Jusqu’à présent on ignorait si le sexe d’un patient était associé au risque de récidive d’un épisode thromboembolique. Cette ignorance avait un impact certain sur le suivi du patient et sur les traitements de prévention. D’où l’intérêt d’une étude autrichienne conduite par le Dr Paul Kirle du département de médecine interne de l’université de Vienne, dont les résultats viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine. Alors, le risque est-il plus élevé chez les hommes ou chez les femmes ?
La liposuccion a été proposée comme traitement potentiel des complications métaboliques liées à l’obésité comme le risque de coronaropathies. L’utilisation de cette technique n’avait pour autant jamais été évaluée scientifiquement et on partait simplement de l’hypothèse que la diminution du volume de tissu adipeux aurait un effet positif. Pour tirer cela au clair une équipe internationale dirigée par le Dr Samuel Klein de l’école de médecine de l’université de Washington a réalisé une étude dont les résultats ont été publiés dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine.
Souvent considérée comme une conséquence légitime du vieillissement en réaction à une affection médicale, la dépression chez le sujet âgé est un problème de santé publique largement sous-estimé. Dans cette population, l’épisode dépressif majeur présente les mêmes symptômes qu’aux autres âges de la vie, néanmoins le vieillissement peut accentuer certaines caractéristiques symptomatiques ou en atténuer d’autres. Dans une communication remarquée lors d’une séance à l’Académie Nationale de Médecine, le Pr Henri Loo du service hospitalo-universitaire de santé mentale et de thérapeutique de l’hôpital Saint-Anne à Paris, a fait un point sur le sujet.
Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase-2 ont été développés et en suite commercialisés pour répondre au problème de toxicité gastro-intestinale des AINS classiques. Depuis leur introduction sur le marché, une polémique sur leur innocuité gastrique a vu le jour et se poursuit de plus belle. Pour preuve les résultats étonnants de cette étude publiée dans le British Medical Journal qui montrent que le nombre de cas d’hémorragies gastro-intestinales a paradoxalement augmenté depuis l’arrivée des anti-COX2.
Suite à une extubation et suspension de la ventilation mécanique, la nécessité de réintuber est fréquente et associée à un taux élevé de mortalité. Afin de contourner cet écueil la ventilation non invasive en pression positive a été proposée comme thérapie alternative chez les patients extubés présentant une détresse respiratoire. Néanmoins une récente étude monocentrique randomisée n’a dégagé aucun bénéfice. Pour tirer au clair cette affaire une étude internationale multicentrique a été conduite par le Dr Andrés Esteban de l’hôpital universitaire de Getafe, à Madrid.
Tous les ans 75 millions de patients sont opérés à travers le monde. Sans un traitement approprié environ un tiers développent des nausées et vomissements postopératoires. Les nombreuses études réalisées jusqu’à présent sur le sujet n’avaient pas réussi à déterminer avec précision les bénéfices relatifs des interventions de prévention avec antiémétiques seuls ou associés. Une étude multicentrique européenne dont les résultats viennent d’être publiés a testé six interventions prophylactiques différentes qui permettent aux médecins une meilleure prise en charge du patient.
Cette semaine plus de 25.000 cancérologues sont réunis à La Nouvelle-Orléans, à l'occasion du quarantième congrès de l'ASCO, l'Association Américaine d'Oncologie Clinique. Des résultats prometteurs en prévention et traitement ont été annoncés parmi les centaines de communications présentées. Mais c’est dans la littérature que nous avons repéré deux études intéressantes concernant le cancer du colon. Avec plus de 36.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année en France, il est le plus fréquent des cancers et près de 16.000 Français en meurent chaque année.
Les maladies non transmissibles sont responsables de près de 60% des décès qui surviennent dans le monde et de 45% de la charge mondiale de morbidité. La prévalence et l’ampleur de l’obésité chez l’enfant augmentent de façon dramatique depuis quelques années. Entre 1960 et 2000 la prévalence de l’obésité infantile a presque quintuplé en France et nous nous approchons rapidement des taux nord-américains qui atteignent déjà 25%. Dans ce cadre, une étude publiée dans la dernière édition du New England Journal of Medicine nous apporte un éclairage inquiétant sur le sujet.
Concernant le choix du liquide de réanimation en unité de soins intensifs on n’avait pas de certitude jusqu’à présent quant à la survie des patients. La publication des résultats du SAFE Study dans la dernière livraison du New England Journal of Medicine datée du 27 mai jette un nouvel éclairage sur la question.