Article Commenté
Angioplastie percutanée coronaire (APC) dans les coronaropathies stables : traitement médical optimal associé ou non ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
L'angioplastie ou angioplastie coronaire transluminale percutanée (ACTP) est une technique utilisée pour élargir sans chirurgie une artère rétrécie. Elle consiste à positionner à l'intérieur de la partie rétrécie de l'artère un cathéter dont l’extrémité est équipée d'un ballon gonflable. Cependant, chez les patients présentant une coronaropathie stable, on n’a pas de certitude quant à la supériorité d'une stratégie de prise en charge initiale par angioplastie percutanée coronaire (APC) accompagnée d'un traitement pharmacologique intensif et d'une intervention sur le mode de vie (traitement médical optimal), par rapport au traitement médical optimal seul, pour la réduction du risque d'événements cardiovasculaires. Une équipe de chercheurs nord-américains s’est intéressée au sujet et a mené une étude dont les résultats viennent d’être rendus publiques.
Article Commenté
Endoscopie chez les patients présentant une hémorragie gastro-intestinale : quid de l’administration d'oméprazole avant ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
On sait que l'endoscopie est une technique d'exploration et d'imagerie médicale qui permet de visualiser l'intérieur (« endon » en grec) du tube digestif et des cavités du corps. Des nouvelles méthodes endoscopiques, comme l'ingestion d'une capsule munie d'une caméra vidéo de la taille d'une gélule, sont encore à un stade expérimental et pourront, peut-être dans l'avenir, révolutionner l'exploration du tube digestif. Cependant, même si ces techniques deviennent courantes, elles ne sont pas pour autant aussi « simples » à exécuter. En effet, nombre de paramètres doivent être pris en compte. Parmi eux, un pH gastrique neutre est primordial pour la stabilité des caillots au niveau des artères qui saignent. Une équipe de chercheurs chinois a voulu ainsi savoir quel était l'effet d'une perfusion préemptive d'oméprazole (inhibiteur de la pompe à protons [IPP]), pratiquée avant l'endoscopie, sur la nécessité de recourir à un traitement endoscopique. Les résultats de leurs travaux viennent d'être rendus publics.
Article Commenté
Etude DAD : antirétroviraux et risque d'infarctus du myocarde
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Des données issues de l’étude DAD (Data Collection on Adverse event of anti-HIV Drugs) avaient déjà révélé en 2003 un risque accru de 26% pour l'infarctus du myocarde par année d’exposition aux antirétroviraux. En 2004, de nouvelles données ont montré que ces médicaments augmentaient aussi d’un pourcentage similaire les risques de congestions cérébrales et d’autres événements cardio- et cérébro-vasculaires. Cependant, les différences éventuelles affectant cette association en fonction de la classe de médicaments antirétroviraux n’étaient pas claires. Ainsi les chercheurs du DAD Study Group ont décidé de mener une étude afin d'investiguer l'association entre le risque d'infarctus du myocarde et l'exposition cumulative aux inhibiteurs de la protéase et aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse. Les résultats viennent d'être rendus publics dans les pages du New England Journal of Medicine.
Article Commenté
Troubles bipolaires : quelle est l’efficacité d’un traitement antidépresseur d'appoint ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Dans les troubles bipolaires, les épisodes dépressifs sont la cause la plus fréquente d'invalidité. Cependant, l'efficacité et la tolérance des médicaments antidépresseurs traditionnels n'ont pas été bien étudiées dans les épisodes dépressifs associés aux troubles bipolaires (dépression bipolaire). Pour y voir plus clair, une équipe de chercheurs américains s’est penchée sur le sujet et a mené une étude en double aveugle, contrôlée par placebo, conçue pour déterminer si un traitement antidépresseur d'appoint pouvait réduire les symptômes de la dépression bipolaire sans augmenter le risque d'épisode maniaque. Les résultats de leurs travaux ont été publiés hier dans le New England Journal of Medicine.
Compte Rendu
CFA2 : l’essentiel pour le praticien
Dr Guy Dutau Hôpital des enfants - Toulouse
Le CFA (Congrès Français d’Allergologie) est devenu le Congrès Francophone d’Allergologie. Ce changement d’appellation n’est pas uniquement sémantique, mais traduit la volonté des organisateurs, de la Société Française d’Allergologie et d’Immunologie Clinique (SFAIC) et de l’Association nationale de formation continue en allergologie (Anaforcal), de diffuser les connaissances et les pratiques en allergologie. Plusieurs présentations lors des séances plénières figurent dans le n° 3 de notre revue (1) qui ne compte pas moins de 190 pages.
Article Commenté
L'avortement n'accroît-il pas le risque de cancer du sein ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
On comptabilise environ 200.000 avortements en France chaque année, ce qui représente à peu près une interruption de grossesse pour trois naissances. Une question qui taraude les médecins concerne, entre autres, les effets ou séquelles que pourraient entraîner les avortements (pour des raisons médicales ou non) sur la santé des femmes à long terme. Parmi ces conséquences, certaines études ont « évoqué » un accroissement du risque du cancer du sein. Vrai ou faux ? Les données n’étaient pas jusqu’à présent concluantes. Un début de réponse vient d’être apporté par une équipe de chercheurs américains dont les résultats d'étude viennent d’être rendus publics dans la dernière édition des Archives of Internal Medicine.
