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Toutes les actualités scientifiques

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Migraines et céphalées
Compte Rendu
Influence des facteurs biologiques et des facteurs environnementaux dans la migraine de l’adolescent : l’approche épidémiologique
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Bigal et ses collaborateurs ont rapporté les résultats d’une étude en population générale dont l’objectif principal a été d’évaluer la prévalence de la migraine chez l’adolescent en population générale nord-américaine. Cette étude a été réalisée dans 120 000 foyers représentatifs de la population générale des USA à l’aide d’un questionnaire postal validé et déjà largement utilisé par cette équipe dans d’autres études épidémiologiques. Elle a permis d’établir la prévalence de la migraine de l’adolescent sur une période d’une année à 6,3%, sachant que cette prévalence était supérieure chez les adolescentes à partir de l’âge de 12 ans et qu’elle était supérieure chez les adolescents caucasiens par rapport à celles des adolescents afro-américains. Dans une seconde partie, cette étude a étudié l’influence du niveau socio-économique de la famille et de l’existence d’antécédents migraineux familiaux sur cette prévalence.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Effet amygdalien des triptans ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Ahn et Basbaum du laboratoire d’anatomie de UCSF ont rapporté un travail expérimental leur ayant permis de mettre en évidence au niveau du noyau central de l’amygdale une importante densité de fibres riches en récepteurs 5-HT1D et qui, après double marquage immuno-histochimique, se sont avérées des fibres exprimant le peptide lié au gène de la calcitonine (CGRP). Ces fibres terminales se sont avérées correspondre à des projections issues de la région sub-parafasciculaire du thalamus, ces projections étant supposées apporter à l’amygdale des informations auditives, visuelles et viscérales, sachant que des travaux antérieurs ont mis en évidence le rôle du CGRP au niveau amygdaline dans les réponses nociceptives.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Aura migraineuse de l’enfant : richesse sémiologique et expression auditive hallucinatoire…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Annequin et ses collaborateurs ont rapporté l’expérience du centre de la migraine de l’enfant de l’Hôpital Trousseau concernant l’aura migraineuse de l’enfant et de l’adolescent. Cette expérience a été présentée au travers d’une série de 612 sujets ayant consulté consécutivement ce centre et parmi lesquels 581 (95%) étaient migraineux. La fréquence de l’aura a été ainsi estimée à 47%. Cette aura était visuelle dans 74% des cas, auditive dans 41% des cas, sensitive dans 39% des cas, motrice dans 10% des cas et phasique dans 10% des cas, sachant qu’elle était mono-symptomatique chez 30% des enfants et pluri-symptomatique pour le reste des enfants (2 symptômes pour 44 % des enfants, 3 symptômes pour 15 % et 4 symptômes pour 8 %).
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Prévalence des céphalées chroniques secondaires en population générale
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Le groupe coordonné par Russell a rapporté une vaste étude épidémiologique dont l’objectif était d’estimer la prévalence des céphalées chroniques secondaires sur une période d’une année dans la population générale norvégienne. Ces auteurs ont ainsi interrogé par un questionnaire postal 30 000 sujets entre 30 et 44 ans et, parmi les répondants (71% de l’effectif initial), ceux alléguant une céphalée chronique dans l’année ont été invités à venir bénéficier d’une consultation neurologique pour diagnostiquer le type précis de céphalée chronique. Cette approche a permis aux auteurs de mettre en évidence une origine secondaire pour 58% des sujets souffrant de céphalées chroniques et d’estimer la prévalence annuelle des céphalées chroniques secondaires à 2,18%.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Probable céphalée par abus médicamenteux : une remise en question du sevrage médicamenteux ?
