SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Alemtuzumab dans la SEP rémittente agressive
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
Le Campath-1H est un anticorps monoclonal dirigé contre le CD52, molécule de surface exprimée sur la plupart des lymphocytes, et entraînant une déplétion lymphocytaire T profonde. L’expérience en ouvert de 3 centres régionaux utilisant le compath-1H (associé à de la méthylprednisolone IV) en compassionnel dans des formes rémittentes agressives (taux élevé de poussées, accumulation rapide du handicap, atteinte précoce de la fonction motrice, cérébelleuse, cognitive) est rapportée.
Entre 2002 et 2007, 39 patients SEP-R ont été traités avec une durée moyenne de la maladie de 2,92 années (DS 1,71, 0,16-5,98 ans), un EDSS moyen de
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Immunosuppression dans la SEP agressive : cyclophosphamide vs mitoxantrone
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
Cette étude a évalué en ouvert le cyclophosphamide (CP) et la mitoxantrone (MTX) dans la SEP rémittente (SEP-R) et secondairement progressive (SEP-SP) active en seconde ligne. Modalités : MTX : à 8 mg/m2 mensuel X 3 mois, puis trimestriel jusqu’à une dose de 120 mg/m2, et CP : associé à la MPIV 1g et au mesna, à 700 mg/m2 mensuel X12 mois puis bimestriel X 24 mois. La MTX a été administrée à 75 patients (31 SEP-R, 44 SP), et le CP à 78 (15 SEP-R, 63 SP). Les deux groupes étaient similaires en dehors d’une proportion significativement plus élevée de SEP-R dans le groupe MTX.
Après un suivi moyen de 3,6 ans, il n’y avait pas
SEP et maladies apparentées
Article Commenté
Evolution spontanée des lésions prenant le gadolinium
Dr Dalia Dimitri Pitié-Salpêtrière - Créteil
La régression des lésions prenant le gadolinium (Gd+) est un critère important dans les essais thérapeutiques de la SEP. De nombreux essais utilisent actuellement la méthodologie du cross-over, sans groupe contrôle comparatif pour diminuer les effectifs ou éviter le placebo.
Les auteurs ont mesuré la régression spontanée des nouvelles lésions Gd+ par des IRM mensuelles sur 9 mois chez des patients ayant une SEP rémittente. Une analyse post-hoc a porté sur 65 patients inclus dans le bras placebo de l’étude PRIMS (testant le Rebif®), en les divisant en 3 sous-groupes : pas d’activité (0 lésion Gd+, n=32), faible activité (1 à 3 lésions Gd+, n=19) et forte activité (> 3 lésions, n=14).
Les taux mensuels de nouvelles lésions Gd+
SEP et maladies apparentées
Fiche Pratique
SEP et hypersignal FLAIR pédonculaire : penser à autre chose qu’une plaque
Dr Françoise Héran Fondation Rothschild - Paris Olivier Gout
Une jeune femme traitée par interféron pour une SEP évoluant depuis 3 ans présente un trouble oculomoteur brutal rapidement régressif. Une IRM est réalisée.
Le radiologue ne retrouve pas de lésion prenant le contraste mais est frappé par la lésion focale en hypersignal FLAIR pédonculaire gauche. Les coupes en diffusion sont normales et éliminent un accident ischémique récent. La localisation de l’hypersignal, à la partie antéro-externe du pédoncule, est particulière : elle se superpose à la projection du faisceau pyramidal.
Cet hypersignal FLAIR n’est pas
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Intérêt du doppler transcrânien dans le diagnostic de l’hypertension intracrânienne bénigne (HIB)
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
La corrélation entre les résultats des mesures réalisées en doppler transcrânien et les pressions intracrâniennes a déjà été rapportée dans la littérature. Cette étude réalisée chez des patients ayant une HIB avait deux objectifs : le premier de confirmer que les patients présentant une HIB avaient des indices de pulsatilité élevés par rapport à un groupe contrôle ; le second était de voir quel était l’impact de la soustraction du LCR chez de nouveaux patients avec ce diagnostic.
A ce jour, le diagnostic et le suivi des patients porteurs d’une HIB repose entre autres sur la mesure de la pression du LCR. Il serait intéressant
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Troubles du sommeil et de l’émotion chez des adolescents migraineux
Dr Anne Donnet CHU Timone - Marseille
Les troubles du sommeil et les désordres émotionnels sont une co-morbidité classique de la migraine de l’adulte. Sur une période d’une année, des adolescents de 13-17 ans présentant un tableau de migraine épisodique (15 patients) ou chronique (15 patients) selon les critères de l’ICHD-II ont été inclus dans cette étude et comparés à 18 adolescents témoins. Les patients en abus médicamenteux ont été exclus de cette étude.
