Cancers ORL
Compte Rendu
Source : American Society of Clinical Oncology
Ajout du Nimotuzumab au cisplatine en potentialisation de la radiothérapie pour des cancers avancés
Dr Jérôme Fayette Centre Léon-Bérard - Lyon
Alors que l’addition d’un anti-EGFR à une radio-chimiothérapie n’a pas montré de bénéfice dans les cancers ORL, cet essai de phase III indien vient jeter le trouble.
536 patients avec un cancer ORL épidermoïde avancé (stades III-IV) ont été randomisés pour recevoir une radio-chimiothérapie
Cancers ORL
Compte Rendu
Source : American Society of Clinical Oncology
Les femmes sont-elles sous-traitées ?
Dr Jérôme Fayette Centre Léon-Bérard - Lyon
Le sujet était bien attendu car il s’agissait d’un LBA sans données de l’abstract. Le titre interpellait fortement et la salle a été bien attentive.
Lors de la présentation, les choses sont très peu claires et il existe probablement des biais statistiques majeurs.
Cancers ORL
Compte Rendu
Source : American Society of Clinical Oncology
Un nouveau médicament dans la prévention des mucites radio-induites
Dr Jérôme Fayette Centre Léon-Bérard - Lyon
Environ 70% des patients irradiés au niveau ORL avec du cisplatine présentent une mucite de grade 3 ou 4, essentiellement par la génération de radicaux libres. Un mimétique de la superoxide dismutase, le GC4419, prévient ce mécanisme et convertit les radicaux libres en H2O2.
Cancers ORL
Compte Rendu
Source : American Society of Clinical Oncology
Un anti-OX40 (MEDI6469) avec chirurgie dans les cancers ORL
Dr Jérôme Fayette Centre Léon-Bérard - Lyon
Devant le succès des anti PD1/PDL1, d’autres immunothérapies sont testées. Parmi celles-ci, l’activation de Ox40 qui stimule les lymphocytes T cytotoxiques.
Cet essai a étudié le MEDI6974, anticorps murin agoniste d’Ox40, avant chirurgie chez 17 patients avec un cancer de stade III-IVA (dont 7 HPV+).
Cancers ORL
Compte Rendu
Source : American Society of Clinical Oncology
Phase II randomisée testant le nivolumab seul ou en association avec l'irradiation stéréotaxique d'une métastase
Dr Jérôme Fayette Centre Léon-Bérard - Lyon
L’effet Abscopal (génération d’une réponse immunitaire à distance en réponse aux dégâts cellulaires tumoraux induits par la radiothérapie) revient sur le devant de la scène avec l’immunothérapie par anti-PD1.
Dans la mesure où un grand nombre de patients ne répond pas à l’immunothérapie, la question qui se pose est de savoir si
Otologie et oto-neurologie
Compte Rendu
Le 44e Symposium de la SIO, en trois questions
Dr Pierre Bertholon CHU de Saint-Etienne - Saint-Etienne
Ce Symposium a (en particulier) tenté de répondre à trois questions :
1°) Existe-t-il un cortex vestibulaire comme c’est le cas pour d’autres modalités sensorielles : audition, vision et somesthésie ?
Pour Kahane P, de Grenoble, les techniques d’imagerie fonctionnelle, notamment d’IRM fonctionnelle réalisée lors de stimulations caloriques ou galvaniques, montrent qu’il n’existe pas chez l’homme un cortex vestibulaire primaire comme pour les autres modalités sensorielles, mais un réseau d’aires vestibulaires largement distribuées.
Ces aires incluent une vaste région périsylvienne postérieure
Otologie et oto-neurologie
Article Commenté
Vertige de Pickwick
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Environ 15 à 20% des vertiges restent idopathiques. D’autre part, les patients qui présentent un syndrome d’apnée du sommeil avec somnolence diurne ont un risque 2 à 4 fois plus grand d’arythmie, de mortalité par arrêt cardiaque, d’accident vasculaire et de calcification coronaire2.
