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Revue de presse du 17 novembre 2025

ARTICLE DU JOUR
Maladies respiratoires chroniques, l'ETP et la réadaptation respiratoire trop peu mobilisées et accessibles

Maladies respiratoires chroniques, l'ETP et la réadaptation respiratoire trop peu mobilisées et accessibles

Dix millions de personnes vivent en France avec une maladie respiratoire chronique. Or six patients sur dix ont vu leur état respiratoire se dégrader en 2025 et seulement 12% ont suivi des séances d’éducation thérapeutique. L’enquête 2025 de Santé respiratoire France, présentée lors du 18e colloque de l’association au Palais du Luxembourg (14 novembre 2025, Paris), décrit un quotidien exigeant et un besoin d’accompagnement renforcé.

La prévention tertiaire, destinée à limiter les complications après le diagnostic, reste méconnue parmi les premiers intéressés. 
L’étude 2025 de Santé respiratoire France, association mixte de patients, aidants et professionnels de santé dans le domaine respiratoire pointe de fortes inégalités d’accès aux soins : près de six patients sur dix ont constaté une aggravation de leur maladie en un an, plus d’un sur cinq a été hospitalisé, près de la moitié jugent les délais en pneumologie trop longs.
Les dispositifs existants sont peu mobilisés ou accessibles : 12% ont suivi une ETP (éducation thérapeutique du patient), 14% une réadaptation respiratoire, 62% des fumeurs n’ont reçu aucune aide au sevrage. L’activité physique est intégrée par 70% des répondants, les gestes barrières par 32%.
Au nom de SRF, le Dr Frédéric le Guillou, son président, demande un accès élargi aux structures (réadaptation respiratoire, ETP), un renforcement de leur capacité d’accueil, et un déploiement de la réadaptation à domicile et la télé-réadaptation.
De plus, un patient sur deux souffre d’anxiété ou d’isolement. Les chiffres illustrent l’impact psychologique : 61% présentent une détresse psychologique, 53% voient leur vie sociale perturbée, 66% leur activité professionnelle, 71% leur vie intime, 55% leurs finances. Le recours au psychologue reste marginal. Un quart des patients (25%) pratiquent méditation, yoga ou cohérence cardiaque.
Pour Christiane Pochulu, patiente experte chez SRF, une compréhension du parcours de soins et une meilleure gestion des exacerbations, dès l’annonce, permettraient de réduire les hospitalisations évitables. Elle insiste sur la nécessité d’un accompagnement durable et du soutien motivationnel.
A noter, les dépenses pour la santé respiratoire atteignent 7,7 milliards d’euros, dont 150 millions pour la prévention.

Référence :
La prévention tertiaire pour les malades respiratoires chroniques ; du 22/04 au 31/05/25, Institut Smartketing pour Santé respiratoire France.

« Faut-il s'inquiéter d'une "épidémie" d'hypertension chez l'enfant ? »
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