Mise au point
ECG : position des électrodes
Dr jean sende LE PERREUX SUR MARNE
Par Jean Sende (Paris)
L’électrocardiogramme (ECG), enregistrement sur support papier de l’activité électrique du cœur, est quotidiennement réalisé des dizaines de fois en SMUR et aux urgences, par des infirmiers et des médecins. Malgré une standardisation ancienne (1), de nombreuses erreurs persistent dans le positionnement des électrodes (2-4). Il est pourtant important de bien placer chacune des électrodes pour garantir la reproductibilité, la comparabilité des ECG. Cette mise au point a pour but de rappeler la position exacte...
Article Commenté
Y aurait-il un gène de l'AVC ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), un accident vasculaire cérébral (AVC) se produit toutes les 5 secondes dans le monde ! D'après les statistiques françaises, on estime qu’environ 150.000 personnes sont victimes d'un AVC tous les ans dans l'Hexagone et qu'environ 50.000 parmi elles en décéderont. Autrement dit, il s'agit là d'une affection courante et qui ne choisit pas ses victimes (le Président Jacques Chirac a eu une AVC « légère » il y a quelques mois). Les séquelles de ces « accidents » coûtent environ 7% du budget de la santé contre 1% pour le sida ! Les AVC sont la plupart du temps dus soit à un caillot dans l’artère (75% des cas), soit à une hémorragie due à une rupture d'un vaisseau sanguin dans le cerveau. Si plusieurs facteurs de risque ont été découverts par les scientifiques, une équipe de chercheurs danois vient de mettre « le doigt » sur une cause peu explorée : la génétique. Les résultats de leurs travaux viennent d'être rendus publics dans les pages de la dernière édition de la revue Neurology.
Article Commenté
Vieillissement cérébral : quel est le rôle des anti-oxydants ?
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Ces dernières années les anti-oxydants attirent l’attention des chercheurs et les titres de la presse (scientifique et/ou grand public). Plusieurs vertus leurs sont attribuées du fait que, dans l’organisme, toutes les réactions métaboliques impliquant de l’oxygène s’accompagnent de ce qu’on appelle un stress oxydatif. Du coup, il faudrait des anti-oxydants pour « corriger le problème » et éviter au passage nombre de complications pathologiques potentielles. Mais peut-on réduire des mécanismes physiologiques très complexes à une simple équation « oxydant-antioxydant » ? Un article paru récemment dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) avait déjà partiellement remis en cause ce syllogisme et vient à nouveau de faire couler de l’encre dans les pages du dernier numéro du Journal of Gerontology. L’enjeu : le vieillissement cérébral.
Abstract
Source : Spine 2006;31:1344-50
Sarcome pagétique du rachis
Dr Véra Lemaire Paris
Le sarcome pagétique du rachis est très rare alors que c’est une localisation fréquente de la maladie. 13 cas ont pu être rassemblés (de 1944 à 2003) à partir des 99 sarcomes pagétiques du registre écossais des tumeurs. L’âge moyen était de 67 ans, il y avait 10 hommes et 3 femmes. 7 cas atteignaient le sacrum, 3 le rachis lombaire, 2 le rachis dorsal et un était diffus dorso-lombaire. Le mode de présentation était dans tous les cas une douleur rachidienne d’apparition progressive et dans 8 cas une faiblesse des membres inférieurs. Radiologiquement il y avait un aspect...
Abstract
Source : Spine 2006;23:2641-45
Traitement de la sciatique par hernie discale par une injection d’infliximab
Dr Véra Lemaire Paris
Une injection d’infliximab pour traiter la sciatique par hernie discale n’a pas été supérieure au placebo dans une étude contrôlée déjà publiée à 3 mois. Une étude s’est intéressée particulièrement à l’effet éventuel sur la résorption du nucléus pulposus hernié étant donné que le TNFalpha apparaît comme un médiateur important de cette résorption. Une IRM a été pratiquée chez 21 patients candidats à la discectomie au temps 0, 2, 12 et 26 semaines après avoir reçu une injection d’infliximab à la dose de 5mg/kg ou un placebo. Dans les deux groupes de traitement le volume de la...
Abstract
Source : Ann. Rheum. Dis 2007;66:493-97
Facteurs prédictifs de réponse au traitement du rhumatisme psoriasique résistant au méthotrexate par l’infliximab
Dr Véra Lemaire Paris
69 patients (42 femmes et 27 hommes) qui avaient un rhumatisme psoriasique avec atteinte périphérique, résistant au méthotrexate (15mg/sem.), ont été traités par l’infliximab à la dose de 5mg/kg. Ils étaient âgés en moyenne de 42,5 ans. 71% avaient des érosions radiologiques, 68% avaient une atteinte de la hanche, des genoux ou des deux.
Après 38 semaines, 44% ont eu une réponse ACR 50 ; 64% avaient une réponse ACR 20 et 26% une réponse ACR 70. Les facteurs de mauvais résultat étaient l’atteinte des grosses articulations et un handicap sévère. Une élévation de la CRP était...