Obésité : portrait-robot des utilisateurs américains de sémaglutide
Par Mme Aude Rambaud
Saint-Germain-en-Laye
Article commenté :
Quels patients en situation d’obésité se voient prescrire du sémaglutide aux Etats-Unis ? Une étude dresse un portrait-robot des utilisateurs obèses sans diagnostic de diabète. Le sexe, l’utilisation d’autres traitements et le fait de disposer d’une assurance santé sont des facteurs clés. Ce travail est paru dans le JAMA.Le sémaglutide, analogue du GLP-1, est de plus en plus utilisé dans le traitement de l’obésité. Une équipe a exploré les facteurs associés à l'initiation de ce traitement chez des sujets souffrant d'obésité mais sans diagnostic de diabète.
Cette étude de cohorte observationnelle rétrospective a inclus des adultes américains avec un premier diagnostic d'obésité en ambulatoire ou en cours d’hospitalisation entre 2021 et 2022. Les critères d'inclusion étaient l'absence de médicament anti-obésité et de chirurgie bariatrique au cours des 12 mois précédents. Les facteurs associés à la prescription de sémaglutide ont été identifiés parmi vingt caractéristiques principales.
Sur 97.456 participants, 2% ont débuté un traitement par sémaglutide dans les six mois suivant leur diagnostic initial d'obésité. Les facteurs associés à cette prescription étaient le fait d’être de sexe féminin (OR 2,30 ; 2,05-2,58), l'utilisation d'antidépresseurs (OR 1,62 ; 1,46-1,78) et une assurance santé imposant des professionnels de santé (OR 1,78 ; 1,42-2,22).
Référence :
Meghan I. Podolsky et al.
Factors Associated With Semaglutide Initiation Among Adults With Obesity
JAMA Netw Open. 2025;8(1):e2455222.
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Date de publication : 5 février 2025

