Rhumatismes microcristallins (goutte et chondrocalcinose)/Biomédicaments
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Traitement des accès goutteux par canakinumab : résultats d’une étude de phase II
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Le traitement des accès goutteux repose en règle soit sur la colchicine, soit sur les anti-inflammatoires stéroïdiens ou non. Ces traitements ne sont pas néanmoins toujours efficaces ni dénués d’effets indésirables en particulier en cas de comorbidités associées comme une insuffisance rénale ou un diabète. Plusieurs travaux récents ont mis en avant l’intérêt potentiel de l’inhibition de l’interleukine 1 dans le traitement de la goutte. Le canakinumab (ACZ885) pourrait être ainsi une nouvelle voie thérapeutique ; anticorps monoclonal totalement humain anti-IL1β (ayant une longue demi-vie de l’ordre de 21 à 28 jours).
Spondyloarthrite axiale/Diagnostics et arbres décisionnels
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Intérêt de l’IRM dans la spondylarthrite ankylosante : résultats de l’étude MORPHO
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’IRM est aujourd’hui reconnue pour détecter de possibles sacro-iliites infraradiographiques et constitue désormais un élément du diagnostic positif de spondylarthrite ankylosante (SA) (critères ASAS). Cette étude internationale avait pour objectif principal de préciser l’utilité diagnostique de l’IRM dans la SA.
Les auteurs ont ainsi comparé l’interprétation de l’IRM des sacro-iliaques réalisée chez 102 patients ayant une SA (75 vérifiant les critères de New York avec sacro-iliite radiographique et 27 avec SA préradiographiques et symptomatologie de lombalgies inflammatoires, 26 témoins âgés de moins de 40 ans et
Biomédicaments/Polyarthrite rhumatoïde
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Efficacité structurale des traitements de fond, des corticoïdes et des biomédicaments dans la polyarthrite rhumatoïde : résultats de 21 méta-analyses réalisées à partir de 70 essais contrôlés, randomisés
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’efficacité structurale, radiologique est considérée aujourd’hui comme l’un des éléments majeurs de l’évaluation thérapeutique dans la PR. Ce travail résume plusieurs méta-analyses conduites à partir d’essais contrôlés, randomisés ayant évalué la progression annuelle moyenne en fonction de tel ou tel traitement et/ou telle ou telle stratégie.
Les premières méta-analyses ont comparé un traitement de fond en monothérapie versus un autre traitement de fond en monothérapie. Les 2èmes analyses ont été faites en comparant les traitements de fond en monothérapie versus placebo. Le 3ème type de méta-analyse concerne les stratégies de combinaison de
Polyarthrite rhumatoïde/Biomédicaments
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Cytolyse hépatique et anti-TNFalpha : résultats du registre nord-américain CORRONA
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’augmentation des transaminases constitue une anomalie biologique bien connue et observée principalement sous méthotrexate (MTX) et léflunomide (LEF). De possibles cytolyses hépatiques ont été constatées chez des patients traités par anti-TNFα ; les analyses en pratique quotidienne restant rares, d’où l’intérêt de ce travail reposant sur le registre américain CORRONA.
Au total, les auteurs ont retenu 6 861 patients ayant une polyarthrite rhumatoïde (PR). 4 147 ont été traités par DMARDs par voie orale, 849 ont reçu de l’adalimumab (ADA), 1 383 de l’etanercept (ETA) et
Polyarthrite rhumatoïde/Biomédicaments
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Traitement de la polyarthrite rhumatoïde par rituximab : résultats de l’étude SERENE
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
L’étude intitulée SERENE (Study Evaluating Rituximab’s Efficacy in methrotrexate iNadequate rEsponders) est une étude de phase III qui avait pour objectif principal d’évaluer l’efficacité et la tolérance du rituximab (RTX) à la dose de 500 mg ou de 1000 mg x 2 chez des sujets ayant une PR active malgré un traitement par méthotrexate mais « biologiques naïfs ».
Il s’agit d’une étude contrôlée, randomisée, réalisée en double aveugle et contre placebo. Cinq cent onze patients dont 509 traités ont été randomisés en 3 bras : 168 avec 2 perfusions initiales à 500 mg de RTX, 172 avec
Polyarthrite rhumatoïde/Biomédicaments
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Polyarthrite rhumatoïde : chez quels patients en rémission pouvons-nous arrêter les anti-TNFalpha ?
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
On ne dispose encore à l’heure actuelle que de rares données concernant la conduite à adopter chez un patient traité notamment par biomédicament et en rémission prolongée. L’objectif de cette étude était d’analyser les facteurs prédictifs de maintien de la rémission après arrêt du traitement anti-TNFα.
Cette étude repose sur 47 patients. Tous vérifient les critères de rémission EULAR DAS28 et ce sous traitement combinant méthotrexate (MTX) et anti-TNFα depuis au moins 6 mois. Le traitement anti-TNFα a alors été interrompu et le maintien de la rémission a été analysé sur une période de 2 ans.
