Indiquée dans le traitement de certaines situations d'anémie l’Eprex® est une érythropoïétine stimulant la formation d'hématies à partir des cellules souches de la moelle osseuse. En novembre 2001, l'attention des prescripteurs a été attirée sur la survenue de très rares cas d'érythroblastopénie chez des patients atteints d'insuffisance rénale chronique traités par Eprex®. En juillet 2002, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a recommandé l'utilisation préférentielle de la voie intraveineuse par rapport à la voie sous-cutanée chez les patients en insuffisance rénale chronique. Dans son édition d’aujourd’hui, le New England Journal of Medicine rapporte l’évaluation du changement de pratiques et l’incidence de l’aplasie érythrocytaire pure. Des résultats encourageants.
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ENDO 2004 - 86th Annual Meeting of the Endocrine Society - June 16-19, 2004 - La Nouvelle-Orléans
L’énurésie primaire isolée (ENPI) concerne les enfants de 5 ans et plus qui font régulièrement pipi la nuit dans leur lit, sans jamais avoir été propres la nuit plus de 6 mois consécutifs. En France, chaque année 400.000 enfants sont concernés par l’ENPI, soit 10% des 5-10 ans. Aussi on estime à 100.000 le nombre d’adolescentes âgés de 10 à 20 ans et à 4.000 le nombre d’adultes (>18 ans). « Du fait de son pronostic favorable, le médecins banalisent ou n’identifient pas clairement l’ENPI et ne la considèrent pas comme une maladie à part entière », dénonce le Dr Henri Lottman, chirurgien des hôpitaux, spécialiste en urologie de l’enfant à l’hôpital Necker-Enfants Malades à Paris. Une enquête lancée en 2002 qui arrive à mi-parcours et dont l’objectif est d’inclure 3.000 enfants rend ses premiers résultats. Très instructif.
La laryngotrachéite, appelée aussi le faux croup, est une infection virale de la gorge et des cordes vocales. Le passage de l'air est difficile et l'ouverture de la trachée peut se rétrécir, de sorte que l'enfant éprouvera de la difficulté à respirer. Les bénéfices d’un traitement par dexaméthasone lorsque cette infection est d’intensité modérée ou sévère sont bien établis. Néanmoins, la plupart des enfants atteints de faux croup présentent des symptômes légers et on ignore s’ils retireraient d’un tel traitement le même niveau de bénéfice que ceux plus lourdement affectés. Une équipe canadienne vient d’apporter une réponse en publiant les résultats d’une étude dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine.
Les chercheurs connaissent un grand nombre de molécules que sont efficaces dans le traitement des maladies inflammatoires intestinales, comme la maladie de Crohn. Cependant faire parvenir ces molécules jusqu’aux intestins, notamment par la voie orale n’est pas chose aisée – voire totalement impossible – à case du traitement agressif que subissent les médicaments lors du transit gastrique. Une équipe de recherche du Institut Flamand de Biotechnologie (VIB) de l’université de Gant vient d’annoncer dans Gastroenterology les résultats prometteurs de leurs travaux. Leur astuce : transformer génétiquement des bactéries pouvant intégrer la flore intestinale afin de produire des médicaments in situ.
Il est bien connu que les affections concomitantes ont un effet important sur l’évolution du tableau clinique d’un patient ayant été victime d’un infarctus du myocarde aigu. Parmi ces affections concomitantes l’insuffisance rénale sévère est l’un des facteurs de risque les plus élevés. Cependant, l’influence d’une altération modérée de la fonction rénale était jusqu’à présent moins bien établie. C’est désormais chose faite après la publication aujourd’hui d’une étude multicentrique internationale dans le New England Journal of Medicine.
Déjà en 1913 le Dr Dalziel rapportait dans le British Medical Journal des similitudes histopathologiques et cliniques entre la paratuberculose et la tuberculose intestinale chez les animaux et l’entérite granulomateuse chronique chez l’homme, qui vendrait plus tard à s’appeler la maladie de Crohn. Vingt ans se sont déjà écoulés depuis la première notification d’isolation du Mycobacterium avium sous-espèce paratuberculosis (MAP) chez les patients présentant cette inflammation intestinale chronique, mais le rôle de cette bactérie dans le déclenchement et l’évolution de la maladie reste controversé. Une équipe américaine vient d’ajouter une pierre à la discussion avec des nouveaux résultats issus d’une étude publiée dans l’édition de cette semaine du Lancet.