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LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 10 février 2025

ARTICLE DU JOUR
Le sémaglutide en vraie vie, comment gérer ?

Le sémaglutide en vraie vie, comment gérer ?
À la Journée annuelle Benjamin Delessert 2025 (31 janvier, Paris), Audren Dumotier, diététicien-nutritionniste, a présenté son retour d'expérience sur l'introduction du sémaglutide chez les personnes en situation d’obésité ou de fort surpoids avec comorbidités, dont certains patients ont pu bénéficier en accès précoce en mai 2022 à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Il partageait ses conseils pour une instauration et un suivi bien encadrés, favorisant le bon usage et limitant les effets secondaires.
 
Avec la mise à disposition effective en France des traitements anti-obésité — liraglutide 3 mg/jour, sémaglutide 2,4 mg/semaine et tirzépatide (jusqu'à 15 mg) —, la gestion quotidienne de ces traitements devient une réalité concrète.
Le liraglutide a été le premier à obtenir une AMM, suivi en octobre et novembre 2024 par le sémaglutide et le tirzépatide. Leur prescription est réservée aux personnes dont l’IMC dépasse 27 kg/m² en présence de comorbidités, ou 30 kg/m² avec ou sans comorbidités. 
Ces traitements ne sont pas remboursés, mais la révision de l’ASMR récente du Wegovy (sémaglutide) le laisse entrevoir à une courte échéance.
À l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris), de nombreux patients remplissant ces critères ont pu bénéficier à partir de mai 2022 de cet analogue du GLP-1 hebdomadaire injectable, en accès précoce.
Sur 463 patients traités, 43 ont interrompu leur traitement. Parmi eux, 27,9% ont cessé en raison d'effets secondaires invalidants altérant leur qualité de vie. L’absence d’efficacité sur le poids a conduit 48% des patients à arrêter. Des difficultés d’approvisionnement ont été rapportées par 11% d’entre eux.
L’instauration d’une chimiothérapie a motivé 4,7% des arrêts, tout comme la survenue d’une grossesse. Une pancréatite d'origine indéterminée, dans un contexte d’alcoolisme, a conduit à stopper le traitement.
Globalement, après un an, 4% des patients ont présenté des effets secondaires graves. Environ 85% ont connu des effets indésirables à un moment donné, généralement légers à modérés (nausées et vomissements, diarrhées, manque d'appétit – anorexie).
Les effets indésirables apparaissent généralement dans les 24 à 48 heures suivant l’injection, notamment lors des paliers d’augmentation des doses. Leur intensité tend à diminuer avec le temps, une stabilisation étant observée après 4 à 6 mois.
 
Référence :
Le rôle du diététicien dans la prise en charge avec ces nouveaux médicaments, par Audren DUMOTIER, 31 janvier 2025, MAISON DE LA RATP (Paris)/Journée annuelle Benjamin Delesert (31/01/25, Paris)
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