine menstruelle ou migraine cataméniale est définie par la survenue de crises de migraine survenant durant la période du cycle qui débute deux jours avant le début des règles (-2) et se termine au troisième jour de celles-ci (+3) ; ceci lors d'au moins 2/3 des cycles. La migraine menstruelle est dite « pure » lorsque aucune autre crise ne survient durant le reste du cycle menstruel ; si des crises de migraine surviennent également en dehors des règles, la migraine est dite « reliée au cycle ». La migraine menstruelle est une maladie probablement sous-diagnostiquée et mal traitée. S’il existe des auto-questionnaires pour le diagnostic de migraine, il n’existait pas d’outil d’auto-évaluation pour le diagnostic de migraine cataméniale.
Migraines et céphalées
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Polygone artériel de Willis incomplet : un facteur de risque de la migraine ? Ou la réapparition de la théorie vasculaire de la migraine…
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
On connaît bien la migraine en tant que facteur de risque d’ischémie cérébrale. La prévalence des anomalies de substance blanche et des infarctus de fosse postérieure est significativement plus élevée notamment dans la migraine avec aura. Un mécanisme d’hypoperfusion a été évoqué pour expliquer les phénomènes ischémiques.
Le polygone artériel de Willis incomplet peut affecter le débit sanguin cérébral notamment en fosse postérieure. C’est pourquoi l’équipe amiénoise s’est intéressée aux interrelations polygone artériel de Willis-migraine dans une étude cas-témoins chez 124 patients
Migraines et céphalées
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Modification de l’excitabilité corticale chez les migraineux : une hypothèse « uniciste »
Dr Geneviève Demarquay Hôpital de la Croix-Rousse - Lyon
Ces dernières années, de nombreuses études électrophysiologiques ont apporté des arguments en faveur d’une modification de l’excitabilité corticale entre les crises de migraine. Lors des études réalisées en potentiels évoqués (PE), une constante se dégage, à savoir un défaut d’habituation, ceci quelque soit la modalité de stimulation (visuelle, auditive, sensitive, nociceptive….).
En neurophysiologie, l’habituation est définie comme la réduction de la réponse après une exposition prolongée ou répétée à un stimulus. Le défaut d’habituation chez les migraineux se traduit par l’absence de diminution d’amplitude des réponses aux stimulations, voire
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Association entre un des variants introniques de MEIS 1 et le syndrome des jambes sans repos en modifiant son niveau d’expression de l’ARNm et de la protéine
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
Deux importantes études d’association génétique sur l’ensemble du génome dans le syndrome des jambes sans repos (SJR) ont pu identifier des marqueurs de prédisposition : MEIS1, BTBD9 et un autre locus entre MAP2K5 et LBXCOR1. Parmi ces marqueurs génétiques, MEIS1 semble de tout intérêt, en tant que gène du développement sensorimoteur.
Cette étude s’est intéressée à préciser le rôle de ce gène MEIS1 dans la physiopathologie du SJR.
L’ADN et des lignées cellulaires de 285 patients avec un SJR appariés à 185 sujets témoins ont été inclus dans ce travail, ainsi que
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Un taux élevé d’oestradiol chez les femmes enceintes affectées par le syndrome des jambes sans repos
Dr Elias Karroum Hôpital Pitié-Salpêtrière, UF Pathologies du sommeil, pavillon Marguerite Bottard - Paris
Plusieurs études ont montré une prévalence élevée (de 11 à 27%) du syndrome des jambes sans repos (SJSR) chez les femmes enceintes, avec une forte prédominance au troisième trimestre et une résolution des symptômes dans les quatre semaines suivant la grossesse dans la majorité des cas. Ainsi, la grossesse est considérée comme une cause secondaire de SJSR. Cependant, la physiopathologie du SJSR pendant la grossesse reste mal connue. La carence martiale et l’altération hormonale ont été suspectées comme des facteurs de risques potentiels.
L’objectif principal de cette étude était de vérifier si les changements hormonaux et métaboliques survenants au cours de la grossesse
Syndrome des Jambes Sans Repos (SJSR)
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Maladie coeliaque : une cause possible de ferritinémie basse dans le syndrome des jambes sans repos
Dr Yves Dauvilliers Hopital Gui de chauliac - Montpellier
La maladie cœliaque, caractérisée par une intolérance au gluten, semble de plus en plus fréquente (1/130 sujets de la population générale) et largement sous-diagnostiquée (90% des cas). Elle est révélée par des manifestations polymorphes. Les signes les plus fréquents sont : une asthénie, des douleurs abdominales et une diarrhée de type malabsorption avec stéatorrhée, un amaigrissement et une dénutrition.
Les anomalies biologiques sont des signes indirects de malabsorption du grêle : anémie associée à une carence en fer, folates, vitamine B12 ou
Migraines et céphalées
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Syndrome de stress post-traumatique et migraine
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
L’objectif de cette étude était d’évaluer la fréquence relative du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) chez les patients migraineux comparés aux patients souffrant de céphalées quotidiennes chroniques (CCQ), ainsi que l’impact de ce diagnostic sur le handicap lié aux céphalées.
Cette étude a été menée aux Etats-Unis dans 6 centres spécialisés dans la prise en charge des céphalées. La survenue d’événements de vie chez l’ensemble des sujets a été étudiée (Life Event Check-list), ainsi que la présence des symptômes du syndrome de stress post-traumatique