Ménopause
Compte Rendu
Les fractures fémorales atypiques : quoi de neuf ?
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Des rapports récents suggèrent une relation entre un sous-groupe de fractures sous-trochantériennes et diaphysaires du fémur (fractures atypiques) et le traitement par bisphosphonates (BP). Une étude récente, faite à partir des grands essais (FIT, FLEX, HORIZON) évaluant des agents ostéoporotiques (Black et al, N Engl J Med 2010), ne retrouve pas de relation significative.
Le risque de fractures sous-trochantériennes ou diaphysaires associé à l’utilisation prolongée de bisphosphonate apparaît très faible, même chez les femmes ayant reçu jusqu’à 10 ans de traitement, comparativement aux fractures prévenues par ces traitements. Plusieurs communications ont abordé ce problème.
Ménopause
Cas Clinique
Attention aux écarts de conduite
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Vous suivez Mme D., 60 ans, depuis 3 ans pour une ostéoporose avec un T score à -3 DS au rachis lombaire et -2,7 DS au total col fémoral, au début de votre traitement par bisphosphonate.
Elle vient vous consulter pour une douleur de la « hanche » depuis 3 jours, date à laquelle elle a glissé lors d’une séance de gymnastique et fait un grand écart.
Elle présente une douleur de la face postérieure de la fesse gauche et une douleur à l’appui.
Les radiographies standard sont normales.
Obstétrique
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Faut-il fermer l’hystérotomie d’une césarienne en 1 ou 2 plans ?
M. Bruno Langer CHU Hautepierre - STRASBOURG
En France, le taux de césarienne a aujourd’hui dépassé les 20% et ne cesse d’augmenter comme dans tous les pays développés. De ce fait, le taux d’utérus cicatriciel augmente comme la crainte de la rupture utérine au cours de la grossesse ultérieure. La technique a également changé.
A la place du Pfannenstiel classique, la plupart des obstétriciens préfèrent aujourd’hui, en raison du gain de temps qu’elle apporte, la technique de Misgav-Ladach, que d’autres préfèrent appeler la technique de Cohen. Parmi les différentes modifications techniques figure la fermeture en un seul plan de l’hystérotomie. Ce dernier point présente l’avantage d’être plus rapide et de nécessiter moins de fils de suture
Obstétrique
Article Commenté
L’obésité maternelle favorise la survenue de malformations cardiaques congénitales
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
On savait que chez les femmes en âge de procréer, l’obésité exposait à un risque accru de diabète gestationnel, d’HTA, de maladie thrombo-embolique et à diverses complications obstétricales. En revanche, on sait peu de choses des effets de l’obésité sur le risque de malformation congénitale en dehors des anomalies de fermeture du tube neural attribuées à une hypofolatémie.
Une étude cas-témoins portant sur les enfants nés avec une malformation cardiaque entre 1993 et 2003 dans l’état de New York (1 536 828 naissances) a recherché des liens éventuels avec l’obésité maternelle. Les données
Ménopause
Article Commenté
Ostéoporose post-ménopausique : les bénéfices extra-squelettiques d’un nouveau SERM
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Plusieurs études prospectives dont la Women’s Health Initiative (WHI) ont démontré le rôle bénéfique en prévention primaire et secondaire d’une substitution oestrogénique. Malheureusement, une incidence accrue du cancer du sein, du cancer de l’endomètre (en l’absence de progestatifs) et, après 70 ans, des évènements cardiovasculaires a singulièrement limité l’oestrogénothérapie de la ménopause.
D’où l’intérêt des modulateurs sélectifs des récepteurs aux oestrogènes (SERM), qui ont la faculté de se lier aux récepteurs oestrogéniques
Obstétrique
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Quelle est la prise de poids tolérable au cours de la grossesse chez une femme obèse ?
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
On connaît encore assez mal les répercussions de l’obésité maternelle. Des recommandations récentes ont préconisé un gain pondéral per-gestationnel de 5 à 9 kg chez toutes les femmes obèses.
Pour affiner cette recommandation un peu simpliste, la relation entre le poids et le devenir gestationnel a été explorée dans une cohorte d’enfants nés de mères obèses avant la grossesse : 3 254 ayant une obésité de grade I (IMC = 30 à 34,9), 1 451 ayant une obésité sévère et 845 ayant une obésité massive (IMC > 40). La prise de poids durant la grossesse a été définie par rapport
Ménopause
Article Commenté
Effet du raloxifène sur la mortalité toutes causes
Pr Bernard Cortet CHU - Hôpital Roger Salengro - Lille
Parmi les différents traitements antiostéoporotiques à notre disposition, le raloxifène (modulateur sélectif des récepteurs aux estrogènes) est le seul traitement à avoir démontré un impact extraosseux lié à son mécanisme d’action.
