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Revue de presse du 21 avril 2023

ARTICLE DU JOUR
Prudence avec les inhibiteurs de Janus Kinase

Prudence avec les inhibiteurs de Janus Kinase
L’ANSM a restreint l’utilisation des inhibiteurs de Janus Kinase dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques. En cause, des risques d’effets indésirables graves tels que des troubles cardiovasculaires majeurs, caillots sanguins, infections graves, cancers, voire décès. Personnes âgées, fumeurs ou personnes à risque cardiovasculaire ou de tumeur maligne ne peuvent plus en bénéficier en dehors de cas particuliers.
 
Les inhibiteurs de Janus Kinase indiqués dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques présentent des effets indésirables graves tels que des troubles cardiovasculaires majeurs, caillots sanguins, infections graves, cancers, voire décès. Ces risques s’appliquent à cinq médicaments de cette classe : abrocitinib, filgotinib, baricitinib, upadacitinib et tofacitinib.
L’ANSM indique que pour réduire le risque d’effets indésirables, ces médicaments ne doivent plus être utilisés, sauf s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique, chez les patients âgés de 65 ans et plus, chez les fumeurs ou anciens fumeurs, chez les personnes ayant d’autres facteurs de risque cardiovasculaire ou de tumeur maligne. 
Ces mesures font suite à une réévaluation européenne de ces médicaments après qu’un essai clinique mené chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et présentant certains facteurs de risque, a montré un risque cardiovasculaire accru mais aussi de cancers et de décès avec le tofacitinib, en comparaison à l’utilisation d’anti-TNF-alpha.
Les conclusions de la réévaluation européenne ont confirmé que le tofacitinib augmente les risques d'événements cardiovasculaires majeurs, de cancers, notamment de cancers cutanés, de thromboembolie veineuse, d’infections graves et de décès, et qu’il s’agit d’un effet de classe.
Toutefois les deux inhibiteurs de Janus Kinase, ruxolitinib et fédratinib, utilisés en hématologie pour le traitement de troubles myéloprolifératifs, ne sont pas concernés par cette réévaluation.

Source :
ANSM, avril 2023
Inhibiteurs de Janus kinase et traitement des maladies inflammatoires chroniques : restrictions d’utilisation pour diminuer le risque d’effets indésirables graves
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