Migraines et céphalées
Article Commenté
Intérêt de la mémantine (et des anti-NMDA…) dans la traitement de la migraine réfractaire
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs rapportent une étude pilote dont l’objectif était d’estimer l’intérêt d’un traitement par mémantine dans la migraine réfractaire. Les auteurs ont ainsi réalisé une étude ouverte qui a concerné, en « intention de traiter », 28 patients considérés comme souffrant de migraine réfractaire sur la base des critères suivants : migraine épisodique avec entre 8 et 14 jours migraineux par mois ou migraine transformée (selon la définition de Silberstein et Lipton) et échec d’au moins un traitement prophylactique bien utilisé pendant au moins trois mois.
Migraines et céphalées
Article Commenté
Hemicrania continua : de la valeur du test thérapeutique à l’indometacine ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Marmura et ses collaborateurs rapportent un travail dont l’objectif était d’évaluer la valeur diagnostique du test thérapeutique à l’indométacine dans l’hemicrania continua. Pour ce faire, les auteurs ont repris rétrospectivement les données de 192 patients avec un diagnostic probable d’hemicrania continua à partir de la base de données colligées dans leur centre de 1998 à 2007. Ces patients ont été ensuite considérés selon que le test à l’indométacine (administration à une posologie de ≥ 150 mg/j pendant 2 semaines ou de 225 mg/j pendant 1 semaine) était positif ou négatif.
Quarante-trois de ces patients
Migraines et céphalées
Article Commenté
Algie vasculaire de la face chronique et traitement chirurgical : la cible sphéno-palatine ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Narouze et ses collaborateurs rapportent une série de 15 patients souffrant d’algie vasculaire de la face chronique qu’ils ont traités par thermocoagulation du ganglion sphéno-palatin sur la base d’une bonne réponse antérieure à un bloc anesthésique de ce même ganglion. Le suivi présenté de ces patients était de 18 mois.
Considérant la fréquence des crises qui reste le meilleur élément d’évaluation thérapeutique dans une telle affection, les auteurs rapportent une amélioration significative se traduisant par une réduction de 17 crises en période pré-thérapeutique à respectivement
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Une régénérescence anarchique des neurones nigro-striataux à l’origine des dyskinésies provoquées par la lévodopa ?
Pr Pascal Derkinderen CHU de Nantes - Nantes
Nos connaissances sur la physiopathologie des dyskinésies provoquées par la lévodopa ne sont que préliminaires et imprécises. Il est classique d’opposer les mécanismes présynaptiques (fluctuations des taux plasmatiques de levodopa, stockage vésiculaire défaillant des neurones présynaptiques…) aux mécanismes post-synaptiques (modifications au long cours des neurones moyens épineux du striatum), tout en sachant que ces mécanismes ne sont pas exclusifs. Dans cet article, les auteurs explorent de façon plus précise la piste pré-synaptique dans des modèles animaux toxiques de la maladie de Parkinson, le rat et
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
MCI, au tour du Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Le mild cognitive impairment (MCI) est un concept qui a la vie dure. Malgré les vicissitudes qu’il a subies comme stade précoce de la maladie d’Alzheimer, certains sont tentés de l’utiliser dans la Maladie de Parkinson. Certes, il existe des parkinsoniens cognitivement normaux et d’autres déments (environ 30% selon certaines études). Comme la démence ne survient pas brutalement, il existe un stade transitionnel que l’on pourrait appeler MCI-PD. Un des enjeux pour les promoteurs de cette terminologie est de pouvoir repérer ces patients afin de développer de nouveaux médicaments.
Syndromes parkinsoniens
Article Commenté
Le noyau d’Onuf peut être atteint dans la maladie de Parkinson
Dr Christian Geny CHU - Montpellier
Les troubles urinaires peuvent être très fréquents dans la maladie de Parkinson. Il peut s’agir de nycturie, de mictions impérieuses ou de pollakiurie. Ces troubles sont habituellement attribués à une hyperéflexie du détrusor secondaire à une perte du contrôle inhibiteur du réflexe de miction récepteur D1 dépendant. Certains ont suggéré un possible rôle central des médicaments. Les troubles sphinctériens ont une importance diagnostique majeure dans l’atrophie multisystématisée (AMS) puisque la dysautonomie est au cœur des nouveaux critères. Il semble que la démarcation entre
Epilepsie
Cas Clinique
« Ping-pong seizure »
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Mme F. présente une épilepsie partielle pharmacorésistante révélée tardivement, dans la cinquantaine. Les malaises se répètent à une fréquence relativement élevée, peut-être plusieurs par semaine, mais il lui est difficile d’en donner une estimation précise car elle ne les mémorise pas, et vit seule. Parfois l’entourage présent lui signale « un regard vague », une rubéfaction du visage, et un comportement étrange, transitoire.
