Vertiges
Article Commenté
Peut-on utiliser la gentamicine transtympanique dans les Menière à audition normale ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Les auteurs donnent leurs résultats après 10 ans d’expérience d’une technique originale utilisant une sorte de « pop » d’acétate de polyvinyl appliqué contre la membrane de la fenêtre ronde et passant au travers d’un « yoyo » spécial (Silverstein Microwick, micromedics , Inc St Paul MN).
Après une première instillation de 0,2 ml de gentamicine à 10 mg/ml le jour de la mise en place sous anesthésie locale, les patients sont priés d’instiller 3 gouttes de la solution précédente, 3 fois par jour sous surveillance hebdomadaire comportant une audiométrie tonale, vocale, une épreuve calorique bithermique et à l’air glacé.
Vertiges
Article Commenté
Quelle incidence réelle pour les VPPB du canal horizontal ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
La fréquence des VPPB du canal horizontal dans la littérature varie de 5 à 33% [1]. Or, il est admis que les VPPB du canal horizontal guérissent plus souvent spontanément que les VPPB du canal postérieur [2]. La raison invoquée est qu’en position érigée comme en décubitus, soit l’ampoule soit les bras du canal postérieur sont en situation déclive, ce qui piège la lithiase.
Au contraire, les canaux horizontaux ont tendance à se vider spontanément tant en position érigée qu’en décubitus. Les auteurs ont donc eu l’idée de vérifier si la soi-disant rareté des VPPB du canal horizontal n’était pas le résultat d’un double biais :
Vertiges
Cas Clinique
La fenêtre ronde, c’est une vraie passoire
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Femme de 54 ans aux lourds antécédents d’otite chronique cholestéatomateuse bilatérale multiopérée avec, pour finir, un évidement d’oreille radical suintant bilatéral, absence de tympans et surdité de type mixte bilatérale sévère. L’appareillage conventionnel était impossible du fait d’une intolérance aux embouts avec suppuration.
En 2001, une prothèse à ancrage osseux fut mise en place du côté gauche avec un excellent résultat. En 2006, la patiente souhaita être opérée du côté droit et une prothèse à ancrage osseux fut implantée 5 cm
Vertiges
Cas Clinique
Aqueduc de Fallope trompeur
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Patiente âgée de 39 ans, suivie depuis 6 ans pour manifestations vertigineuses polymorphes très invalidantes. On notait plusieurs crises rotatoires continues de plusieurs semaines. D’autres périodes étaient marquées par des vertiges positionnels l’empêchant de rester allongée.
Entre chaque crise, il existait des nausées permanentes. Elle avait noté que les sons forts étaient désagréables et déclenchaient parfois des vertiges. Dans les antécédents, il y avait une méningite dans l’enfance mais aucun antécédent traumatique. Elle fut examinée en dehors de toute crise.
L’examen ORL était normal. Il n’y avait aucune paralysie faciale. La vidéonystagmoscopie ne montrait ni nystagmus spontané, ni nystagmus provoqué. Toutefois, l’attention fut attirée par une discrète
Vertiges
Article Commenté
Méningocèles de l’aqueduc de Fallope
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
La formation d’une poche de liquide céphalorachidien entre la cochlée et les canaux semi-circulaires correspond à la fossette du ganglion géniculé et à la première portion du nerf facial. Le cas clinique présenté dans cette newsletter n°20 s’était d’abord manifesté par des vertiges chroniques invalidants et c’est grâce à l’examen tomodensitométrique qu’on a pu mettre en évidence une formation liquidienne ayant érodé le canal antérieur et le canal horizontal et fusant jusqu’à l’étrier.
Mais dans les trois publications analysées ici, les circonstances de découvertes ont été plus dramatiques :
Vertiges
Article Commenté
Diagnostic d’hydrops en VNG
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Voici un article qui s’ajoute à la liste des publications promouvant le signe classique de l’hydrops labyrinthique unilatéral : un nystagmus battant vers le côté lésé qui présente une hyporéflexie calorique. Depuis toujours, les auteurs débattent si la crise de vertige du Menière commence par un nystagmus irritatif battant vers l’oreille atteinte et finit par un nystagmus battant vers le côté ou l’inverse.
