En 1992, une équipe de chercheurs danois a publié un rapport de synthèse de l'ensemble des articles scientifiques parus entre 1950 et 1992 et contenant des données sur la qualité du sperme. Ils ont constaté qu'il y a eu au cours de cette période une réduction de la concentration des spermatozoïdes contenus dans chaque éjaculat ainsi qu'une baisse du nombre d'éjaculats. Cette étude a suscité énormément d'attention et de critiques de la part de la communauté scientifique, mais elle n'en a pas moins conduit à une série d'études réalisées un peu partout dans le monde sur l'évolution de la qualité du sperme chez les humains. La dernière en date, réalisée par une équipe de chercheurs en Argentine, a été publiée dans la revue Fertility & Sterility.
L’engorgement des urgences est un phénomène bien connu en France. Certains patients peuvent attendre parfois des heures avant d’être pris en charge par les équipes soignantes. La même chose se passe aux Etats-Unis où il n’est pas rare que les patients pour lesquels le délai d’attente est trop long se voient proposer une activité récréative telle que regarder la télévision, lire des journaux ou écouter de la musique. Cette activité, censée apaiser la douleur et l’anxiété avant l’admission, était jusqu’à ici appliquée d’une façon empirique. Une étude canadienne publiée dans le numéro d’octobre du Journal of Emergency Nursing confirme l’efficacité de la méthode.
Décidément on ne peut plus ignorer la génétique y compris (voire surtout) au moment de prescrire un traitement. C’est ce qui vient de constater une équipe internationale de chercheurs avec un groupe des patients atteints d’un gliome malin ou glioblastome, une tumeur maligne du cerveau provoquée par une multiplication anarchique des cellules gliales. Cette anarchie se traduit dans le nombre des cellules mais aussi dans leur structure. Lorsque les patients sont traités par la temozolomide (Temodal®, Schering-Plough) on observe chez certains d’entre eux une inhibition du développement tumoral et pas d’inhibition chez autres. La raison vient d’être découverte dans le noyau des cellules.
Les troubles du sommeil touchent une part toujours plus importante de la population. En France on estime un taux de prévalence de l’ordre de 22% : un Français sur 6 se plaint de son sommeil, soit près de 9 millions d’individus. On connaît bien l’efficacité des différentes approches thérapeutiques, que ce soit une psychothérapie comportementale ou bien un traitement médicamenteux. Cependant, jusqu’à présent aucune étude comparative contre placebo avait été réalisée pour évaluer l’efficacité des ces différentes approches, de façon isolée ou combinée. C’est désormais chose faite après la publication d’une étude américaine dans les Archives of Internal Medicine.
La réponse est oui à en croire les résultats d’une étude multicentrique internationale publiés récemment dans le Journal of Clinical Epidemiology. Cette étude s’est intéressée à la relation entre trois variables météorologiques (température, précipitation pluviale et humidité relative de l’air) et les taux d’hospitalisation de femmes âgées entre 15 et 49 ans pour thromboembolie, accidents vasculaires cérébraux et infarctus du myocarde. Les données ayant servi à cette analyse ont été fournies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à partir de registres de 24 centres de soin à travers 17 pays.
Entre le 15 octobre et le 14 novembre 2004 les musulmans fêtent le Ramadan. Pendant le Ramadan, le neuvième mois du calendrier lunaire islamique, les musulmans adultes doivent s’abstenir de toute nourriture, boissons et rapports sexuels entre l’aube et le coucher du soleil. Ce mois de jeûne peut tomber sur n’importe quelle saison de l’année, ce qui signifie une abstinence qui peut varier de 11 à 18 heures par jour, compte tenu aussi de la latitude où l’individu habite. L’observance des règles imposées par la religion est plus ou moins stricte en fonction du pays ou de l’attachement, voire de l’interprétation de chaque croyant. Pour le médecin il est important d’être attentif aux conséquences que la pratique religieuse peut avoir sur l’observance des traitements prescrits. Un article paru dans le British Medical Journal nous éclaire un peu sur le sujet.
Un certain nombre de travaux, réalisés notamment dans l’archipel nippon, ont démontré une relation, encore non expliquée, entre l’infection par l’Helicobacter pylori et le purpura thrombocytopénique idiopathique chronique PTI. Une équipe de chercheurs japonais a décidé de mener une étude sur les effets dus à l’éradication de cette bactérie dans le taux plaquettaire des patients atteints d’une PTI. Les résultats ont été publiés dans les Archives of Internal Medicine.