Spondyloarthrite axiale
Compte Rendu
Spondylarthrite ankylosante : de l’inflammation à la formation osseuse
Dr Véra Lemaire Paris
La spondylarthrite ankylosante est caractérisée non seulement par une atteinte du cartilage et des érosions osseuses mais aussi par du nouveau cartilage aux enthèses et une formation osseuse qui conduit à une prolifération osseuse avec formation des syndesmophytes et ankylose osseuse. Les anti-TNF ont fait la preuve de leur efficacité sur l’inflammation mais il n’y a pas de démonstration sur une éventuelle action sur l’ankylose. La relation entre l’ankylose et l’inflammation est essentielle mais n’est pas encore élucidée. La formation osseuse dépend de mécanismes complexes qui font intervenir les
Spondyloarthrite axiale
Compte Rendu
L’association de l’activité IRM et des marqueurs biologiques du renouvellement osseux prédit la formation de syndesmophytes dans la spondylarthrite ankylosante active
Dr Véra Lemaire Paris
La présence de syndesmophytes a été identifiée comme le seul facteur prédictif de progression radiologique de la spondylarthrite ankylosante. Le rôle des biomarqueurs a été étudié par Baraliakos et coll.
Les taux d’IL6, de VGEF, de TGF béta, d’ostéocalcine, C télopeptide 1, N telopeptide, ostéoprotégérine et de COMP ont été mesurés rétrospectivement chez les 279 patients de la cohorte ASSERT traités soit par 5mg d’infliximab (171 patients), soit par un placebo (70 patients).L’activité de la maladie, les différents score (BASDAI, BASFI, BASMI), les éléments biologiques d’inflammation (vs, CRP),les scores radiologiques et IRM étaient connus au départ de l’étude et après 2 ans.
Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Polyarthrite rhumatoïde : où en sommes-nous des nouveaux critères ACR/EULAR ?
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Au cours de la 1ère demi-journée de ce congrès EULAR 2009, plusieurs communications ont été consacrées à la présentation de la méthodologie et des résultats préliminaires concernant l’élaboration de nouveaux critères pour la polyarthrite rhumatoïde (PR). Pour la 1ère fois, il s’agit d’un travail collaboratif entre l’ACR et l’EULAR ; nouveaux critères qui seront présentés dans leur version définitive au congrès ACR 2009.
La question aujourd’hui n’est plus de faire à proprement parler le diagnostic même de PR débutante mais de reconnaître tout rhumatisme inflammatoire débutant susceptible d’évoluer vers la chronicité et de développer des érosions radiographiques. L’idée princeps, hier, était de retenir un diagnostic… aujourd’hui le raisonnement
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)/Sclérodermie
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
La sclérodermie : comment ça marche ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’atteinte endothéliale constitue probablement la 1ère atteinte de la sclérodermie systémique (ScS). On observe précocement une apoptose de la cellule endothéliale ou des modifications du phénotype des cellules endothéliales sans prolifération ni différenciation. La mobilisation des précurseurs des cellules endothéliales à partir de la moelle osseuse est associée à la sévérité de la maladie.
On observe ensuite une prolifération des couches de lamina basale, parfois l’incorporation dans la paroi vasculaire de cellules mononucléées circulantes ainsi que
Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Recommandations de l’EULAR pour le traitement de la sclérodermie systémique
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’EULAR présente 14 recommandations pour la prise en charge de la sclérodermie systémique (ScS).
• Vasculopathies digitales (phénomène de Raynaud, ulcères digitaux)
1) Une méta-analyse a montré que les inhibiteurs calciques de type dihydropiridine et les prostanoïdes (nifédipine et iloproste IV) diminuaient la fréquence et la sévérité des crises de Raynaud associés à la ScS. Les inhibiteurs calciques de type dihydropiridine, particulièrement la nifédipine orale, doivent être proposés en 1ère ligne pour le traitement du phénomène de Raynaud de la sclérodermie et l’iloprost intraveineux ou d’autres prostanoïdes
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)/Sclérodermie
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Conseils de prise en charge des patients atteints de sclérodermie systémique selon l’EULAR
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
A côté des 14 recommandations officielles de prise en charge des patients atteints de sclérodermie systémique (ScS) basées sur les preuves, le comité d’experts propose des recommandations thérapeutiques qui ne sont que des avis d’experts en l’absence de niveau de preuve suffisant.
• Utilisation des IEC et des ARA2
Est-ce que les ARA2 peuvent apporter un bénéfice dans la ScS ?