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Hagen et ses collaborateurs ont rapporté les résultats d’un travail préliminaire dont l’objectif est d’évaluer la pertinence d’un sevrage médicamenteux chez les patients souffrant de probable céphalée par abus médicamenteux (au sens de la seconde édition de la classification, c’est-à-dire une céphalée chronique quotidienne associée à un abus médicamenteux). Pour répondre à cet objectif, l’équipe norvégienne a randomisé les patients en trois groupes : un premier bénéficiant de la mise en place d’un traitement prophylactique sans sevrage programmée, un deuxième bénéficiant d’un sevrage médicamenteux en ambulatoire et un troisième ne bénéficiant d’aucune intervention thérapeutique (ni mise en place d’un traitement prophylactique ni sevrage médicamenteux).
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Prégabaline et hemicrania continua : une première observation d’efficacité à vérifier…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Lisotto et ses collaborateurs ont rapporté le cas d’un patient de 43 ans souffrant d’un hemicrania continua, répondant aux critères diagnostiques de la deuxième édition de la classification internationale des céphalées, qui a été traité avec succès par prégabaline. Ce patient avait parfaitement répondu au test diagnostique de l’administration intraveineuse de 200 mg d’indométacine qui avait fait complètement disparaître l’hémicrânie dont il souffrait. Cependant ce patient n’avait pas pu utiliser cet anti-inflammatoire non stéroïdien par voie orale à la posologie quotidienne de 150 mg plus de 3 mois du fait d’une intolérance digestive.
Migraines et céphalées
Compte Rendu
Recherche clinique et céphalées : de la nécessité d’un financement institutionnel…
Dr Michel Lanteri-Minet CHU, Hôpital de Cimiez - Nice
Jes Olesen a rapporté les résultats de l’étude RABRE (Ressource Allocation to Brain Research in Europe) en ce qui concerne la thématique migraine/céphalées. Cette étude qui a eu pour objectif d’estimer les montants financiers investis en Europe dans les diverses pathologies neurologiques, fait apparaître en 2004 un investissement de 315 millions d’euros pour la migraine, dont 308 proviennent de l’industrie pharmaceutique et 7 millions à peine des institutions publiques. Aucun investissement n’a pu être identifié pour les céphalées non migraineuses.
La démence d'origine alcoolique peut survenir dès l'âge de 40 ans
Article Commenté
La démence d'origine alcoolique peut survenir dès l'âge de 40 ans
Dr Gérard Megret Paris
Les effets neurotoxiques de la consommation chronique d'alcool sont connus de longue date. De la polyneuropathie à l'atrophie cérébelleuse en passant par le coma éthylique, de nombreuses formes cliniques souvent intriquées peuvent se rencontrer. On a aussi décrit des démences vraies dont la physiopathologie demeure complexe : toxicité propre de l'alcool, carences vitaminiques fréquemment associées, crises comitiales avec épisodes anoxiques, accidents vasculaires cérébraux a minima, etc... Néanmoins, ces démences apparaissent le plus souvent après une intoxication prolongée et chez des sujets après 50/60 ans. Mais une étude récente présentée au 17ème Congrès de la Société Européenne de Neurologie démontre que cette psychose grave peut survenir, en cas de consommation importante et régulière, chez des sujets à partir de 40 ans.
Chirurgiens en formation : attention aux blessures par piqûres d'aiguilles !
Article Commenté
Chirurgiens en formation : attention aux blessures par piqûres d'aiguilles !
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les chirurgiens en formation sont à haut risque de blessure par piqûre d'aiguille et la déclaration de ce type de blessure est une étape essentielle pour l'instauration précoce d'une prophylaxie ou d'un traitement. Cependant, ce problème n’a jamais été quantifié voire étudié. Heureusement, une équipe de chercheurs américains s'est penché sur la question et a interrogé des chirurgiens en formation dans 17 centres médicaux quant à leurs antécédents de blessures par piqûre d'aiguille. L'enquête comportait des questions sur la déclaration de la blessure la plus récente au service de santé du personnel ou l'implication d'un patient à « haut risque » (par exemple un patient ayant des antécédents d'infection par le virus de l'immunodéficience humaine, de l'hépatite B ou de l'hépatite C, ou un utilisateur de drogues par injection). Ils ont également interrogé les sujets sur la cause perçue de la blessure et les circonstances l'entourant. Les résultats de leur étude viennent d'être rendus publics dans les pages du New England Journal of Medicine.
