Envoi du mail en cours
 

LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 18 mars 2025

ARTICLE DU JOUR
Transplantation hépatique : la technologie contre la pénurie de greffons

Transplantation hépatique : la technologie contre la pénurie de greffons
L'Académie nationale de chirurgie a consacré une session entière à la transplantation hépatique, alors que les listes d’attente s’allongent. Pour y répondre ? Les avancées dans la préservation des greffons, la transplantation assistée par robot et des greffons fabriqués de toutes pièces en laboratoire.
 
Aujourd’hui, le nombre de patients en attente de transplantation hépatique reste 2,4 fois supérieur à celui des greffons disponibles. 1300 greffes hépatiques annuelles sont réalisées en France.
Mais la pénurie de greffons risque de s’aggraver, avec la hausse des métastases hépatiques du cancer colorectal et le raz-de marée de la stéatohépatite associée à un dysfonctionnement métabolique (MASH, ex-NASH), laquelle deviendra bientôt la première indication de transplantation hépatique.
 
Pour pallier le manque de greffons, les pistes sont multiples. Ainsi, pour limiter le risque de cholangite ischémique du greffon chez les patients donneurs vivants Maastricht 3, la mise en place d’une circulation normothermique régionale oxygénée après l’arrêt cardiaque a démontré son efficacité sur la qualité des greffons et les résultats post-transplantation.
Entre 2018 et 2023, 687 transplantations hépatiques ont été réalisées en France à partir de donneurs Maastricht 3, avec un taux de survie de 94,2% à un an et de 88,1% à trois ans.
Autre avancée, qui devra être confortée : l’intérêt du robot. Une première série portugaise avec des greffons complets issus de donneurs décédés confirme la faisabilité d’une approche mini-invasive avec des avantages : incision réduite, manipulation plus douce des tissus, meilleure visualisation, précision accrue des anastomoses vasculaires et biliaires, et réduction de la douleur postopératoire. En cours d’amélioration (sélection des patients, aspects techniques).
Quant à la « perfusion hépatique normothermique ex situ prolongée », elle atténue les effets délétères de l’ischémie-reperfusion. Les premières données montrent qu’elle permet de récupérer certains greffons sévèrement endommagés, habituellement écartés de la transplantation.
L’idée de « fabriquer » un greffon avance aussi. La décellularisation et recellularisation   consiste à éliminer les cellules d’un foie prélevé pour ne conserver que son squelette vasculaire, ensuite recolonisé par perfusion de cellules, potentiellement d’origine xénogénique.
Enfin, autres solutions à leur balbutiement, les organoïdes hépatiques à partir de cellules souches (la fonction du foie, mais sans la forme) et la bio-impression 3D.
 
Référence :
Académie nationale de chirurgie séance (26 février 2025)
« Covid-19 : aurait-on pu éviter de confiner la France ? Cinq ans après, des experts répondent »
%alt%
« Covid-19 : aurait-on pu éviter de confiner la France ? Cinq ans après, des experts répondent »
%alt%