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Revue de presse du 29 mai 2023

ARTICLE DU JOUR
20% des Français souffriraient d'apnées du sommeil

20% des Français souffriraient d'apnées du sommeil
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est aussi fréquent que très largement sous-diagnostiqué. D’après la vaste cohorte française CONSTANCES de l’Inserm, non seulement 20% des Français en souffriraient mais seuls 4% des patients seraient effectivement traités pour cette maladie respiratoire aux conséquences sur la qualité de vie et la santé, en particulier cardiovasculaire et neurocognitive.
 
Le SAOS associe le ronflement la nuit, une somnolence très importante le jour et des maladies associées favorisées par la répétition et la profondeur de l’hypoxémie (hypertension artérielle, diabète, troubles cognitifs et de l’humeur, notamment).
Publiée par l’European Respiratory Society, l’étude du Dr Pauline Balagny (Hôpital Bichat, Paris) sur la cohorte française CONSTANCES (20.151 Français volontaires âgés de 18 à 69 ans dans 21 départements métropolitains) (1) a trouvé une prévalence des apnées du sommeil traitées de 3,5%. Or, 18,1% des personnes de la cohorte ont un questionnaire de Berlin (2) positif, donc non diagnostiquées et, par conséquent, non traitées.
Le diagnostic était posé soit d’après un questionnaire de Berlin positif, soit selon l’index d’apnées et hypopnées nocturnes par heure. L’âge, l’obésité, la dépression, une mauvaise hygiène de vie et les conditions socio-économiques défavorables sont associés à la présence d’un SAOS traité ou à un risque élevé d’apnées du sommeil. 
La fréquence de la maladie est moins importante chez la femme par comparaison à l’homme (18% contre 20,2%) et croît avec l’avancée en âge : 11,1% chez les moins de 40 ans, 19,1% chez les 40-49 ans, 25 % chez les 50-59 ans et 31,3% chez les plus de 60 ans. Une dépression, ou une faible activité physique, double le risque de SAOS.
 
Au vu de ces résultats, les auteurs pointent le sous-diagnostic patent de cette pathologie courante en France, puisque 1/5 des sujets sont considérés comme à haut risque et que seuls 3,5% des patients "apnéiques" sont traités par pression positive continue (PPC).
 
Références :
1. Balagny P, et al. Prevalence, treatment and determinants of Obstructive Sleep Apnea and its symptoms in a population-based French cohort. ERJ Open Res 2023; in press 
Retrouvez l’abstract en ligne
2. Le diagnostic d’apnées du sommeil était validé lorsque soit le sujet était traité par PPC, soit lorsqu’il déclarait un résultat significatif au questionnaire de Berlin (QB ; sensibilité évaluée à 80%). Ce dernier porte sur dix critères : ronflement, hypersomnolence, IMC et hypertension artérielle, notamment.
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