Mise au point/Autres rhumatismes
Compte Rendu
Actualité de la chondrocalcinose articulaire
Dr Véra Lemaire Paris
La chondrocalcinose articulaire est le plus souvent asymptomatique. Son association à une arthropathie évolutive a été récusée par 4 études. Il n’y a pas d’association entre la chondrocalcinose et l’augmentation du risque de perte cartilagineuse avec arthrose. Dans 2 cohortes avec ou sans chondrocalcinose (présente dans 9% et 18% des cas), il y avait plutôt une diminution du risque d’amincissement cartilagineux dans la première cohorte.
En échographie, la chondrocalcinose est hyperéchogène, elle parait plus sensible que la radiographie et pourrait être une nouvelle technique diagnostique.
Ostéoporose/Autres - Rhumatologie
Compte Rendu
Homocystéine en rhumatologie
Dr Véra Lemaire Paris
Le risque cardio-vasculaire est augmenté au cours des maladies inflammatoires, notamment dans la PR où il est multiplié par 3. Les facteurs de risque classique ne sont pas les seuls en cause. Parmi les facteurs spécifiques figurent l’homocystéine qui est en cause dans l’athérosclérose et aussi dans la fragilité osseuse comme le montre l’homocystéinurie.
L’hyperhomocystéinémie entraîne un dysfonctionnement vasculaire avec une production augmentée de cytokines et une réaction inflammatoire. Mais s’agit-il d’une cause ou d’une conséquence ?
Douleur et Fibromyalgie
Compte Rendu
Les douleurs neuropathiques
Dr Véra Lemaire Paris
Les douleurs neuropathiques sont en rapport avec une lésion du système nerveux. La douleur spontanée peut être continue à type de brûlure ou paroxystique comme des décharges. La douleur provoquée est à type d’allodynie ou d’hyperalgésie, soit mécanique ou thermique.
Le questionnaire DN4 permet de l’évaluer : il est fait de 10 items dont les 7 premiers sont remplis par le patient et les 3 derniers par l’examen clinique. 4 réponses positives/10 identifient 86% des patients.
Pathologie rachidienne
Compte Rendu
Faut-il opérer les canaux lombaires rétrécis ?
Dr Véra Lemaire Paris
La symptomatologie liée aux canaux lombaires rétrécis est fréquente, le recours à la chirurgie variable.
Le traitement conservateur associe les AINS, les infiltrations épidurales ou/et interapophysaire postérieure, la rééducation, le port de corset, les tractions lombaires. La gabapentine a amélioré après 4 mois la douleur, la marche, les troubles de la sensibilité. Les infiltrations sont créditées d’efficacité à court terme.
Dans un suivi prospectif après 4-5 ans, 10 à 20% des patients sont opérés et 40% améliorés, après 10 ans 39% des patients sont opérés. On peut retenir que 40 à 70% des malades sont améliorés par le traitement conservateur. L’âge, les éléments cliniques, le listhésis, la scoliose ne sont pas des facteurs pronostiques, l’importance de la sténose est discutée.
Ostéoporose
Compte Rendu
Diabète et ostéoporose
Dr Véra Lemaire Paris
Le diabète n’est pas identifié comme facteur de risque de l’ostéoporose alors que l’on sait que l’insuffisance rénale est un facteur de risque d’ostéoporose à bas remodelage.
Dans le diabète insulino-dépendant la densité osseuse n’est pas abaissée mais il existe une augmentation des fractures de 3,7 à 12,2 dans les études épidémiologiques. Elle pourrait être liée à une augmentation des chutes liée à la macro et microangiopathie, une neuropathie sensitive ou la néphropathie. Dans le diabète non-insulinodépendant,
Mise au point
Compte Rendu
Maladie de Still de l’adulte
Dr Véra Lemaire Paris
La maladie de Still de l’adulte est rare : son incidence est de 0,4 à 0,6 pour 100 000. Le sexe ratio est de 0,5 avec une augmentation chez la femme. Il s’agit d’une maladie de l’adulte jeune mais des cas ont été publiés à 70 ans. La fièvre est constante, élevée supérieure à 39°, intermittente. Elle s’accompagne d’une éruption de macules roses, non prurigineuses prédominant au tronc, évanescente. L’atteinte articulaire est constante, retardée parfois, au second plan, mobile puis fixe, touchant les grosses articulations avec un liquide inflammatoire. L’évolution est soit régressive sans séquelles, soit vers la récidive, soit dans un tiers des cas chronique destructrice. L’ankylose intra-carpienne, non érosive est caractéristique. Les manifestations systémiques sont nombreuses, inconstantes : douleur pharyngée parfois inaugurale due à une inflammation périchondrale du cartilage cricoïde ou aryténoïde, des
Ostéoporose
Compte Rendu
Syndromes algiques de la privation estrogénique
Dr Véra Lemaire Paris
Depuis 2002, 1 million de femmes en France ont arrêté le traitement hormonal substitutif après la publication de l’étude WHI. Dans cette étude après l’arrêt il y avait une augmentation de douleur et raideur articulaires (26% versus 14% après arrêt du placebo). Ces douleurs disparaissent après réintroduction. Avec les anti-aromatases, de plus en plus utilisés dans le traitement du cancer du sein 20 à 30% de douleurs articulaires sont rapportées et 12 à 20% de myalgies.
