Biomédicaments/Spondyloarthrite axiale
Compte Rendu
Source : 59èmes Journées du Centre Viggo Petersen
Traitement des spondyloarthrites rebelles aux traitements anti-TNF alpha
Dr Véra Lemaire Paris
30 à 40% des spondyloarthrites sont résistantes aux anti-TNF. Les traitements à action retardée ne sont pas efficaces dans la forme axiale. Les AINS restent le traitement de référence.
Il faut distinguer échec primaire et échec secondaire et optimiser le traitement. En cas d’atteinte périphérique on peut avoir recours au methotrexate ou à la salazopyrine.
Il faut utiliser les anti-TNF à bonne dose : infliximab 5mg/kg toutes les 6 semaines. En l’absence d’efficacité on dose l’infliximab et on recherche les anticorps anti-infliximab. Le changement d’anti-TNF
Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Source : 59èmes Journées du Centre Viggo Petersen
Obésité et rhumatismes inflammatoires chroniques
Dr Véra Lemaire Paris
En 2008 l’obésité atteignait 11% de la population en France. Les cellules adipeuses secrètent des cytokines pro-inflammatoires (TNF alpha, IL6…et des adipokines, leptine, adiponectine, resistine, visfatine.
L’obésité est fréquente chez les patients atteints de rhumatismes inflammatoires: 9 à 36% des PR sont obèses, 13 à 30% des spondyloarthrites et 36% des rhumatismes psoriasiques.
Dans la PR les obèses ont un score fonctionnel plus élevé mais un score radiologique plus faible. Dans la spondyloarthrite ils ont aussi un
Pathologie rachidienne
Compte Rendu
Source : 59èmes Journées du Centre Viggo Petersen
L’origine infectieuse des lombalgies chroniques, de Percival Pott à Michael Modic
Dr Véra Lemaire Paris
Le mal de Pott a longtemps été considéré comme sans lien avec la tuberculose. Il existe d’importantes lésions disco-vertébrales avec de volumineux abcès froids et un faible inoculum bactérien. Il existe des pseudo-Pott infectieux : dus à des mycobactéries atypiques, à bartonella ou à propionibacterium acnes. Ces spondylodiscites sont à faible évolutivité, nécessitent des traitements antibiotiques prolongés et peuvent être à l’origine de lombalgies post-infectieuses.
Polyarthrite rhumatoïde
Compte Rendu
Source : 59èmes Journées du Centre Viggo Petersen
Vaccinations et polyarthrite rhumatoïde
Dr Véra Lemaire Paris
Il n’y a pas d’effets secondaires particuliers de la vaccination dans un contexte de maladie auto-immune.
Il faut favoriser une bonne réponse vaccinale avant les biothérapies et aussi avant les traitements à action retardée, les corticoïdes.
La réponse au vaccin anti-pneumococcique est altérée avec un traitement par le methotrexate et aussi par le rituximab alors qu’elle n’est pas modifiée par les anti-TNF. Il en est de même pour la vaccination anti-grippale.
Sclérodermie/Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : J Rheumatol. 2014 ; 41(1):99-105.
Sclérodermie systémique : vous avez dit estomac pastèque ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
L’estomac pastèque ou ectasie vasculaire antrale gastrique (GAVE) est une affection rare observée chez environ 2% des patients en attente de transplantation hépatique. C’est une pathologie que l’on observe aussi au cours de certaines affections non hépatiques comme les connectivites, les insuffisances rénales chroniques, certaines maladies cardiaques et chez les transplantés médullaires.
Au cours de la sclérodermie, l’estomac pastèque est rarement rapporté malgré la large utilisation de la fibroscopie œsogastrique. Sa fréquence varie de 1,8 à 22,3%.
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
Article Commenté
Source : J Rheumatol. 2014 ; 41(1):84-90.
Atteinte oculaire grave des maladies systémiques : quel bénéfice du rituximab ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Pelegrin et coll. rapportent 9 cas d’atteinte oculaire ou orbitaire inflammatoire grave associée à des maladies systémiques résistantes aux traitements conventionnels et traités par RTX.
Six patients avaient une polyangéite granulomateuse (5 avec atteinte orbitaire granulomateuse et 1 sclérite), 1 patient avait une sclérite associée à une myosite, 1 une uvéite intermédiaire associée à un Behçet, 2 une uvéite antérieure (1 associé à une PR et l’autre à une arthrite chronique juvénile).
Tous les patients étaient réfractaires aux traitements conventionnels. Le nombre moyens de cycles de RTX étaient
Polyarthrite rhumatoïde
Article Commenté
Source : Rheumatology 2013 ; 52:2243-50
PR : la rémission évaluée par le patient… par le rhumatologue… et par échographie !