Dans une étude portant sur 34 patients présentant une maladie de Menière unilatérale, dont 19 examinés au cours d’une crise, les auteurs ont mesuré le gain du réflexe vestibulo-oculaire au cours d’une épreuve giratoire impulsionnelle commençant par une accélération de 100° par seconde et finissant
Vertiges
Cas Clinique
Vertige exotique
Dr Syleva Christophe-Tchakaloff saint pierre
Madame D., 40 ans, consulte pour des accès de vertige rotatoire de quelques secondes sans facteur positionnel, survenant plusieurs fois par jour avec malaise suivi de chute, sans perte de connaissance, sans hypoacousie mais accompagné de bourdonnement dans l’oreille gauche. Les vertiges auraient débuté un an auparavant, peu après l’instauration d’une insulinothérapie pour diabète gestationnel.
En fait, les bourdonnements dataient de l’enfance, étaient bilatéraux, et prédominaient du côté gauche. Il n’y avait pas d’autres antécédents, en particulier pas de céphalées. L’otoscopie était normale, mais en s’approchant de la malade, on distinguait
Vertiges
Article Commenté
Névrite vestibulaire : diagnostic rétrospectif
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Souvent, nos vertigineux chroniques se rappellent tout à coup que tout a commencé par une grande crise de plusieurs jours. Mais, on leur avait dit que c’était un Menière, ou des « cristaux », ou pire : « une crise de foie ». Sur quels examens vestibulaires peut-on alors se fier pour faire un diagnostic rétrospectif de névrite vestibulaire ? Les auteurs ont eu l’idée de revoir après 2 mois, 38 patients ayant présenté une névrite vestibulaire authentifiée par une épreuve calorique, et de refaire les tests vestibulaires pour évaluer leur valeur diagnostique d’un point de vue rétrospectif.
Résultats
97% gardaient au moins un test pathologique :
Vertiges
Article Commenté
Eviter la craniotomie dans les déhiscences canalaires
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
La déhiscence du canal semi-circulaire supérieur est à l’origine d’une constellation de symptômes invalidants : acouphènes pulsatiles, vertiges, oscillopsies et troubles de l’équilibre produits par les sons forts. Le traitement chirurgical proposé est la reconstruction du défect osseux entre le canal semi-circulaire supérieur membraneux et la dure-mère.
Jusqu’à présent, l’abord de la fosse cérébrale moyenne se faisait par voie sus-pétreuse après réalisation d’un volet osseux temporo-pariétal. Toutefois, chez ces sujets souvent âgés et artérioscléreux, l’écartement prolongé du cerveau temporal et pariétal expose
Vertiges
Article Commenté
VPPB : faut-il prendre des précautions après la manœuvre ?
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
L’objectif de cette méta-analyse était de savoir si la prescription de précautions (restrictions) après les manœuvres thérapeutiques effectuées pour VPPB augmentait l’efficacité dans les suites immédiates.
Les auteurs ont réalisé cette méta-analyse à partir de 6 études regroupant 523 patients ayant été traités pour vertige positionnel paroxystique bénin unilatéral du canal postérieur objectivé par une manœuvre de Dix et Hallpike positive. Ces 6 études ont été choisies parmi 158 études en langue anglaise traitant de la question.
Les critères de choix étaient les suivants : pas de forme multicanalaire ; la manœuvre thérapeutique utilisée devait
Vertiges
Cas Clinique
Déni de fuite
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Monsieur Jean-Luc M., 41 ans, consulta en urgence dans le service pour l’apparition brutale, une semaine auparavant, d'une instabilité avec vertiges au moindre mouvement de la tête avec nausées, acouphènes, et otalgies gauches. L'interrogatoire ne retrouva aucun antécédent chez ce moniteur d'équitation.
Toutefois, l'otoscopie intrigua le chef de clinique en montrant une membrane tympanique ecchymotique (fig.1). A l’examen vestibulaire, il existait un nystagmus spontané gauche de degré II dans l’obscurité. L'audiogramme confirma la présence d'une surdité de perception gauche avec facteur transmissionnel. Enfin,
Vertiges
Article Commenté
Les vertiges : la plus forte morbidité du terrorisme et des opérations militaires
Pr Jean-Pierre Sauvage CHU Dupuytren - Limoges
Au-delà des morts et des blessés exhibés dans les journaux télévisés, les victimes de « blast » sont les plus nombreuses : 80% de toutes les blessures survenues au cours des conflits d’Irak et d’Afghanistan.
Le « blast » pourrait être défini comme l’exposition aux « effets de souffle » avant même que l’oreille n’entende le bruit de l’explosion. Les auteurs ont étudié les symptômes vestibulaires et de voisinage chez 3 groupes de militaires américains ayant été victimes d’une onde de souffle sans traumatisme crânien ni blessure pénétrante.
Le premier groupe (aigu) était constitué de 81 militaires ayant été pris en charge dans les 72 premières heures. Le second