Ménopause/Ostéoporose
Article Commenté
Ostéoporose post-ménopausique : les bénéfices extra-squelettiques d’un nouveau SERM
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
Plusieurs études prospectives dont la Women’s Health Initiative (WHI) ont démontré le rôle bénéfique en prévention primaire et secondaire d’une substitution oestrogénique. Malheureusement, une incidence accrue du cancer du sein, du cancer de l’endomètre (en l’absence de progestatifs) et, après 70 ans, des évènements cardiovasculaires a singulièrement limité l’oestrogénothérapie de la ménopause.
D’où l’intérêt des modulateurs sélectifs des récepteurs aux oestrogènes (SERM), qui ont la faculté de se lier aux récepteurs oestrogéniques
Grossesse
Article Commenté
Quelle est la prise de poids tolérable au cours de la grossesse chez une femme obèse ?
Pr Jean-Louis Schlienger Strasbourg
On connaît encore assez mal les répercussions de l’obésité maternelle. Des recommandations récentes ont préconisé un gain pondéral per-gestationnel de 5 à 9 kg chez toutes les femmes obèses.
Pour affiner cette recommandation un peu simpliste, la relation entre le poids et le devenir gestationnel a été explorée dans une cohorte d’enfants nés de mères obèses avant la grossesse : 3 254 ayant une obésité de grade I (IMC = 30 à 34,9), 1 451 ayant une obésité sévère et 845 ayant une obésité massive (IMC > 40). La prise de poids durant la grossesse a été définie par rapport
Ostéoporose
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Effet du raloxifène sur la mortalité toutes causes
Pr Bernard Cortet CHU - Hôpital Roger Salengro - Lille
Parmi les différents traitements antiostéoporotiques à notre disposition, le raloxifène (modulateur sélectif des récepteurs aux estrogènes) est le seul traitement à avoir démontré un impact extraosseux lié à son mécanisme d’action.
A travers des résultats de l’étude MORE, il a pu être démontré une réduction conséquente du risque de cancer du sein avec présence de récepteurs aux estrogènes. Cette réduction est de l’ordre de 70%. Concernant l’impact cardiovasculaire, à travers les résultats de l’étude MORE, il avait été suggéré
Ménopause/Ostéoporose
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Effet de l’association tériparatide et zolédronate dans l’ostéoporose post-ménopausique
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Des études antérieures avaient suggéré que le traitement combiné par PTH (1-34) [ou tériparatide] et bisphosphonates (BPs) n’avait pas d’effets additifs, car les BPs diminuaient l’effet de la PTH en atténuant son effet anabolique. Des études animales ont par la suite suggéré que l’acide zolédronique ne bloquait pas l’effet anabolique de la PTH.
Étude
Dans une étude randomisée, multicentrique et internationale, partiellement en double aveugle, et d’une durée d’un an, 412 femmes ménopausées (âge moyen : 65 ans) et ostéoporotiques ont été randomisées pour recevoir un traitement par tériparatide (PTH 1-34) 20 μg s.c. par jour (n=138),
Ménopause/Ostéoporose
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Adhérence au traitement dans l’ostéoporose post-ménopausique
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Avec l’arrivée de nouvelles modalités d’administration des agents anti-ostéoporotiques, la question se posait de connaître leur impact sur l’adhérence au traitement, qui reste un frein notable à la prise en charge de l’ostéoporose. Par exemple, des études ont souligné la faible maintenance thérapeutique avec les bisphosphonates per os, de moins de 50% à 1 an.
Afin de définir les termes qui seront utilisés dans l’analyse présentée, on appelle « persistance » au traitement la durée de prise d’un traitement, correspondant au pourcentage de patients toujours sous traitement à l’issue d’une période donnée, et « compliance »
Ostéoporose
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Effets anti-résorptifs du zolédronate : persistance à 3 ans après une injection
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Le zolédronate (ZOL) est un puissant bisphosphonate de 3ème génération. Lorsqu’il est administré 5 mg i.v. tous les ans pendant 3 ans chez les femmes ménopausées ostéoporotiques, il diminue le risque de fracture vertébrale de 70%, de fracture de hanche de 41% et de fracture non vertébrale de 25%, et des effets bénéfiques similaires ont été rapportés après fracture de hanche.