Le critère principal de l’étude
Autres - Rhumatologie/Rhumatismes microcristallins (goutte et chondrocalcinose)
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
A propos de l’effet hypouricémiant potentiel du lait : résultats d’une étude contrôlée
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
Quelques études récentes ont mis en avant l’effet bénéfique potentiel des laitages chez les sujets goutteux et en particulier pour le lait écrémé ; effet biologique qui ne reposerait pas sur un mécanisme de type hyperuraturiant. On sait néanmoins que le lait peut être plus ou moins riche en acide orotique ; acide orotique dont les concentrations sont plus élevées dans les laits de fin de saison et qui exerce un effet de compétition avec les urates au niveau de l’excrétion tubulaire rénale.
L’objectif de cette étude néozélandaise était d’évaluer l’effet sur l’uricémie à court terme de 3 laits différents comparativement à
Polyarthrite rhumatoïde/Autres - Rhumatologie
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Traitement hormonal substitutif et risque de PR : résultats de la cohorte ESPOIR
Pr René-Marc Flipo CHU - Lille
La physiopathogénie de la PR fait intervenir plusieurs interactions dites « gènes-environnement » dont l’interaction bien connue aujourd’hui entre tabac et génotype HLA DR. D’un autre côté, de nombreuses études ont mis en avant le rôle potentiel de facteurs hormonaux. Les résultats restent contradictoires néanmoins concernant l’effet protecteur potentiel du traitement hormonal substitutif (THS).
Cette étude repose sur les données de la cohorte française ESPOIR. Cinq cent soixante huit femmes ont ainsi été prises en compte sur les 2 critères principaux que sont la présence d’anticorps anti-CCP à l’inclusion et le diagnostic de PR
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)/Vascularités(PPR/Horton/ANCA)
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Que faire dans la maladie de Wegener et la micropolyangéite en cas d’échec du traitement d’induction ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Dans les vascularites à ANCA de type maladie de Wegener et micropolyangéite, le traitement d’induction repose en France habituellement sur les corticostéroïdes et le cyclophosphamide IV (CYC).
Seror et coll. rapportent les données évolutives de 159 patients atteints de maladie de Wegener ou de micropolyangéite nouvellement diagnostiqués ayant des critères de mauvais pronostique selon le FFS score (≥ 1). Tous ont reçu un traitement associant corticoïdes par voie IV 15 mg/kg trois jours de suite puis relais prednisone 1 mg/kg pendant 3 semaines associé à du CYC IV 3 bolus de 0,6 m2 espacés
Maladies systémiques (lupus, sclérodermie, Sjögren...)
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Source : ActuHebdo - Rhumato décembre 2010
Quel traitement immunosuppresseur proposer après obtention de la rémission de la néphropathie lupique : azathioprine ou mycophénolate mofétil ?
Pr Eric Hachulla CHRU - Lille
Houssiau et coll. rapportent les résultats de l’étude MAINTAIN menée en Europe dans la néphropathie lupique proliférative. Au total, 105 patients ont été inclus dans cette étude. Tous les patients ont été traités initialement par 3 bolus de méthylprednisolone 750 mg suivis d’une corticothérapie par voie orale associée à 6 bolus de cyclophosphamide (CYC) IV de 500 mg administrés tous les 15 jours sur la base d’une randomisation à l’inclusion dans l’étude.
Les patients recevaient en relais soit de l’azathioprine (AZA) à la dose de 2 mg/kg ou du mycophénolate mofétil (MMF) à la dose
Cas a discuter
Cas clinique N°28
Dr Véra Lemaire Paris
Il s'agit d'un homme de 39 ans hospitalisé pour polyarthrite touchant les genoux, les poignets et les épaules. Il existe un syndrome inflammatoire avec une vitesse de sédimentation à 52mms à la première heure, une petite hyperleucocytose à polynucléaires à 13500GB ; les réactions de Waaler-Rose et au latex sont négatives.
Il signale avoir eu une diarrhée pendant 2-3 jours quelques jours avant l'apparition de la polyarthrite, peut-être due à une intoxication alimentaire. Les radiographies des articulations touchées
Rhumatologie pédiatrique
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Injections médicamenteuses locales dans les tendinopathies
Mme Caroline Puech Paris
Comparées aux injections de corticoïdes, efficaces à court terme, les injections d’autres traitements comme l’acide hyaluronique peuvent avoir des effets à plus long terme notamment dans le traitement des épicondylalgies latérales. Néanmoins, les différents effets des injections sur les tendinopathies varient fortement selon leur site. Des chercheurs australiens viennent de publier, dans The Lancet, les résultats d’une revue de la littérature réalisée à partir d’essais randomisés et contrôlés évaluant l’efficacité et l’innocuité des différentes injections locales dans la prise en charge des tendinopathies.