L’essentiel de 2005 en pharmacologie clinique cardiovasculaire
Rapporté par
Marco Dutra (Boulogne)
D’après la communication présentée par
P Ambrosi, M Andreiak, M D Drici, D Herpin,
Groupe de Pharmacologie Clinique et Thérapeutique de la SFC, Hôpital Sainte Marguerite, CHU Marseille, Hôpital Sud, CHU Amiens, Laboratoire de pharmacologie, Faculté de Nice, Hôpital La Milétrie, CHU Poitiers.
XVIes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie
Paris, 18-21 janvier 2006
Si l’année 2005 conforte les avancées thérapeutiques de 2004 avec la confirmation de certaines preuves de concept, «...
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Parkinson : progression ralentie par un antibiotique et une protéine musculaire
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Au début du siècle, quand on avait entre 60 et 80 ans, on avait 1 chance sur 4 d'arriver à 80 ans. Aujourd'hui, on a 3 chances sur 4. Dans cette évolution démographique, la maladie d'Alzheimer représente : 36% des causes de démence chez les 65-74 ans ; 64% des causes de démence chez les 75-84 ans ; 96% des causes de démence chez les 85 ans et plus. A travers le monde, on estime à 15 millions le nombre de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Un antibiotique, la monocycline, et une protéine musculaire, la créatine, ralentiraient la progression de la maladie de Parkinson, selon les résultats d'une étude rendue publique par la revue Neurology.
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Médicaments anti-inflammatoires : une avancée importante dans la prévention des effets secondaires
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Dès la première année de la faculté de médecine, on apprend que l'inflammation est un processus dans lequel les cellules blanches sanguines et des composés du système immunitaire tentent de protéger l'organisme contre l'infection et les substances étrangères telles que les bactéries et les virus. Dans les maladies auto-immunes, cependant, ce système de défense engendre une réponse inflammatoire là où il n'y a pas de substances étrangères à combattre. Dans ces maladies, les cellules du système immunitaire, normalement protectrices, attaquent et endommagent les tissus sains. Les thérapies anti-inflammatoires sont en général efficaces mais peuvent provoquer des effets secondaires toxiques. Depuis des années les chercheurs essaient de mieux comprendre le phénomène inflammatoire afin de trouver des traitements plus efficaces. Une équipe américaine vient de publier dans le dans le Journal of Clinical Investigation les résultats d’une étude prometteuse.
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L'insuffisance cardiaque augmenterait les besoins en vitamine B1
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
La thiamine (vitamine B1) est essentielle à la production d'énergie, à l'intégrité du système nerveux et au métabolisme des glucides et de l'alcool. Avec les autres vitamines du groupe B, la thiamine transforme le glucose en énergie. Elle est particulièrement importante pour le bon fonctionnement du système nerveux, étant notamment nécessaire à la synthèse de l'acétylcholine. Une équipe de chercheurs canadiens s’est intéressée à évaluer la prévalence de la déficience en thiamine (DT) chez des patients hospitalisés pour une insuffisance cardiaque. Les résultats de leurs travaux viennent d’être publiés dans le Journal of the American College of Cardiology.
Compte Rendu
Amélioration des critères cliniques et des marqueurs du MCI (Mild Cognitive Impairment) ou trouble neurocognitif léger
Dr Laurence Hugonot-Diener MEDFORMA - PARIS
Rapporté par Laurence Hugonot-Diener (Paris) d’après les communications de R Petersen, B Michel, J Touchon, H Alain, M Sarazin, A Delacourte et B Vellas
Réunion du Groupe de Recherche sur la maladie d’Alzheimer (GRAL) - Marseille, 03-04 février 2006
Le MCI ou trouble neurocognitif léger est un syndrome plus ou moins bien défini, dont la notion est encore évolutive et controversée. Ce diagnostic est encore réservé aux consultations mémoire ou spécialistes. De nouveaux critères bientôt consensuels et l’existence de marqueurs biologiques...
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Le chewing-gum accélérerait la guérison après une chirurgie abdominale
Dr Marco Dutra Santor - Boulogne
Les patients qui ont été soumis à une chirurgie abdominale, au côlon notamment, souffrent souvent d'occlusion intestinale postopératoire. C'est pourquoi il faut du temps avant qu'un patient puisse recommencer à manger à la suite d’une chirurgie de ce type. Dans le cas d'une chirurgie du côlon, la période d'occlusion peut être relativement longue, souvent elle peut durer quatre ou cinq jours avant que les muscles du côlon ne recommencent à se contracter. Selon une certaine école de pensée, il vaut mieux nourrir ces patients peu après l'opération afin d'amener les intestins à recommencer à fonctionner. Toutefois, plusieurs patients ne tolèrent pas la nourriture à ce moment-là et ils la régurgitent, ce qui retarde leur guérison. Une équipe de chercheurs américains s’est penchée sur la question et a essayé une nouvelle méthode afin d’accélérer la normalisation postopératoire. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans l’édition d’hier des Archives of Surgery.