Le bénéfice de l'activité physique confirmé pour des cancers moins fréquents
Il est recommandé de pratiquer une activité physique dans la mesure du possible en cas de cancer. Une nouvelle étude parue dans le JAMA étaye encore ces recommandations. L’analyse de six cohortes regroupées montre que des niveaux plus élevés d’activité physique après un diagnostic de cancer sont associés à un risque plus faible de mortalité pour des cancers pour lesquels le lien avec l’activité physique avait été moins étudié.
Plusieurs études ont déjà montré le bénéfice de l’activité physique sur la santé physique et mentale en cas de cancer. Mais pour un certain nombre de cancers moins fréquents, les liens ne sont pas toujours mis en évidence.
C’est le cas du cancer de la vessie, de l'endomètre, du rein, du poumon, de la cavité buccale, de l'ovaire ou du rectum. Une nouvelle étude apporte des preuves pour ces cancers en particulier.
Les chercheurs ont utilisé les données regroupées de six cohortes (Cancer Prevention Study-II Nutrition Cohort, Health Professionals Follow-Up Study, National Institutes of Health–AARP Diet and Health Study, Nurses’ Health Study, Nurses’ Health Study II et Women’s Health Study).
Les 17.141 participants avaient survécu à l’un des cancers énoncés plus haut et avaient rempli des questionnaires renseignant sur l’activité physique de loisir convertie en équivalents métaboliques d’heures par semaine (MET-h/semaine), mesurée avant le diagnostic et en moyenne 2,8 ans après. Les données initiales ont été recueillies entre 1976 et 1997 et la durée moyenne du suivi était de 11 ans.
La pratique d’une activité physique était associée à un risque de mortalité par cancer plus faible chez les survivants d’un cancer de la vessie (RR 0,67 : 0,50-0,91), de l’endomètre (RR 0,62 : 0,45-0,87) et du poumon (RR 0,56 : 0,43-0,75).
Doubler, voire plus, l'apport recommandé en activité physique était associé à un risque de mortalité par cancer plus faible chez les survivants d'un cancer de la cavité buccale (HR 0,39 : 0,15-0,99 pour > 22,5 à 30 MET-h/semaine) et du rectum (HR 0,57 : 0,33-0,97 pour > 15 à 22,5 MET-h/semaine). Pour le cancer du rein, les résultats sont plus aléatoires (HR : 0,51 : 0,22-1,18 pour > 15 à 22,5 MET-h/semaine).
Enfin, les survivants d'un cancer du poumon et du rectum qui respectaient les recommandations d’activité physique après le diagnostic présentaient un risque de mortalité par cancer plus faible que ceux qui ne les respectaient pas, même s'ils étaient inactifs avant le diagnostic (HR 0,58 : 0,47-0,71 et HR 0,51 : 0,32-0,83, respectivement) .
Référence :
Erika Rees-Punia et al.
Leisure-Time Physical Activity and Cancer Mortality Among Cancer Survivors
JAMA Netw Open, February 17, 2026 2026;9;(2):e2556971.
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