Des paramètres liés au quartier de résidence sont associés au pronostic du cancer du sein
Plusieurs facteurs environnementaux associés au quartier de résidence sont associés à une moins bonne survie en cas cancer du sein chez les femmes. C’est ce que montre une équipe qui a développé un modèle permettant de déterminer les composantes clés de l’exposome de quartier et leurs échelles géographiques, associées au pronostic du cancer du sein. Cela inclut le logement, l’économie ou encore la démographie. Les résultats sont parus dans le JAMA.
De plus en plus de chercheurs s’intéressent aux facteurs environnementaux comme facteurs d’évolution du cancer tout au long du parcours de soins, et au-delà des facteurs biologiques et de ceux liés au mode de vie. Cet exposome est composé de facteurs socio-économiques, démographiques et liés à l'environnement bâti.
Une équipe a recherché et analysé les facteurs de quartier les plus associés à l'évolution du cancer. Cette étude de cohorte a été menée auprès de femmes américaines ayant reçu un diagnostic primaire de cancer du sein et pour qui des facteurs environnementaux étaient analysables grâce à la géolocalisation entre 2014 et 2024.
L'étude a inclus 2727 femmes atteintes d'un cancer du sein (âge médian 66 ans) suivies pendant une durée médiane de 4,5 ans. Quatre facteurs environnementaux liés au quartier ont été associés à une survie plus courte chez ces femmes : un coût du logement élevé pour les ménages à faibles revenus (HR 1,02 ; p = 0,02), un déménagement récent (HR 1,06 ; p = 0,001), la promiscuité dans les logements (HR 1,03 ; p < 0,001) et le nombre d’enfants fréquentant les écoles maternelles publiques (HR 1,06 ; p = 0,001).
Ces travaux ont tenu compte de plusieurs facteurs confondants, notamment la consommation d’alcool et de tabac, et l’indice de masse corporelle.
Référence :
Joseph Boyle et al.
A Geographically Sensitive Neighborhood Exposome–Wide Association Study for Breast Cancer Survival
JAMA Network Open, Vol. 9, No. 2
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