Une étude randomisée indique le losartan peut réduire la fréquence et la sévérité des crises de Raynaud. Le losartan peut être conseillé pour traiter le phénomène de Raynaud associé à la ScS.
Rhumatismes microcristallins (goutte et chondrocalcinose)
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Traitement de la goutte par febuxostat : résultats à 5 ans de l’étude FOCUS
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le febuxostat est un nouvel inhibiteur spécifique de la xanthine oxidase mais non analogue des purines. Son efficacité a été évaluée dans le cadre de 3 essais contrôlés, randomisés en double aveugle dont 2 études de phase 3. Cette publication concerne les résultats d’une phase d’extension en ouvert à 5 ans de l’étude initiale de phase 2 ayant inclus 145 patients traités pendant 28 jours, soit par febuxostat, soit par placebo. Cent seize sont rentrés dans cette phase d’extension et traités par febuxostat à la dose de 40 à 120 mg/j (l’objectif étant d’obtenir une uricémie < à 60 mg/L).
Autres - Rhumatologie
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Traitement de la polyarthrite rhumatoïde et de l’arthrose par etoricoxib : analyse de la tolérance de l’étude MEDAL
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’etoricoxib (ETO) est un AINS inhibiteur sélectif de la Cox2. Sa tolérance a été analysée à partir d’un important programme intitulé MEDAL (Multinational Etoricoxib and Diclofenac Arthritis Long-term program) qui regroupe en fait les études EDGE-1 et EDGE-2 et l’étude à proprement parler MEDAL.
Cette publication concerne les résultats spécifiques de tolérance cardiovasculaire et digestive de l’étude MEDAL. Il s’agit d’une étude contrôlée, randomisée, réalisée en double aveugle. 23 504 patients ayant soit une arthrose, soit une PR ont été randomisés en 3 bras : soit 60 mg/j d’ETO, 90 mg/j d’ETO ou 2 fois 75 mg/j de diclofénac. Le critère principal de l’étude est la fréquence
Biomédicaments
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Anti-TNFalpha et hépatite B
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le rapport bénéfices/risques des traitements anti-TNFα chez les sujets infectés par le virus de l’hépatite B n’est pas véritablement établi ; quelques observations de réactivation virale ayant été décrites. En pratique, le résumé des caractéristiques des produits et les recommandations de diverses sociétés savantes contre-indiquent les anti-TNFα chez les sujets VHB positifs. Ces auteurs rapportent une observation de polyarthrite rhumatoïde (PR) particulièrement sévère, infectée par le virus de l’hépatite B et traitée avec succès par anti-TNFα. Il s’agit d’une femme de 63 ans ayant une PR avec facteur rhumatoïde et
Autres maladies osseuses
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato juin 2009
Douleurs de l’épaule et diabète
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Les douleurs de l’épaule sont particulièrement fréquentes avec une prévalence annuelle variant de 19 à 31% selon les travaux. Plusieurs études ont mentionné l’association potentielle avec un diabète sucré, mais très rares sont les études conduites dans la population générale, d’où l’intérêt de ce travail qui repose sur la cohorte NWAHS (North West Adelaide Health Study).
Cette cohorte australienne a été établie en 2000. De 2000 à 2003, 4 060 sujets ont pu faire l’objet d’un interrogatoire et d’un examen. Entre 2004 et 2006, 3 566 ont eu un 2ème contact téléphonique. Pour 3 128 sujets,
Cas a discuter
Cas clinique N°12
Dr Véra Lemaire Paris
Il s'agit d'une patiente née en 1941, suivie à Lariboisière pour polyarthrite rhumatoïde évoluant depuis 1982.Elle a été successivement traitée par les sels d'or, puis par la D Penicillamine arrêtée pour protéinurie, puis par l'acadione. Enfin le methotrexate a été commencé en 1991 entraînant un bon contrôle de la maladie avec disparition des douleurs nocturnes, de la raideur douloureuse matinale et des gonflements. La polyarthrite, qui était séropositive, a touché les doigts et les poignets, les chevilles et les pieds avec une atteinte radiologique de ces articulations, stable depuis des années. Elle est aussi traitée par 5mg/j de prednisone, a dû arrêter
Rhumatologie pédiatrique
Article Commenté
Tendinobursites trochantériennes : pas d’intérêt de l’imagerie lors des injections de corticoïdes
Dr Sophie Florence Paris
Le radioguidage des injections locales de corticoïdes dans le traitement des tendinobursites trochantériennes augmente considérablement les coûts mais n’améliore pas réellement la prise en charge. Deux équipes de chercheurs américano-allemandes viennent de publier dans le British Medical Journal les résultats d’un essai randomisé en double aveugle.