Insuffisance cardiaque avec syndrome des apnées du sommeil : intérêt de la resynchronisation cardiaque
Article Commenté
Insuffisance cardiaque avec syndrome des apnées du sommeil : intérêt de la resynchronisation cardiaque
Dr Gérard Megret Paris
De 2 à 4% de la population adulte en seraient atteints ; plus de 50% des motifs de consultation pour hypersomnolence diurne lui sont attribués ; deux fois plus d’HTA, trois fois plus d’insuffisances coronariennes et quatre fois plus d’accidents vasculaires cérébraux chez les patients qui en sont porteurs que chez des sujets indemnes d’âge équivalent. S’il est connu depuis le milieu des années 1970, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS ou plus simplement syndrome des apnées du sommeil, SAS) n’a pris véritablement l’ampleur d’un problème de santé publique que depuis la dernière décennie. Ces apnées et hypopnées du pharynx finissent par avoir un retentissement plus ou moins important sur les systèmes nerveux et cardio-respiratoire. On conçoit que les patients déjà atteints d’une insuffisance cardiaque et de plus porteurs d’un SAS puissent être considérés comme sujets à risque. L’impact de la resynchronisation cardiaque (RCT) chez ces malades n’avait pas encore été évalué à ce jour. Une étude pilote du Rhode Island Hospital (USA) vient d’être présentée dans la revue Chest sur ce thème.
Antidépresseurs et risque de malformation congénitale : quid ?
Article Commenté
Antidépresseurs et risque de malformation congénitale : quid ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Nous savons que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont une classe d'antidépresseurs qui opèrent dans le cerveau et augmentent le taux de sérotonine (5-hydroxytryptamine, ou 5-HT), dans la synapse en inhibant sa recapture. Ces molécules sont fréquemment prescrites dans les cas de dépression, d'anxiété, de troubles obsessionnels compulsifs et de troubles de l'alimentation. Parmi les effets indésirables, les ISRS induisent une légère dépendance et en plus – d'après certaines études – ils ne seraient pas significativement plus efficaces que les antidépresseurs tricycliques qui étaient indiqués dans ces pathologies avant l'avènement des ISRS ! Cependant, ils présentent l'avantage d'être nettement moins toxiques et présentent moins de risques de surdose (accidentelle ou non) que les molécules plus anciennes. Par contre, les informations relatives à la tolérance des ISRS durant la grossesse chez l'être humain sont rares. En effet, des questions ont été soulevées quant au risque de malformations cardiaques congénitales associées à l'utilisation des ISRS durant la grossesse. Pour un médicament largement prescrit (particulièrement en France) la question se pose. Réponse dans les résultats d'une étude canado-américaine qui viennent d'être rendus publiques dans le New England Journal of Medicine.
Stimuler l’activité cérébrale des sujets âgés pour prévenir la maladie d’Alzheimer ? Enfin des certitudes
Article Commenté
Stimuler l’activité cérébrale des sujets âgés pour prévenir la maladie d’Alzheimer ? Enfin des certitudes
Dr Gérard Megret Paris
Les points de vue les plus contradictoires ont été formulés sur les relations complexes entre l’activité cognitive et ses effets – protecteurs ou inducteurs – vis-à-vis de la maladie d’Alzheimer (MA) et plus largement des affections neurodégénératives. Tout au plus semble-t-il se dégager un relatif « consensus épidémiologique » pour admettre qu’un niveau d’éducation plus élevé retarderait l’apparition de la maladie par rapport à une formation plus réduite. Mais certains émettent l’hypothèse qu’il ne pourrait s’agir que d’une plus grande capacité à dissimuler l’affection. De plus, quelle que soit la réalité de cette assertion, elle n’a qu’une valeur prédictive car on hésite encore sur l’intérêt préventif éventuel d’une stimulation de l’activité cérébrale. Une étude récente publiée sur le site de l’organe de l’American Academy of Neurology (AAN), Neurology , pourrait inciter à être plus incitatif dans cette recommandation.
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