Il existe bien la notion d’une épilepsie au cours de l’enfance, mais il s’agit d’un antécédent mal précisé. S’agissait-il de crises fébriles ? D’une authentique épilepsie ? Quoiqu’il en soit, elle a bien été traitée jusque vers l’âge de 10 ans, puis le traitement
Epilepsie
Article Commenté
Validité du diagnostic de crise épileptique aux urgences
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : La concordance entre un diagnostic de crise épileptique aux urgences et le diagnostic final est relativement bonne (κ 0.88). Seuls 5% environ des sujets sont classés de façon incorrecte. Ce pourcentage s’élève à 22% pour les sujets ayant été admis pour une première crise épileptique.
L’étude : Etude prospective dans un hôpital de Hong-Kong. Relevé systématique de données associées aux admissions par les urgences.
La nuance : Absence de « gold standard » permettant d’admettre un caractère définitif et indiscutable au diagnostic dit « final ».
Le détail : La validité du diagnostic initial de « crise épileptique » porté dans les services des urgences est difficilement appréciable. Le contexte émotionnel
Epilepsie
Article Commenté
Quelle sorte d’épilepsie au cours de la démence ?
Dr Laurent Vercueil CHU Grenoble - GRENOBLE
Le message : L’épilepsie associée à une démence est habituellement sensible aux traitements antiépileptiques.
L’étude : Etude rétrospective dans un registre médical
La nuance : Faible effectif, nature rétrospective de la collecte donnée avec une très probable sous-estimation de la prévalence par sous-diagnostic.
Le détail : En présence d’une démence, le risque d’épilepsie est multiplié par 6 (fourchette habituellement estimée entre 5 et 10) par rapport à une population non démente, d’âge similaire. Le contexte de vieillissement de la population française, avec l’allongement de l’espérance de vie, contribue à
Migraines et céphalées
Article Commenté
Hémorragie méningée post-acupuncture
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
L’acupuncture a la réputation d’être une médecine douce, sans complication… Jamais ou toujours sont des adverbes à éviter en médecine comme le montre le cas-clinique décrit par des auteurs japonais…
Une patiente de 32 ans, sans antécédent particulier, avait présenté des céphalée bilatérales à début brutal, à nette localisation occipito-nuquale. Les céphalées avaient rétrocédé en une heure puis réapparurent le lendemain accompagnées de vomissements. Le scanner cérébral sans injection était
Migraines et céphalées
Article Commenté
Migraine et anticorps antiphospholipides : pas d’association chez les jumeaux monozygotes migraine discordant
Dr André Pradalier Hôpital Louis-Mourier - COLOMBES
La migraine est, pour certains, associée avec quelques maladies auto-immunes notamment le lupus et le syndrome des anticorps anti-phospholipides (SAPL). Ce dernier est une affection thrombophilique rare s’accompagnant au fil du temps de thrombose veineuse et/ou artérielle, de pathologie pendant la grossesse, de symptômes variés associés à la présence d’anticorps antiphospholipides (ACAPL). Certains auteurs les ont même mis en cause dans l’infarctus migraineux. Cependant, ces éléments sont fort discutés car les études antérieures sont souvent biaisées ou
Migraines et céphalées
Article Commenté
Impact réel de l’allodynie dans le traitement de la crise migraineuse…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Schoenen et ses collaborateurs rapportent une étude thérapeutique contrôlée réalisée par la Société Belge d’Etudes des Céphalées, dont l’objectif était l’influence de la présence d’une allodynie associée à la crise migraineuse sur l’efficacité thérapeutique d’une association triptan-AINS par rapport à l’intensité de la crise au moment de la prise de cette association.
L’étude a concerné 112 migraineux qui ont été traité deux crises selon un dessin croisé, une étant traitée par l’association de 12,5 mg d’almotriptan et 100 mg d’aceclofenac et l’autre