SEP et maladies apparentées/Imagerie
Fiche Pratique
Le corps calleux dans la sclérose en plaques
Dr Françoise Héran Fondation Rothschild - Paris Olivier Gout
L’atteinte du corps calleux est fréquente en imagerie dans la sclérose en plaques. Mais tous les corps calleux anormaux ne sont pas dus à cette maladie. Nous vous proposons plusieurs étiologies à ces images
La sclérose en plaques peut entraîner fréquemment l’apparition de lésions radiaires calleuses ou péricalleuses, avec une évolution vers l’atrophie, bien vues en inversion récupération (IR) (figures 1 et 2).
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Facteurs prédictifs de forme bénigne de SEP à long terme
Dr Nathalie Derache CRCSEP Normandie - Hérouville-Saint-Clair
Les objectifs de cette étude étaient de déterminer le devenir à long terme d’une cohorte de 436 patients atteints de SEP et de rechercher des facteurs prédictifs cliniques d’une évolution bénigne.
A partir de 1985, les auteurs ont inclus 436 patients présentant une possible SEP (240 SEP cliniquement définie, 50 SEP progressive probable, 28 SEP progressive possible, 43 SEP probable précoce, 75 SEP suspectée).
Les résultats principaux sont les suivants :
- le suivi de 21 ans a été possible chez 397 patients (91%) dont 10% avaient
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Homocystéine et progression clinique de la SEP
Dr Nathalie Derache CRCSEP Normandie - Hérouville-Saint-Clair
Un taux élevé d’homocystéine a été rapporté dans certaines maladies neurologiques et notamment le lien entre ce taux et les performances cognitives. Dans la cellule, l’homocystéine est transformée en méthionine grâce à des cofacteurs que sont la vitamine B12 et les folates. Il a été rapporté précédemment des déficits en ces cofacteurs dans la SEP. Quelques études précédentes ont montré qu’il n’existait pas de différences significatives pour le taux d’homocystéine concernant la forme de maladie mais qu’il existait peut-être une relation entre ce taux et le dysfonctionnement cognitif dans la SEP.
SEP et maladies apparentées
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Facteurs pronostiques après un premier événement démyélinisant chez l’enfant
Dr Nathalie Derache CRCSEP Normandie - Hérouville-Saint-Clair
La SEP débute dans 2,2 à 5% des cas avant l’âge de 16 ans et 0,2 à 0,6% des cas avant l’âge de 10 ans. Il n’est pas toujours facile de distinguer un premier épisode de SEP ou une ADEM chez les enfants.
Dans une étude multicentrique rétrospective, Neuteboom et al. ont cherché à identifier des facteurs pronostiques cliniques, radiologiques ou biologiques (LCR) d’une conversion vers la SEP après un premier épisode démyélinisant survenue avant 16 ans. Ainsi les auteurs ont inclus 117 enfants dont 54 avaient
Epilepsie
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Un tableau clinique bien plus complexe de l’épilepsie absence de l’enfant
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La prévalence de la comorbidité cognitive et psychiatrique des épilepsies absence de l’enfant est sous-estimée et insuffisamment prise en charge.
L’étude : Etude cas/témoins au sein d’une large série pédiatrique. Utilisation d’échelles cliniques cognitives et psychopathologiques.
La nuance : Ce type d’étude est toujours exposé à un risque lié à l’inclusion de sujets « pathologiques atypiques» sévères qui tirent la moyenne vers eux, contribuant à donner une image défavorable globale du tableau clinique habituel. Bien que l’étude ait limité l’inclusion aux patients dont le QI était supérieur à 70, ce risque ne peut être écarté.
Epilepsie
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Lève-toi et marche !
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Une décharge épileptique, en désorganisant la région frontale interne à droite, peut être à l’origine d’un comportement locomoteur automatique.
L’étude : Etude d’un cas exploré en EEG intracrânien (Stéréo-EEG).
La nuance : Cas unique. Il reste à expliquer pourquoi de nombreux patients dont les crises engagent les mêmes structures ne présentent pas, eux, cette activité locomotrice automatique.
Le détail : Le comportement locomoteur est observé chez l’animal décérébré, notamment en réponse à une stimulation électrique spinale ou mésencéphalique, suggérant la présence d’un
Epilepsie
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Les pointes intercritiques ont une vie bien à elles…
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : Les pointes intercritiques intracrâniennes diminuent au cours du sevrage des antiépileptiques lors des enregistrements préchirurgicaux. Elles sont augmentées dans la période post-critique des crises d’origine temporomésiale.