A partir de son recrutement personnel, LS Parnes a inclus dans une étude « cross-sectional » tous les nouveaux patients consentants consultant pour vertiges (106 patients) et pour surdité (72 patients). Leur risque d’apnée du sommeil a été évalué en faisant remplir le « questionnaire de Berlin » et le « Multivariable Apnea Risk (MAP) Index ». Leur risque de présenter
Otologie et oto-neurologie
Cas Clinique
On vous l’avait dit
Dr Philippe Defaye LIMOGES
Patient âgé de 58 ans, ayant présenté depuis un an, une dizaine d’accès vertigineux rotatoires intenses ne durant pas plus de 2 minutes, presque toujours précédés d’un acouphène dans l’oreille droite. Plusieurs examens neurologiques et un bilan cardiologique se sont avérés normaux.
L’examen en vidéonystagmoscopie mettait en évidence un nystagmus vertical inférieur spontané retrouvé dans toutes les prises de position et ne changeant jamais de sens. L’audiogramme ne montrait qu’un discret scotome à la fréquence 4000 du côté droit et une discrète surdité sur les fréquences aiguës du côté gauche (fig. 1).
Otologie et oto-neurologie
Article Commenté
Peut-on utiliser la gentamicine transtympanique dans les Menière à audition normale ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Les auteurs donnent leurs résultats après 10 ans d’expérience d’une technique originale utilisant une sorte de « pop » d’acétate de polyvinyl appliqué contre la membrane de la fenêtre ronde et passant au travers d’un « yoyo » spécial (Silverstein Microwick, micromedics , Inc St Paul MN).
Après une première instillation de 0,2 ml de gentamicine à 10 mg/ml le jour de la mise en place sous anesthésie locale, les patients sont priés d’instiller 3 gouttes de la solution précédente, 3 fois par jour sous surveillance hebdomadaire comportant une audiométrie tonale, vocale, une épreuve calorique bithermique et à l’air glacé.
Otologie et oto-neurologie
Article Commenté
Quelle incidence réelle pour les VPPB du canal horizontal ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
La fréquence des VPPB du canal horizontal dans la littérature varie de 5 à 33% [1]. Or, il est admis que les VPPB du canal horizontal guérissent plus souvent spontanément que les VPPB du canal postérieur [2]. La raison invoquée est qu’en position érigée comme en décubitus, soit l’ampoule soit les bras du canal postérieur sont en situation déclive, ce qui piège la lithiase.
Au contraire, les canaux horizontaux ont tendance à se vider spontanément tant en position érigée qu’en décubitus. Les auteurs ont donc eu l’idée de vérifier si la soi-disant rareté des VPPB du canal horizontal n’était pas le résultat d’un double biais :
Otologie et oto-neurologie
Cas Clinique
La fenêtre ronde, c’est une vraie passoire
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Femme de 54 ans aux lourds antécédents d’otite chronique cholestéatomateuse bilatérale multiopérée avec, pour finir, un évidement d’oreille radical suintant bilatéral, absence de tympans et surdité de type mixte bilatérale sévère. L’appareillage conventionnel était impossible du fait d’une intolérance aux embouts avec suppuration.
En 2001, une prothèse à ancrage osseux fut mise en place du côté gauche avec un excellent résultat. En 2006, la patiente souhaita être opérée du côté droit et une prothèse à ancrage osseux fut implantée 5 cm
Otologie et oto-neurologie
Cas Clinique
Aqueduc de Fallope trompeur
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Patiente âgée de 39 ans, suivie depuis 6 ans pour manifestations vertigineuses polymorphes très invalidantes. On notait plusieurs crises rotatoires continues de plusieurs semaines. D’autres périodes étaient marquées par des vertiges positionnels l’empêchant de rester allongée.
Entre chaque crise, il existait des nausées permanentes. Elle avait noté que les sons forts étaient désagréables et déclenchaient parfois des vertiges. Dans les antécédents, il y avait une méningite dans l’enfance mais aucun antécédent traumatique. Elle fut examinée en dehors de toute crise.
L’examen ORL était normal. Il n’y avait aucune paralysie faciale. La vidéonystagmoscopie ne montrait ni nystagmus spontané, ni nystagmus provoqué. Toutefois, l’attention fut attirée par une discrète