Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Compte Rendu
Le mycophénolate mofétil : un traitement de rattrapage dans les pneumopathies infiltrantes de la sclérodermie résistante au cyclophosphamide ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Cuomo et al. rapportent 15 cas de patients atteints de sclérodermie systémique (ScS) (13 femmes et 2 hommes, âge moyen = 46 ans, durée d’évolution de la maladie moyenne = 7 ans, extrêmes = 1-25) atteints de pneumopathie infiltrante diffuse n’ayant pas répondu au traitement par cyclophosphamide. Ces patients ont reçu du mycophénolate mofétil (MMF) à la dose de 2 g/j pendant une durée allant de 5 à 24 mois. Il était observé au 6ème mois une augmentation de la DLCO (n = 12) qui passait de 47,6 % ± 8,8 de la valeur prédite à
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Traitement de la PR MTX naïve par rituximab : résultats de l’étude IMAGE
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le rituximab (RTX / Mabthera) est indiqué en France pour le traitement de PR en échec d’au moins un anti-TNF. Quelques études suggèrent son intérêt potentiel dans le cadre de PR en échec au MTX voire chez des patients MTX naïfs. L’étude IMAGE est une importante étude de phase III, randomisée, réalisée en double aveugle et contre placebo ayant évalué l’efficacité et la tolérance de la combinaison MTX + RTX versus MTX seul chez des sujets ayant une PR active et non préalablement traités par MTX. 250 patients ont été traités par MTX + PL, 250 ont été traités par MTX + RTX à la dose de 500 mg x 2 et 250 par MTX + RTX à la dose de 1000 x 2. Un retraitement était possible au
Biomédicaments
Compte Rendu
L’association rituximab - léflunomide serait-elle plus efficace que l’association rituximab - méthotrexate : résultats du registre allemand
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’AMM du rituximab précise que ce traitement devrait être utilisé dans la PR en association au méthotrexate. Dans la « vraie vie », les conditions d’utilisation sont parfois différentes. C’est ce qui est illustré par le registre allemand dont l’objectif est d’inclure d’ici 2013, 2400 patients traités par RTX. La 4ème étude intérimaire repose sur 1577 patients. 25,4 % ont été traités par RTX en monothérapie. 334 patients ont été traités par l’association RTX + léflunomide, 633 par l’association RTX + MTX et 152 par l’association RTX + azathioprine. L’efficacité est évaluée entre le 4ème et le 8ème mois. A M8, le taux de répondeurs EULAR
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Tolérance à long terme du rituximab dans la PR
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le rituximab a fait l’objet d’un important programme de développement dans le traitement de la PR. Les études SERENE, SUNRISE, MIRROR, REFLEX, DANCER et SIERRA permettent de regrouper ainsi 2 519 malades. La base de données pour analyse de la tolérance représente 5 964 patient-années d’exposition. 1 198 patients ont ainsi plus de 2 ans d’exposition ; 743 plus de 3 ans, 564 plus de 4 ans et 109 plus de 5 ans. Les réactions aux perfusions sont essentiellement observées à la 1ère perfusion du 1er cycle (fréquence moyenne de 25 % … passant à 9 % pour la seconde perfusion du 1er cycle). La fréquence des effets indésirables sévères
Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Compte Rendu
Pneumopathie infiltrante de la sclérodermie systémique : le traitement par cyclophosphamide doit être proposé aux patients évolutifs
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Une récente méta-analyse (Arthritis Res Ther 2008 ;10 :R124) remettait en question la pertinence du traitement par cyclophosphamide de la pneumopathie infiltrante diffuse de la sclérodermie. Abignano et al. ont inclus dans une étude ouverte 51 patients sclérodermiques ayant une pneumopathie infiltrante diffuse. Tous ont été traités par cyclophosphamide IV à la dose de 500 mg/semaine (dose totale = 4,5 à 11,5 g). Les patients entrés dans l’étude répondaient aux critères diagnostiques de l’ACR, avaient une sclérodermie récente évoluant depuis moins de 6 mois, avaient une diminution d’au moins 10 % de la valeur prédite de la CVF ou de la DLCO. Tous les patients étaient mis sous prednisone 10 mg.
Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Compte Rendu
Etude ASTIS : où en est-on ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Des résultats préliminaires ont montré que 2/3 des patients traités par fortes doses d’immunosuppresseurs puis autogreffes de moelle avaient une stabilisation de leur maladie jusqu’à 7 ans après la procédure. L’étude ASTIS est une étude prospective, contrôlée, randomisée comparant l’efficacité et la tolérance de la combinaison immunosuppresseurs fortes doses + autogreffe de moelle versus cyclophosphamide IV mensuel chez des patients présélectionnés sclérodermiques à risque de défaillance viscérale ou ayant un pronostic vital engagé à court terme. A ce jour, 136 patients sclérodermiques ont été randomisés dans 25 centres : 52 hommes, 80 femmes, âge moyen = 44 ans, score de Rodnan modifié moyen =
Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Compte Rendu
Résultats à long terme du sitaxentan dans l’HTAP associée aux connectivites
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Seibold et al. rapportent le suivi à long terme de 42 patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) associée à une connectivite issus des essais randomisés ayant bénéficié ensuite en phase ouverte d’un traitement par sitaxentan (antagoniste sélectif des récepteurs ETA) 100 mg/j pendant 3 ans. La survie dans cette population à 1, 2 et 3 ans était respectivement de 97,6 %, 77,7 %, 67,0 %.
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Traitement de la PR par « SMIP» : efficacité potentielle du TRU 015
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Les SMIP (Small Modular Immuno Pharmaceutical Protein) ou petites protéines constituent une ligne thérapeutique en évaluation dans la PR. Le TRU 015 possède une action de type antilymphocyte B CD20. Cette étude de phase 2B comprenait une première partie avec administration d’une dose unique, puis à partir de M6 une phase ouverte. 276 patients ayant une PR séropositive ont été inclus dans cette étude contrôlée, randomisée, réalisée en double aveugle et contre placebo. Le TRU 015 a été initialement prescrit à 4 posologies différentes (les retraitements se faisant à la dose de 800 mg). Les infusions étaient
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
L’inhibition de « JAK » : nouvelle voie thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
La molécule CP-690,550 est un inhibiteur spécifique de la JAK3. Cette étude de phase 2B correspond à un essai contrôlé, randomisé, réalisé en double aveugle et contre placebo. Le CP a été utilisé aux doses de 1, 3, 5, 10 et 15 mg deux fois par jour. L’adalimumab en monothérapie a été utilisé comme témoin positif. 384 patients en échec d’au moins un traitement de fond ont été randomisés dans les 7 bras. Le critère principal est le taux de répondeurs ACR20 à la semaine 12. A l’inclusion, la maladie évolue depuis en moyenne 8 à 11 ans. Le DAS28 est de 6,3 à 6,6. Deux à 10 % des patients ont reçu préalablement un anti-TNFα. Sur le critère principal,
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
La voie de l’IL17 : nouvelle cible thérapeutique dans la polyarthrite rhumatoïde : premiers résultats avec le LY2439821
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
De nombreux arguments permettent de considérer l’IL17 comme une cible d’intervention dans la PR. Le LY2439821 est un anticorps monoclonal humanisé de type IgG4 qui possède une haute affinité pour l’IL17. Le principal objectif de cette étude était d’évaluer la tolérance du LY versus placebo après une première injection (1ère partie de l’étude) avec des doses de 0,06 mg/kg – 0,2 mg/kg – 0,6 mg/kg – 2 mg/kg, puis après plusieurs injections (2ème partie). Cinq patients par bras (4 : LY et 1 : placebo) ont été inclus pour la 1ère partie. 20 patients par bras ont été inclus pour la seconde partie (placebo – 0,2 / 0,6 ou 2 mg/kg). Les traitements de fond pouvaient être poursuivis.
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Traitement de la polyarthrite rhumatoïde par anticorps dirigés contre le récepteur du GM-CSF : premiers résultats
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le GM-CSF joue un rôle central dans la survie et l’activation des cellules myéloïdes. De nombreux arguments plaident en faveur de son rôle central dans la physiopathogénie de la PR. On peut rappeler l’aggravation articulaire observée chez des PR avec syndrome de Felty traitées par GM-CSF. Le CAM-3001 est un anticorps monoclonal humain de haute affinité dirigé contre le récepteur du GM-CSF. Cette étude de phase 1 avait pour objectif principal d’évaluer la tolérance de cet anticorps versus placebo. Il s’agit d’une étude
Spondyloarthrite axiale
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Polymorphisme de l’IL-23 et spondylarthrite ankylosante
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le principal facteur génétique connu dans la spondylarthrite ankylosante (SA) est le gène HLA B27 ; gène qui représenterait 20 à 30% du risque génétique total de la maladie. Parmi les autres gènes potentiellement impliqués, quelques travaux ont récemment suggéré le rôle du gène codant pour le récepteur de l’interleukine 23. Il s’agit d’un membre de la superfamille des récepteurs à l’hématopoïétine et qui joue par ailleurs un rôle dans la différenciation des lymphocytes T CD4 en lymphocytes Th17. Il existe une association étroite entre le polymorphisme du gène du récepteur de l’IL-23 et la maladie de Crohn,