Envoi du mail en cours
 

LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 26 septembre 2023

ARTICLE DU JOUR
Épaule douloureuse : la HAS rappelle les bonnes pratiques

Épaule douloureuse : la HAS rappelle les bonnes pratiques
Près de 25% des patients sont opérés de la coiffe des rotateurs sans avoir reçu, dans l’année précédente, le traitement médical adapté. Entre 2006 et 2014, le nombre de chirurgies pour épaule douloureuse a augmenté de 76%. C’est en s’appuyant sur ces constats que la Haute autorité de santé (HAS) publie ses recommandations de bonne pratique devant une épaule douloureuse non traumatique et non calcifiante. Les 3èmes en la matière. Gageons qu’elles seront mieux suivies que les précédentes.
 
La cause principale de douleur à l’épaule est la pathologie de la coiffe des rotateurs, qui concerne environ 2 douleurs d’épaule sur 3. La HAS rappelle que face à une épaule douloureuse récente et non traumatique, la priorité est donnée à l'examen clinique pour établir un diagnostic, exclure les diagnostics alternatifs (comme l’arthrose, les causes infectieuses, tumorales ou rhumatismales - rhumatismes inflammatoire ou microcristallin - voire douleurs projetées) et évaluer le retentissement des symptômes.
Si la radiographie est indiquée en première intention, l’imagerie ne doit être envisagée qu’en cas de suspicion de pathologie sévère à l’examen clinique (face/profil, à la recherche de calcifications ou d'autres pathologies) ou de persistance des symptômes au-delà de 4 à 6 semaines, avec ou sans traitement, malgré un examen clinique n’ayant décelé aucun élément évocateur d’une pathologie sévère.
Sur le volet thérapeutique, la HAS insiste : la chirurgie n’a pas d’intérêt en l’absence de rupture de la coiffe des rotateurs. Au lieu de cela, le traitement est médico-fonctionnel : antalgiques, AINS, kinésithérapie, infiltration de dérivés cortisonés, éducation et conseils de prévention individuelle et professionnelle.
Les injections d’acide hyaluronique ou de plasma riche en plaquettes n’ont pas démontré leur efficacité dans le syndrome douloureux sub-acromial. Si la symptomatologie persiste, une consultation auprès d'un médecin spécialiste de l’épaule est recommandée, parmi lesquels le rhumatologue, le médecin de médecine physique et de réadaptation, le médecin du sport ou le chirurgien orthopédique.
 
Référence :
HAS. Outil d'amélioration des pratiques professionnelles (19 sept. 2023)
Conduite diagnostique devant une épaule douloureuse non traumatique de l’adulte et prise en charge des tendinopathies de la coiffe des rotateurs
Voir le document
« "Éviter des morts cet hiver" : pourquoi des médecins réclament les vaccins anti-VRS pour les personnes âgées »
%alt%
« "Éviter des morts cet hiver" : pourquoi des médecins réclament les vaccins anti-VRS pour les personnes âgées »
%alt%