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le DAS28 reste de loin l’index composite le plus utilisé en pratique quotidienne pour évaluer l’activité de la PR et définir notamment la rémission clinique. Plusieurs études ont toutefois signalé que nombre de patients en rémission clinique conservaient une ou plusieurs synovites en échographie.
Il s’agit d’une étude originale espagnole.
Soixante-neuf patients ont été inclus et considérés par leur rhumatologue comme étant en rémission clinique. Ces patients ont évalué eux-mêmes (après une petite formation…) leur score d’articulations douloureuses et gonflées,
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde/Autres - Rhumatologie
Article Commenté
Source : J Rheumatol 2014 ; 41:414-21
Traitement de la PR par inhibition de la voie IL17 : résultats à 1 an avec le secukinumab – Résultats d’une étude de phase II
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le secukinumab est un anticorps monoclonal totalement humain dirigé contre l’IL17A (l’ixekizumab étant lui un anticorps humanisé anti-IL17). Les résultats de cette étude de phase II ont été publiés à la semaine 20 l’année dernière (Genovese MC et al. Ann Rheum Dis 2013 ;72 :863-9).
Cette publication complète les résultats de l’étude avec un recul de 1 an : étude de phase II, contrôlée, randomisée, initialement en double aveugle et contre placebo. A l’inclusion, il s’agit de sujets PR (ACR 1987) avec maladie active (score d’articulations douloureuses et gonflées ≥6) et en échec de méthotrexate (MTX) et/ou de biologique.
Spondyloarthrite axiale/Imagerie
Article Commenté
Source : Arthritis Rheum 2014 ; 66:667-73
Spondyloarthrites non radiographiques : un patient sur deux avec IRM normale des sacro-iliaques aurait une IRM rachidienne positive ! Analyse des patients de l’étude ABILITY-1
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le diagnostic de spondyloarthrite (SPA) axiale non RX repose sur les critères ASAS 2009 ; diagnostic retenu à partir soit de la présence d’une sacro-iliite en IRM (bras dit imagerie), soit la présence de l’antigène HLA B27 associée à d’autres signes cliniques (bras dit « clinique »).
Quelques études ont évalué l’apport potentiel de l’IRM rachidienne chez les sujets suspects ou reconnus comme ayant une spondyloarthrite axiale, mais cet examen n’est pas aujourd’hui pris en considération dans le cadre des critères ASAS. Enfin, on a récemment démontré l’efficacité comparable des anti-TNFα dans ces formes
Polyarthrite rhumatoïde
Article Commenté
Source : Arthritis Rheum 2014 ; 65:2773-82
Evaluation du risque familial de polyarthrite rhumatoïde : un risque multiplié par 3 chez les patients du 1er degré…
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
La PR est une affection dite d’origine multifactorielle, impliquant plusieurs facteurs génétiques dont les mieux connus sont les allèles à risque HLA DRB1 selon la théorie dite de l’épitope partagé. La génétique rendrait ainsi compte de 50 à 60% du déterminisme des PR ACPA positives (et 30 à 50% pour les PR ACPA négatives). De façon quelque peu surprenante, nous ne disposons que de rares études ayant évalué l’importance de l’agrégation familiale dans la PR.
C’est tout l’intérêt de ce travail suédois qui repose sur 3 cohortes avec croisement avec le registre national de la population suédoise.
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde/Autres - Rhumatologie
Article Commenté
Source : Rheumatology 2014 ; 53:76-84
Traitement de la PR par tocilizumab : à la recherche de facteurs prédictifs de réponse…
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le tocilizumab (TCZ) constitue aujourd’hui l’un des principaux biomédicaments de la PR ; disponible sous forme intraveineuse et probablement à l’avenir par voie sous-cutanée.
Cette étude rétrospective a été conduite à partir de 5 centres hospitalo-universitaires français : l’effectif est de 204 patients traités entre décembre 2009 et juin 2011 ; patients répondant aux critères PR – ACR 1987 et traités par TCZ à la dose de 8 mg/kg toutes les 4 semaines. La réponse EULAR et l’évolution du DAS28 ont été évaluées après 1, 2, 3 et 6 mois de traitement. Les facteurs prédictifs de réponse
Polyarthrite rhumatoïde/Autres - Rhumatologie
Article Commenté
Source : Scand J Rheumatol 2013 ; 42:433-436
Traitement de la PR par le léflunomide : l’expérience espagnole de l’IDSSC
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le léflunomide (LEF) est un traitement de fond synthétique conventionnel qui constitue aujourd’hui l’une des deux principales alternatives au MTX dans le traitement de la PR ; traitement efficace par ailleurs dans les spondyloarthrites périphériques et notamment le rhumatisme psoriasique.
Nous ne disposons que de rares expériences concernant ce traitement mis sur le marché de façon quasi simultanée aux premières biothérapies anti-TNFα.
Cette expérience madrilène constitue une importante étude rétrospective ; il s’agit de l’ensemble des patients avec PR et traités par LEF