Déjà en 1817 le Dr. James Parkinson avait associé la constipation à la survenue de la « shaking palsy », maladie neurodégénerative qui est resté connue sous le nom de son découvreur. Cette association néanmoins n’avait pas encore été confirmée de façon scientifique. C’est désormais chose faite, si l’on en croit les résultats d’une équipe de l’Ecole de Médecine de l’Université de Virginie. Une étude prospective sur une cohorte de près de sept mille personnes durant 24 ans conclut à un risque accru de développer une maladie de Parkinson chez les hommes constipés.
Malgré les énormes avancées de la neurologie ces dix dernières années une question reste pour l’instant sans réponse : pourquoi dormons-nous ? En attendant, quelques chercheurs ont décidé de répondre à une autre question : de combien de sommeil avons-nous besoin ? Encore mieux : à partir de quel seuil la durée de sommeil peut elle être nuisible à la santé ? Selon une étude conduite par le Dr Daniel Kripke de l’Université de Californie, au delà de huit heures quotidiennes le risque de mortalité peut augmenter de 15%. Mais cette étude est-elle vraiment solide au point de nous empêcher de dormir ?
La prescription d’antidépresseurs s’est développée considérablement ces dernières décennies dans les pays industrialisés. Cette augmentation de la consommation a été accompagnée d’une chute des taux de suicide, menant quelques chercheurs à voir là un lien de causalité. Cependant, d’autres scientifiques ont commencé à soupçonner au contraire ces molécules de favoriser le comportement suicidaire. Le Comité de Sécurité des Médicaments du Royaume-Uni a récemment édité des recommandations basées sur des essais cliniques pédiatriques prouvant la contra-indication des inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine (ISRS) pour les patients de moins de 18 ans. Alors sont-ils sûrs ou pas ? Un article publié dans le dernier numéro du British Medical Journal essaye de faire le point.
On s’en doutait un peu mais maintenant c’est scientifiquement confirmé : un article des plus sérieux publié dans l’édition du 1er juillet du New England Journal of Medicine rapporte les résultats d’une étude du service médical de l’armée américaine. Dirigée par le Dr Charles Hoge, cette étude a été justifiée car « les opérations actuelles de combat en Irak et en Afghanistan ont impliqué du personnel militaire américain dans des combats terrestres intenses et dans une mission de sécurité dangereuse ». Pour cette raison « des études sont nécessaires pour évaluer systématiquement la santé mentale des forces qui ont participé à ces opérations, et pour fournir des informations au pouvoir politique concernant la dispensation optimale de soins […] ».