Canicule : adapter les prescriptions médicamenteuses
Par Mme Aude Rambaud
Saint-Germain-en-Laye
Article commenté :
Face aux vagues de chaleur estivale, l’ANSM appelle les patients à la prudence vis-à-vis de la consommation de médicaments et recommande plusieurs mesures aux médecins pour réduire le risque iatrogène pendant les périodes de forte chaleur.Face à un été caniculaire, l’ANSM rappelle les règles de bon usage des médicaments en cas de forte de chaleur. Aux professionnels de santé, il est recommandé de procéder à une évaluation complète de l’état d’hydratation (clinique, apports hydriques, poids, fréquence cardiaque, tension artérielle, bilan ionogramme complet avec créatininémie et clairance de la créatinine) avant de prendre toute décision thérapeutique.
L’agence propose de contrôler régulièrement l’état d’hydratation et les facteurs de risque, de dresser la liste des médicaments pris par le patient et identifier ceux qui pourraient altérer l’adaptation de l’organisme à la chaleur, de réévaluer l’intérêt de chacun des médicaments et supprimer tout médicament qui apparaît soit inadapté, soit non indispensable, en particulier ceux susceptibles d’altérer la fonction rénale.
Enfin, il est recommandé d’éviter la prescription d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, AINS classiques, inhibiteurs de la COX-2 ou coxibs), particulièrement néphrotoxiques en cas de déshydratation. En cas de fièvre, la prescription de paracétamol est inefficace pour traiter le coup de chaleur et peut aggraver une atteinte hépatique souvent présente. Et en cas de prescription de diurétique, vérifier que les apports hydriques et sodés sont adaptés.
Source :
ANSM
Mise au point sur le bon usage des médicaments en cas de vague de chaleur, juin 2023
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Date de publication : 28 juillet 2023