Rhumatologie pédiatrique
Compte Rendu
Les technopathies du jogging
Dr Véra Lemaire Paris
Le jogging est défini par la distance effectuée : de 5 à 25 km/ semaine à une vitesse de 7 à 10 km/h. Il est donc différent de la course.
Sont pathogènes les microtraumatismes de la foulée, la pathologie liée à la chaussure, le sol, les anomalies morphostatiques de l’axe jambier, les erreurs d’entraînement. Le genou est atteint dans 30% des cas, le tendon d’Achille dans 20%, la périostite tibiale dans 15%, les fractures de fatigue dans 15%. Plus rares sont le syndrome des loges et celui de l’artère poplitée piégée.
Ostéoporose
Compte Rendu
Dépression et ostéoporose
Dr Véra Lemaire Paris
Les fractures ont une prévalence plus élevée chez les déprimés. La densité osseuse est diminuée comparée à celle de la population générale. Peuvent intervenir les chutes : 70% versus 59%. Le risque de fractures augmente avec la gravité de la dépression. Il peut y avoir aussi un effet indirect de l’intoxication alcoolique, de l’index de masse corporelle et de la sédentarité. Au cours de la dépression expérimentale chez la souris on observe une détérioration du tissu osseux qui passe par le système sympathique.
Thérapeutique : Recommandations/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Recommandations EULAR pour la prise en charge de la maladie lupique
Dr Véra Lemaire Paris
Suivant les procédures habituelles de l’EULAR, 12 recommandations ont été émises en consultant 19 spécialistes et un épidémiologiste concernant la prise en charge de la maladie lupique. Un demi-million de patients en Europe et un quart aux Etats-Unis ont une maladie lupique. Elle atteint le plus souvent la femme en âge de procréer et sa présentation clinique est très variable.
Les éléments du pronostic associent les signes cliniques (éruption, arthrite, sérite, manifestations neurologiques) et des signes biologiques (créatininémie, protéinurie, sédiment urinaire) et immunologiques (C3, anti-ADN natif, anti-Ro SSA et anti-La SSB, antiphospholipides, anti-RNP) qui peuvent fournir des informations sur l’évolution et l’atteinte viscérale, ce qui peut être complété par
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)/Vascularités(PPR/Horton/ANCA)
Article Commenté
Source : ActuHebdo - Rhumato mars 2008
Purpura, livedo, ischémie cutanée et gangrène : pensez au cryofibrinogène !
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
La cryofibrinogénémie est une pathologie rare qui se caractère par la cryoprécipitation du fibrinogène natif à l'origine d'accident occlusif des artères de petits et moyens calibres. Cette affection peut être essentielle ou secondaire à des pathologies comme les cancers, le diabète, les connectivites, les infections. Les manifestations cliniques les plus fréquemment observées sont : ischémie cutanée, purpura, livedo, ecchymoses, ulcérations, nécrose cutanée, plus rarement gangrène. Si tous les territoires cutanés peuvent être concernés,
Biomédicaments
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Source : ActuHebdo - Rhumato mars 2008
Précautions d'emploi du rituximab dans les maladies auto-immunes
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Le rituximab est un anticorps monoclonal chimérique reconnaissant le CD20 humain qui est une glycoprotéine de surface du lymphocyte B présent à la phase précoce de sa maturation dans la moelle osseuse jusqu'à sa différenciation en plasmoblastes. Après une cure de rituximab, on observe en général une déplétion lymphocytaire B périphérique complète pendant 6 à 12 mois. Looney et coll. proposent des recommandations d'utilisation du rituximab dans les maladies auto-immunes :