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Revue de presse du 11 juin 2025

ARTICLE DU JOUR
Arthrose : comment les patients gèrent-ils la douleur ?

Arthrose : comment les patients gèrent-ils la douleur ?
L’Inserm, via le réseau ROAD to 2030, mobilise une communauté scientifique engagée dans la compréhension et le traitement des maladies ostéoarticulaires. Les résultats de l’enquête sur la douleur arthrosique viennent d’être publiés : moins d’une personne sur cinq a eu recours à l’éducation thérapeutique du patient pour apprendre à vivre avec une maladie chronique.
 
Plus de 90% des patients atteints d’une dizaine de maladies rhumatismales estiment que la douleur nuit à leur sommeil et affecte leur moral. Cette enquête a été menée auprès de 2100 patients par 17 associations de patients, en partenariat avec l’Inserm, la fondation Arthritis et la Société française de rhumatologie, dans le cadre de l’initiative Ensemble contre les rhumatismes.
 
Environ deux tiers des répondants décrivent des douleurs permanentes ; un tiers les qualifie d’intermittentes. Plus de 80% ont identifié des facteurs déclenchants : le stress (17%), les changements météo (15%), la fatigue (14%), l’immobilité (11%), les déplacements et l’activité physique (10%). Le bruit et le travail sont cités par 7%, certains aliments par 5%, les rapports sexuels par 3%.
Au cours des six derniers mois, plus de 90% ont parlé de leurs douleurs à un professionnel de santé : 25,5% à leur médecin traitant, 20,7% à un spécialiste des maladies chroniques, 15,5 % à un kinésithérapeute.
Plus de 80% prennent une dizaine de médicaments, qu’ils jugent pourtant souvent peu efficaces ! Le paracétamol a été testé par 94%. 62% ont pris des AINS. D’autres traitements sont mentionnés : la cortisone (47%), le paracétamol codéiné (40%), le tramadol (38%), le paracétamol-tramadol (36%), les corticoïdes (35%), l’amitriptyline (25%), la morphine (25%), la duloxétine (22%), la prégabaline (20%), l’acide hyaluronique (14%), la gabapentine (14%) et la venlafaxine (13%).
Plus d’un répondant sur deux renonce à un traitement en raison des effets indésirables, même s’il le juge efficace.
En parallèle, les approches non médicamenteuses sont souvent perçues comme utiles.
Deux tiers des patients ont suivi des séances de kinésithérapie, plutôt bénéfiques pour les trois quarts d’entre eux. Un tiers a consulté un psychologue ou un psychiatre et environ un quart de ces consultations relevaient des thérapies cognitivo-comportementales.
 
Référence :
Arthrose : résultats d’une enquête sur la gestion des douleurs par les patients et perspectives pour la recherche/ Inserm le 10 juin 2025
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