L’étude : Analyse quantitative automatisée de la fréquence des pointes intercritiques dans une série de patients épileptiques pharmacorésistants explorés par électrodes intracrâniennes.
La nuance : Caractère hétérogène de la population étudiée (épilepsies partielles d’étiologie et de topographie très différentes).
Le détail : Le mystère des pointes intercritiques est grand :
Epilepsie
Cas Clinique
Chaud devant !
Melle Cécile Sabourdy CHU de Grenoble - Grenoble
Selon la conférence de consensus du National Institute of Health, une crise fébrile correspond à un événement, survenant dans un contexte fébrile, entre 3 mois et 5 ans, sans élément pour une infection du système nerveux ou pour une cause secondaire à cet événement (crise symptomatique).
Classiquement, on distingue la crise fébrile simple, définie comme une crise tonico-clonique généralisée, sans signe de focalisation, durant moins de 10 minutes et sans récurrence dans les 24 heures. La crise fébrile compliquée est au contraire définie par un ou plusieurs caractéristiques suivantes :
Migraines et céphalées
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Régulation pondérale et des traitements de fond de la migraine
Dr Pierric Giraud CH de la Région Annecienne - metz tessy
Les traitements prophylactiques de la migraine sont recommandés en cas de crises fréquentes ou de handicap marqué. Un certain nombre de molécules sont couramment employées du fait de leur efficacité prouvée sur la base d’essais cliniques bien conduits ou de l’usage habituel (consensus professionnel). Les recommandations américaines ont ainsi identifié plusieurs molécules appartenant à différentes classes thérapeutiques dont les antidépresseurs, les antiépileptiques, les bêtabloquants et certaines molécules issues d’autres classes mais isolées.
Pour réaliser ce travail de synthèse, l’auteur a conduit une recherche sur Pub Med à partir de
Migraines et céphalées
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Comment des cliniciens détectent, préviennent et traitent la céphalée par abus médicamenteux
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
Cet article fait le point, simple et pratique, sur le diagnostic, la prévention, le traitement des céphalées par abus médicamenteux. Après avoir repris la classification, les auteurs font une revue rapide du traitement, non pharmacologique ou pharmacologique. Ils rappellent les conditions du sevrage, soit brutal, soit progressif. Les symptômes de sevrage durent de 2 à 10 jours, en moyenne 3,5 jours et il semble que la durée des symptômes de sevrage après triptans est d’environ 4 jours, et pour les fortes doses de dérivés ergotés, environ 7 jours, pour les analgésiques, environ 10 jours.
Les traitements utilisés pour le syndrome de sevrage sont variés : hydratation, benzodiazépines,
Migraines et céphalées
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Suivi sur un an d’une population d’enfants souffrant de céphalées
Dr Marie Louise navez CHU Hôpital Bellevue, Saint-Etienne - SAINT ETIENNE
Le suivi longitudinal d’une population d’enfants et adolescents (allemands) permet d’évaluer la prévalence et les caractéristiques des céphalées à un an d’intervalle. Cette étude est réalisée par l’intermédiaire de questionnaires parents envoyés initialement à un échantillon de 8 800 foyers ayant des enfants entre 8-15 ans.
Au total, 3 984 questionnaires parents envoyés par la poste et remplis aux deux périodes ont pu être évalués. Sur cet échantillon 48,9% d’enfants ou adolescents souffrent de céphalées dans les 6 mois précédents (données à J+1 an) 53% à la première évaluation. Parmi eux 54,2% sont des filles et
Migraines et céphalées
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Troubles psychiatriques chez les parents d’adolescentes migraineuses
Françoise Radat CHRU Pellegrin, Bordeaux - BORDEAUX
Il s’agit d’une étude basée sur une cohorte de jumeaux et de leurs parents suivis longitudinalement dans le cadre de la Minnesota Twin Family Study. Six cent soixante quatorze jumelles et 337 mères ont été évaluées à l’aide d’entretiens structurés permettant de faire le diagnostic de dépression majeure, de dépendance à l’alcool et aux drogues, de personnalité anti-sociale. En ce qui concerne la migraine, le diagnostic n’était en revanche basé que sur le déclaratif des mères. Toujours est-il que l’étude retrouvait bien un risque plus élevé de souffrir de migraine pour les filles de mères migraineuses