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Revue de presse du 21 mai 2026

ARTICLE DU JOUR
Agonistes des récepteurs du GLP-1 : un bénéfice possible en cas de cancer du sein

Agonistes des récepteurs du GLP-1 : un bénéfice possible en cas de cancer du sein

L'utilisation d’agonistes des récepteurs du GLP-1 par des femmes présentant une obésité et des troubles métaboliques, et atteintes d'un cancer du sein, semble bénéfique pour leur survie. C’est ce que suggère une étude parue dans le JAMA dont les résultats doivent être confirmés par des essais cliniques randomisés.

Les femmes atteintes d'un cancer du sein et présentant une obésité ou un diabète de type 2 ont un taux de survie plus faible que celles de poids normal. En raison de leurs troubles métaboliques, certaines prennent des agonistes des récepteurs de GLP-1. 
Une équipe a évalué l'association entre l'utilisation de ces médicaments et la mortalité toutes causes ainsi que la survie sans récidive chez ces femmes. 
Cette étude de cohorte rétrospective repose sur des données américaines issues de 68 établissements de santé. Elle a inclus 841.831 patientes atteintes d’un cancer du sein (âge moyen 69 ans). 
Après exclusions et appariements, trois cohortes ont été identifiées : 1610 patients pour l’utilisation versus la non-utilisation d’un agoniste des récepteurs du GLP-1 (patientes obèses IMC ≥30), 2323 patients pour l’utilisation d’un agoniste des récepteurs du GLP-1 versus l’insuline ou la metformine (patientes atteintes de diabète de type 2), et 4 052 patients pour l’utilisation d’un agoniste des récepteurs du GLP-1 versus les inhibiteurs du SGLT-2 (patientes atteintes de diabète de type 2). 
Chez les patientes obèses, les arGLP-1 étaient associés à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues (HR 0,35 ; p < 0,001) et de survie sans récidive (HR 0,44 ; p < 0,001) sur une période de suivi de 10 ans. 
Chez les patientes atteintes de diabète de type 2, les arGLP-1 comparativement à l'insuline ou à la metformine étaient associés à un risque plus faible de mortalité toutes causes confondues (HR 0,09 ; p < 0,001) et de survie sans récidive (HR 0,33 ; 0,21-0,50 ; p < 0,001). 
Aucune différence significative n'a été observée entre les groupes traités par arGLP-1 et par inhibiteurs du SGLT2. Les analyses de sous-groupes ont donné des résultats similaires.

Référence :
Kristina L. Tatum et al.
Survival and Recurrence With GLP-1 Receptor Agonists in Breast Cancer
JAMA Netw Open, May 11, 2026
Retrouvez l’abstract en ligne

« Les scientifiques comprennent enfin le fonctionnement de la metformine, antidiabétique le plus prescrit au monde »
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