Du fait de l’absence de données sur l’intervalle optimal entre 2 perfusions de ZOL dans la perte osseuse post-ménopausique, les auteurs ont évalué dans cette nouvelle étude la durée de l’action anti-résorptive d’une perfusion unique
Et si on parlait de lui
Cas Clinique
Un petit air penché
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Un jeune homme de 91 ans arrive à votre consultation, la tête penchée sur la gauche. Il présente une douleur cervicale haute latéralisée à gauche, avec une irradiation névralgique globalement dans le territoire du nerf d’Arnold gauche.
Les cervicalgies sont anciennes mais sa tête se penche depuis plusieurs semaines. L’examen neurologique est normal.
Les radiographies du rachis cervical face + profil, qu’il vous montre, ne vous donnent pas la solution.
Que faites-vous ?
Grossesse
Mise au point
Comment accoucher les fœtus de moins de 1 500 g ?
M. Bruno Langer CHU Hautepierre - STRASBOURG
Dans l’enquête périnatale française de 2003, l’incidence des enfants de moins de 1500 gr. issus de grossesse unique était de 1,3% (1). Chez ces enfants, différentes pathologies sont présentes : hypotrophie, pré-maturité ou les 2 (2).
Il est communément admis qu’un fœtus de petit poids tolère moins bien des contractions utérines qu’un fœtus à terme, en raison soit de réserves métaboliques plus faibles ou d’un contexte infectieux (3). Ceci justifie aujourd’hui, pour de nombreux professionnels, le recours à la césarienne pour accoucher des enfants de tels poids sans que des études sérieuses n’en démontrent de réels bénéfices (4). Ce travail analyse les arguments retrouvés dans la littérature pour justifier la césarienne en cas d’enfant de moins de 1500 gr.
Ostéoporose
Article Commenté
Variants du gène du récepteur du calcium (CASR) : association aux taux de calcémie
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
La calcémie est régulée de manière très étroite, et le taux de calcémie ionisée reste compris entre 1.1 et 1.4 mM. La PTH est le principal régulateur à court terme de la calcémie. Le déterminant de la calcémie est la calcémie ionisée elle-même, et l’intermédiaire de cette homéostasie est le récepteur du calcium (CaR) principalement exprimé à la surface des cellules parathyroïdiennes et des cellules du tubule rénal. L’existence d’une composante génétique avait déjà été suggérée dans la détermination du taux de calcémie, mais restait jusqu’alors indéterminée.
Le but de ce travail était d’identifier
Ostéoporose
Article Commenté
Microarchitecture osseuse : effet du Denosumab versus Alendronate
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
Les études sur l’ostéoporose se sont surtout intéressées aux fractures vertébrales et à la perte osseuse trabéculaire, quoique 80% des fractures soient non vertébrales et apparaissent à des sites essentiellement corticaux. L’os cortical représente 80% de la masse squelettique, et 90% de la morbidité et de la mortalité associées aux fractures sont le fait des fractures non vertébrales.
Bien que le risque de fracture vertébrale soit réduit d’environ 50% par la plupart des agents anti-ostéoporotiques, la réduction du risque de fracture non vertébrale n’est pas toujours
Ostéoporose
Article Commenté
Denosumab dans la destruction ostéo-articulaire de la polyarthrite rhumatoïde
Pr Sophie Roux Rhumatologie - Sherbrooke
La polyarthrite rhumatoïde (PR) est caractérisée par des érosions articulaires et péri-articulaires et une perte osseuse systémique. Le rôle essentiel de la voie RANKL-RANK dans la résorption osseuse a largement été démontré, et son originalité est qu'elle constitue la voie effectrice commune des facteurs modulant la résorption osseuse.
Dans les études cliniques, le Denosumab, un anticorps monoclonal humain anti-RANKL, augmente la DMO chez les femmes ménopausées avec DMO basse, et diminue le risque de fracture (FREEDOM).
Ostéoporose
Fiche Pratique
Une lombosciatique particulière
Dr Jacques Fechtenbaum Hôpital Cochin - Paris
Mme M., née en 1958, présente des lombalgies, associées à des paresthésies des membres inférieurs, pluri radiculaires.
Ces symptômes sont variables, surtout en position debout et à l’effort.
Elle est surtout gênée par des troubles urinaires avec des envies impérieuses.
Quel diagnostic évoquez-vous ?