Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : Ann Rheum Dis. 2015 Mar 10. doi: 10.1136/annrheumdis-2014-206897
Traitement de la néphropathie lupique par Mycophénolate Mofétil versus Azathioprine : résultats à 10 ans
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Le Mycophénolate Mofétil (MMF) et l’Azathioprine (AZA) ont été comparés dans deux essais thérapeutiques visant à traiter la néphropathie lupique.
Dans l’étude ALMS, le MMF est apparu supérieur à l’AZA pour prévenir les rechutes rénales à 3 ans chez des patients qui avaient répondu à un traitement d’induction de la rémission de 6 mois soit par cyclophosphamide soit par MMF.
Cependant dans l’étude MAINTAIN, avec un suivi de 4 ans le MMF n’apparaissait pas supérieur à l’AZA
Article Commenté
Source : Ann Rheum Dis. 2015 ; 74(6):1178-82.
Rituximab VS cyclophosphamide dans les vascularites rénales à ANCA : données à 2 ans de l’essai randomisé RITUXVAS
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’étude RITUXVAS était un essai thérapeutique de 24 mois qui comparait le Rituximab (RTX) au cyclophosphamide/Azathioprine (AZA) dans le traitement des vascularites à ANCA. Trente-trois patients avaient été randomisés dans le groupe RTX et 11 dans le groupe cyclophosphamide/AZA.
À 6 mois de traitement il n’y avait pas de différence en terme de rémission (76% dans le groupe RTX VS 82 % dans le groupe contrôle). Tous les patients avaient initialement une atteinte rénale, certains avec insuffisance rénale sévère.
Sclérodermie
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Source : Rheumatology (Oxford). 2015 Jan 17.
Évaluation échographique de la pression artérielle pulmonaire systolique : un facteur prédictif de mortalité dans la sclérodermie systémique
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’échocardiographie reste encore aujourd’hui un des examens clés de dépistage de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) au cours de sclérodermie systémique (SSc). Hachulla et coll. avaient préalablement montré qu’une fuite tricuspide > à 2,8 m/s à l’échocardiographie (pression artérielle systolique estimée à au moins 36 mmHg) devait faire suspecter une hypertension artérielle pulmonaire au cours de la SSc.
Il n’est pas encore passé dans toutes les pratiques de tous les centres de recommander la réalisation
Vascularités(PPR/Horton/ANCA)
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Source : J Rheumatol. 2015 ; 42(2):316-22.
Quelle place pour les statines dans le traitement de la maladie de Horton ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
En se basant sur le registre national de l’Assurance-Maladie française, Pugnet et coll. ont pu étudier 103 cas incidents de Maladie de Horton observés dans la région Midi-Pyrénées entre janvier 2005 et décembre 2008.
Cette cohorte était comparée à une population témoin appariée pour l’âge le sexe et la date de diagnostic. L’exposition aux statines a été comparée entre la population de patients atteints de maladie de Horton et la population contrôle avant la survenue de la maladie de Horton par méthode
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : J Rheumatol. 2015 ; 42(3):551-2.
Leucoencéphalopathie multifocale et Belimumab : une première description
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Il n’y avait jusqu’à présent aucun cas rapporté de leucoencéphalopathie multifocale (LEMP) associée à la prise de Belimumab. Leblanc-Trudeau rapporte le premier cas qui concerne une femme de 58 ans dont le diagnostic de lupus systémique remontait à 1978 avec initialement comme seul traitement de l’hydroxychloroquine.
Suite à une poussée en octobre 2012 avec atteinte articulaire cutanée et cytopénie, un traitement combinant le Mycophenolate Mofétil (MMF) à la dose de 3 g par jour et 10 mg de Prednisone était
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : J Rheumatol. 2015 ; 42(3):541-6.
Utilisation du Rituximab dans le lupus systémique juvénile : expérience monocentrique sur une série de 50 enfants
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Il y a peu de données publiées à ce jour de l’utilisation du Rituximab (RTX) dans le traitement du lupus systémique à début juvénile. Tambralli et coll. rapportent les données rétrospectives de l’utilisation du RTX dans les connectivites de l’enfant.
Sur les 104 enfants traités par RTX avec un recul d’au moins 12 mois, 50 étaient atteints de lupus systémique. L’âge moyen à l’introduction du RTX était de 13,6 ans, la durée de suivi était de 2,6 +/- 1,5 ans.
Myopathie inflammatoire
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Source : N Engl J Med. 2014 ; 371(26):2537-8.