A travers des résultats de l’étude MORE, il a pu être démontré une réduction conséquente du risque de cancer du sein avec présence de récepteurs aux estrogènes. Cette réduction est de l’ordre de 70%. Concernant l’impact cardiovasculaire, à travers les résultats de l’étude MORE, il avait été suggéré
Ménopause
Article Commenté
Effet de l’association tériparatide et zolédronate dans l’ostéoporose post-ménopausique
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Des études antérieures avaient suggéré que le traitement combiné par PTH (1-34) [ou tériparatide] et bisphosphonates (BPs) n’avait pas d’effets additifs, car les BPs diminuaient l’effet de la PTH en atténuant son effet anabolique. Des études animales ont par la suite suggéré que l’acide zolédronique ne bloquait pas l’effet anabolique de la PTH.
Étude
Dans une étude randomisée, multicentrique et internationale, partiellement en double aveugle, et d’une durée d’un an, 412 femmes ménopausées (âge moyen : 65 ans) et ostéoporotiques ont été randomisées pour recevoir un traitement par tériparatide (PTH 1-34) 20 μg s.c. par jour (n=138),
Ménopause
Article Commenté
Adhérence au traitement dans l’ostéoporose post-ménopausique
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Avec l’arrivée de nouvelles modalités d’administration des agents anti-ostéoporotiques, la question se posait de connaître leur impact sur l’adhérence au traitement, qui reste un frein notable à la prise en charge de l’ostéoporose. Par exemple, des études ont souligné la faible maintenance thérapeutique avec les bisphosphonates per os, de moins de 50% à 1 an.
Afin de définir les termes qui seront utilisés dans l’analyse présentée, on appelle « persistance » au traitement la durée de prise d’un traitement, correspondant au pourcentage de patients toujours sous traitement à l’issue d’une période donnée, et « compliance »
Ménopause
Article Commenté
Effets anti-résorptifs du zolédronate : persistance à 3 ans après une injection
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Le zolédronate (ZOL) est un puissant bisphosphonate de 3ème génération. Lorsqu’il est administré 5 mg i.v. tous les ans pendant 3 ans chez les femmes ménopausées ostéoporotiques, il diminue le risque de fracture vertébrale de 70%, de fracture de hanche de 41% et de fracture non vertébrale de 25%, et des effets bénéfiques similaires ont été rapportés après fracture de hanche.
Du fait de l’absence de données sur l’intervalle optimal entre 2 perfusions de ZOL dans la perte osseuse post-ménopausique, les auteurs ont évalué dans cette nouvelle étude la durée de l’action anti-résorptive d’une perfusion unique
Et si on parlait de lui
Cas Clinique
Un petit air penché
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Un jeune homme de 91 ans arrive à votre consultation, la tête penchée sur la gauche. Il présente une douleur cervicale haute latéralisée à gauche, avec une irradiation névralgique globalement dans le territoire du nerf d’Arnold gauche.
Les cervicalgies sont anciennes mais sa tête se penche depuis plusieurs semaines. L’examen neurologique est normal.
Les radiographies du rachis cervical face + profil, qu’il vous montre, ne vous donnent pas la solution.
Que faites-vous ?
Obstétrique
Mise au point
Comment accoucher les fœtus de moins de 1 500 g ?
M. Bruno Langer CHU Hautepierre - STRASBOURG
Dans l’enquête périnatale française de 2003, l’incidence des enfants de moins de 1500 gr. issus de grossesse unique était de 1,3% (1). Chez ces enfants, différentes pathologies sont présentes : hypotrophie, pré-maturité ou les 2 (2).
Il est communément admis qu’un fœtus de petit poids tolère moins bien des contractions utérines qu’un fœtus à terme, en raison soit de réserves métaboliques plus faibles ou d’un contexte infectieux (3). Ceci justifie aujourd’hui, pour de nombreux professionnels, le recours à la césarienne pour accoucher des enfants de tels poids sans que des études sérieuses n’en démontrent de réels bénéfices (4). Ce travail analyse les arguments retrouvés dans la littérature pour justifier la césarienne en cas d’enfant de moins de 1500 gr.