Covid-19 : des troubles olfactifs plus fréquents que les plaintes ne le suggèrent
Après une infection par le SARS-CoV-2, la modification ou la perte autodéclarée de l'odorat ou du goût est un signe fiable d'hyposmie avérée. Toutefois, un taux élevé d'hyposmie est également observé chez les personnes n'ayant signalé aucune modification. Près de deux tiers d’entre elles sont concernées comme le montre une étude parue dans le JAMA.
Les problèmes olfactifs sont fréquents après une infection par le SARS-CoV-2. A ce titre, une équipe a monté une étude pour caractériser le dysfonctionnement olfactif après une infection par ce virus.
Il s’agit d’une étude de cohorte ayant inclus des adultes participant à l’étude RECOVER (Researching COVID to Enhance Recovery). Tous les patients présentant un changement ou une perte auto-déclarés de l’odorat ou du goût, ainsi qu’un échantillon aléatoire de patients ne présentant pas symptômes olfactifs, ont été soumis à des tests olfactifs (test d'identification des odeurs de l'Université de Pennsylvanie UPSIT comprenant 40 odeurs), réalisés dans 83 sites répartis dans 35 États américains.
Parmi les 1393 participants infectés par le SARS-CoV-2 ayant autodéclaré un changement ou une perte olfactive, 79,8% présentaient une hyposmie au test, dont 23% une microsmie ou une anosmie sévère.
Parmi les 1563 participants infectés sans autodéclaration de changement ou de perte olfactive, 66% présentaient une hyposmie, dont 8,2% une microsmie ou une anosmie sévère.
Parmi les participants ayant autodéclaré une modification ou une perte de l'odorat, ceux présentant un score UPSIT anormal ont plus souvent signalé des problèmes cognitifs (66,8%) que ceux présentant un score UPSIT normal (63,5%).
Référence :
Leora I. Horwitz et al.
Olfactory Dysfunction After SARS-CoV-2 Infection in the RECOVER Adult Cohort
JAMA Netw Open, 2025;8;(9):e2533815.
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