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Revue de presse du 17 juin 2025

ARTICLE DU JOUR
De la greffe à la maladie : le fardeau de la GVH chronique

De la greffe à la maladie : le fardeau de la GVH chronique
La maladie du greffon contre l’hôte chronique (Graft-versus-Host Disease), qui survient chez certains patients après une greffe de moelle osseuse, est-elle une simple complication de l’allogreffe ? Non, répond un nouveau collectif, avec le soutien d’experts hématologues : c’est une maladie rare à part entière.
 
Dans son manifeste, le tout nouveau Collectif Agir ensemble pour la reconnaissance de la GVH chronique fait entendre la voix de ceux qui, après une greffe de moelle osseuse, vivent durablement avec des effets indésirables fréquents, souvent lourds, parfois mortels.
Sept associations de patients (Egmos, ELLyE, Association Laurette Fugain, Restart, Fédération Leucémie Espoir, CCM et France Moelle Espoir), soutenues par de nombreux médecins spécialistes, affirment que la GVH chronique est une véritable maladie rare, et non une simple complication de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques.
Une reconnaissance indispensable, à la fois pour nommer clairement la réalité et parce qu’elle constitue la condition préalable pour exiger des autorités de santé une prise en charge équitable, avec un parcours de soins structuré garanti à chacun, dont le recours aux spécialistes d’organes experts au sein d’une filière Santé Maladies Rares.
 
Chaque année en France, environ 2100 patients atteints d’une maladie hématologique reçoivent une greffe de cellules souches hématopoïétiques. L’incidence de la GVH chronique varie selon les études : entre 30 et 80% des patients développent une forme aiguë ou chronique de la maladie.
Elle est impliquée dans environ 15% des décès. Cinq ans après la greffe, seuls 30% des patients n’auront jamais présenté de signes de GVH.
Le Pr David Michonneau, hématologue à l’Hôpital Saint-Louis (AP-HP), la décrit comme une réaction (cellules auto-réactives) des cellules immunitaires nouvellement produites après l’allogreffe, provoquant des lésions inflammatoires et fibrosantes durables. Ces atteintes multiples, lourdes et difficiles à traiter, ont un mécanisme comparable à celui d’une maladie
auto-immune.
 
Référence :
Communiqué de presse « Collectif Agir ensemble pour la reconnaissance de la GVH chronique » et Manifeste (juin 2025, 56 pages)
« "Je consommais 1,5 litre de vodka par jour" : la fragilité des patrons face aux addictions à l'alcool ou aux drogues »
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« "Je consommais 1,5 litre de vodka par jour" : la fragilité des patrons face aux addictions à l'alcool ou aux drogues »
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