L’évaluation a été réalisée grâce à des échelles d’évaluation de l’anxiété et des troubles du sommeil spécifiques à l’enfant. Un prélèvement sanguin était également réalisé afin
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Foramen ovale perméable (FOP) et migraine : étude pilote familiale et perspectives génétiques
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
La prévalence du FOP est significativement plus élevée dans la migraine avec aura (environ 50% des migraineux avec aura sont porteurs d’un FOP vs 25% en population générale). Cette association a été interprétée par certains comme potentiellement causale avec comme proposition thérapeutique la fermeture du FOP dans la migraine avec aura (étude MIST récemment publiée dans Circulation, étude totalement négative). L’autre hypothèse est celle d’une co-ségrégation génétique.
C’est cette hypothèse qui a été explorée par une équipe italienne dans le cadre d’un programme d’étude du génome (GenNova). Ils se sont intéressés à 27 familles
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Women’s Health Study : migraine et risque cardiovasculaire chez la femme
Dr Christian Lucas CHRU - Lille
Suite aux travaux déjà présentés à l'AAN de San Diego en 2006 et à Boston en 2007, Kurth et ses collaborateurs ont présenté des résultats complémentaires de l'étude Women’s Health Study portant sur 27 798 femmes de plus de 45 ans en bonne santé incluses entre 1992 et 1995 et avec un suivi longitudinal.
Ces parties de l'étude concernaient d'éventuels liens entre les maladies cardiovasculaires et la migraine (notamment migraine avec aura) d’une part et entre le polymorphisme du gène de la méthylenetetrahydrofolate réductase (MTHFR) 677C>T, la migraine et les maladies vasculaires d’autre part.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Connaissances des migraineux sur leur maladie
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
Ce travail consiste à évaluer le niveau de connaissance concernant les céphalées en général chez des militaires traités dans une clinique spécialisée de l’armée. Pour cela, les auteurs ont pris en compte 3 catégories : (i) la connaissance des médicaments de crise vs traitements de fond ; (ii) les causes de céphalées et (iii) la connaissance générale des céphalées.
Ainsi, 38 sujets (19 hommes/19 femmes) de moyenne d’âge 35 ans ont été inclus avec une durée de céphalée entre 2 mois et 34 ans (moyenne 7 ans) et ceux-ci sans connaissance plus particulière concernant les céphalées.
Parmi ces derniers, 50% avaient conscience que l’excès de sommeil et l’altitude
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Migraine et co-morbidité avec la névrose post-traumatique : caractéristiques et traitement dans une clinique neurologique militaire
Dr Dominique Valade Hôpital Lariboisière - Paris
L’impact clinique de la névrose post-traumatique sur la maladie migraineuse est inconnu. Une cohorte rétrospective consécutive de 102 patients migraineux a été étudiée avec une « checklist » de symptômes rapportés à la névrose post-traumatique. Les sujets étaient considérés ayant une névrose post-traumatique si leur score était supérieur à 50. La fréquence des céphalées, la sévérité et la durée ainsi que le score MIDAS étaient comparés dans les groupes migraine avec ou sans névrose post-traumatique au début et 3 mois après la mise en route d’un traitement de fond antimigraineux.
Au terme de ce traitement, 16 patients avaient un syndrome post commotionnel et 86
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Avicenne : le père de la classification internationale des céphalées…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Dans la session de communications écrites consacrée à l’histoire de la neurologie, Souayah et Souayah rapportent un travail dont l’objectif était d’analyser les références à l’étude des céphalées dans les écrits d’Avicenne.
Ayant repris les 276 manuscrits médicaux écrits par ce médecin, c’est dans son œuvre majeure – les canons de la médecine – que les auteurs ont trouvé un chapitre spécifique dédié à l’étude des céphalées. Dans ce chapitre, Avicenne avait déjà une grande maîtrise de cette thématique.
Il développait clairement le concept de céphalée secondaire en distinguant
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Utilisation des traitements de crise dans la migraine épisodique et chronique
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Reprenant les données de l’étude « Migraine Prévalence et Prévention », Boruchow, Lipton et Bigal rapportent un travail dont l’objectif était de décrire l’utilisation des traitements de crises faite par les migraineux issus de la population générale. Cette étude a concerné 24 000 individus migraineux issus de la population générale nord-américaine et a permis d’analyser les données fournies par 9 494 sujets souffrant de migraine épisodique et 520 sujets souffrant de migraine chronique.
Pour les sujets souffrant de migraine épisodique, les traitements spécifiques (triptans et ergotamine) étaient utilisés dans 24,8% des cas alors que dans 72,6% des cas