Le Ruxolitinib : une nouvelle approche thérapeutique des myopathies inflammatoires ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Hornung et coll. rapportent le cas d’une femme âgée de 72 ans vu pour une dermatomyosite réfractaire avec atteinte cutanée persistante et atteinte musculaire sévère avec tétraplégie et dysphagie.
Le traitement initial associait de fortes doses de corticoïdes associées à de l’Azathioprine mais sans aucun bénéfice. Des cures d’IgIV ont alors été proposées associées à du Mycophénolate Mofétil 2 g + Prednisone avec une amélioration partielle.
Rhumatismes microcristallins (goutte et chondrocalcinose)/Epidémiologie
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Source : Ann Rheum Dis 2014 ; 73:1470-6
La goutte : une pathologie dont « le poids augmente » !
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Les affections rhumatologiques chroniques et notamment les rhumatismes inflammatoires sont reconnus comme des maladies ayant un poids médico-économique élevé.
La goutte constitue aujourd’hui le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires avec une prévalence qui augmente, de nouveau traitements qui apparaissent… alors que les données médico-économiques récentes sont peu nombreuses pour une pathologie susceptible de se compliquer notamment d’atteintes cardiovasculaires ou rénales.
Polyarthrite rhumatoïde/Epidémiologie
Article Commenté
Source : Ann Rheum Dis 2014 ; 73:1316-22
La PR : une affection dans le Top 100 des pathologies les plus « lourdes »
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
En 2010, l’étude GBD (The Global Burden of Disease) a évalué le poids global de 291 pathologies dont la goutte (Ann Rheum Dis 2014 ; 73:1470-6) et la PR.
Cet article détaille les méthodes et résultats concernant l’évaluation du poids de la PR, et notamment l’évaluation de sa prévalence et de son poids évalué en DALY (Disability-Adjusted Life Years) et YLD (Years of Life lived with disability). Le diagnostic de polyarthrite repose sur les critères ACR 1987. L’analyse de la littérature a été reprise et analysée selon le modèle intitulé DisMod-MR.
Spondyloarthrite axiale/Autres - Rhumatologie
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Source : Rheumatol Int 2014 ; 34:1195-202
Spondylarthrite ankylosante : efficacité potentielle du traitement par radiofréquence dans les sacro-iliites
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le traitement médicamenteux de la spondylarthrite ankylosante repose sur les AINS en première intention et les anti-TNFα en seconde ligne. Pour autant il ne faudrait pas oublier la place potentielle des traitements locaux, et notamment l’infiltration des sacro-iliaques.
Ce travail de l’Université de Shanghai avait pour objectif de comparer l’efficacité antalgique du traitement des sacro-iliites par radiofréquence versus AINS. Il s’agit d’une étude contrôlée, randomisée, en ouvert.
Les patients devaient remplir les critères de
Rhumatisme psoriasique/Critères de diagnostic
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Source : Rheumatol Int 2014 ; 34:1211-6
Anticorps anti-CCP et rhumatisme psoriasique : un phénotype particulier ?
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le rhumatisme psoriasique est un rhumatisme inflammatoire chronique d’expression phénotypique dite « variée » : certains considèrent même que les formes périphériques polyarticulaires pourraient correspondre à l’association d’une polyarthrite séronégative et d’un psoriasis.
Ces dernières années, la présence d’anticorps anti-CCP a été reconnue comme spécifique de la polyarthrite rhumatoïde (PR) sans être toutefois pathognomonique. En effet, des anticorps anti-CCP peuvent être détectés au cours du rhumatisme psoriasique et en moyenne dans 10% des cas des formes périphériques (de 1 à 16% dans la littérature).
Polyarthrite rhumatoïde/Autres - Rhumatologie
Article Commenté
Source : Ann Rheum Dis 2014 ; 73:1549-51.
Traitement de la PR par méthotrexate : administration per os versus sous-cutanée
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le méthotrexate (MTX) constitue le traitement dit d’ancrage de la PR ; traitement prescrit en première intention en l’absence de contre-indication. On sait néanmoins que l’absorption digestive peut être très variable à l’échelon individuel et moindre lors de la prise de posologies élevées par voie orale.
D’un autre côté, la tolérance digestive aux doses élevées peut être médiocre, d’où l’intérêt potentiel de la voie sous-cutanée, ce d’autant que la stratégie dite ciblée avec intensification thérapeutique conduit volontiers à des posologies ≥ 15 mg/semaine.