Envoi du mail en cours
 

LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DE L'ACTUALITÉ MÉDICALE ET DE LA SANTÉ

Revue de presse du 28 avril 2026

ARTICLE DU JOUR
Un avant-goût des 1ères recommandations françaises sur l'asthme sévère

Un avant-goût des 1ères recommandations françaises sur l'asthme sévère

Au cours du 21e Congrès francophone d’allergologie (21-24 avril 2026, Paris) qui vient de fermer ses portes, les recommandations françaises sur l’asthme sévère de l’adulte (SPLF / SFA) étaient présentées en avant-première. Un texte en attente de validation finale, à paraître prochainement.   

Les nouvelles et premières recommandations nationales sur l’asthme sévère, travail conjoint entre la Société de pneumologie de langue française (SPLF) et la société française d’allergologie (SFA), ont pour objectif de de guider les cliniciens à chaque étape du parcours diagnostique et thérapeutique.
Le surdiagnostic de l’asthme est estimé à 30% des patients asthmatiques. Un diagnostic différentiel est identifié chez 5 à 12% des patients explorés pour asthme difficile. C’est pourquoi le diagnostic d’asthme doit systématiquement être remis en question en l’absence de réponse à un traitement inhalé efficace correctement conduit (asthme difficile) ou en présence d’atypies.
Dans le cadre de l’asthme sévère, une recherche systématique de diagnostic différentiel ou associé est réalisée, reposant sur l’interrogatoire et l’examen clinique (dyspnée, toux, sifflements isolés et/ou invariables, signes extra thoraciques), et des examens complémentaires adaptés à la probabilité clinique.
Cette étape, essentiellement clinique, ne repose pas uniquement sur des explorations paracliniques.
Les atypies sont fréquentes dans l’asthme sévère. 50% des patients présentent une dyspnée invalidante (score mMRC ≥2), évaluée notamment par épreuve fonctionnelle à l’exercice, avec une origine multifactorielle chez l’asthmatique. Par ailleurs, 41 à 48% des patients ont une toux chronique.
Il est recommandé de considérer un diagnostic différentiel ou une pathologie associée en cas de VEMS <40%, de déclin rapide du VEMS, de DLCO réduite ou d’hypoxémie persistante hors exacerbations. Il est aussi recommandé de considérer un diagnostic différentiel ou une pathologie associée en cas d’hyperéosinophilie ≥1,5 G/L.
De plus, lorsqu’un scanner thoracique est réalisé, des atypies radiologiques (bronchectasies non cylindriques et/ou de diamètre ≥1,5 vaisseau, micronodulation bronchiolaire profuse, nodules pulmonaires, impactions mucoïdes denses) doivent à chaque fois être recherchées.

Références :
CFA 2026/ 23 avril 2026 J17
Recommandations SPLF/SFA en asthme sévère • Quand évoquer un asthme sévère et comment le diagnostiquer ?

« “Un manque de transparence préoccupant” : la Cour des comptes pointe du doigt la qualité des soins à l'hôpital »
%alt% %alt% %alt%
« “Un manque de transparence préoccupant” : la Cour des comptes pointe du doigt la qualité des soins à l'hôpital »
%alt% %alt% %alt%