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Revue de presse du 16 juillet 2026

ARTICLE DU JOUR
VIH : les antiviraux de longue durée d'action préférables chez les personnes sans domicile fixe

VIH : les antiviraux de longue durée d'action préférables chez les personnes sans domicile fixe

L'administration d’antiviraux de longue durée d’action chez des personnes sans domicile fixe infectées par le VIH permet un meilleur contrôle de l’infection par rapport à un traitement oral quotidien. C’est ce que montre une étude parue dans le JAMA, menée à San Francisco dans un centre de soins généraux destiné à accueillir ces personnes. Ces résultats mettent en évidence le potentiel de structures communautaires non spécialisées pour lutter contre le VIH chez des personnes vulnérables.

Les personnes vivant avec le VIH et sans domicile fixe se heurtent à des obstacles pour suivre un traitement quotidien. Elles manquent souvent d'accès à des soins spécialisés pour le VIH, et présentent une incidence élevée de troubles psychiques et d’addictions. 
Une étude menée à San Francisco, a évalué la pertinence de proposer un traitement antiviral à action prolongée à ces personnes dans un centre médical accueillant ces personnes pour des soins généraux. 
Les patients ont reçu une injection intramusculaire de cabotégravir-rilpivirine, avec ou sans lénacapavir, incluant des rappels, ou une trithérapie orale quotidienne, le traitement de référence. Les critères d'évaluation étaient la suppression virale (ARN du VIH <200 copies/mL) et le nombre de consultations par personne-année entre 2023 et 2024. 
Parmi les 128 personnes incluses dans la cohorte, 24 (âge moyen 44,6 ans ; 15 hommes) ont reçu le traitement à action prolongée et ont obtenu et maintenu une suppression virale. Les 123 autres personnes (âge moyen  42,6 ans ; 69 hommes) ont reçu le traitement standard. Parmi elles, 72% ont atteint une suppression virale à un moment donné, et 56% présentaient une suppression virale lors du dernier suivi. 
Le nombre moyen de consultations cliniques par personne-année était plus élevé chez les patients recevant un traitement antirétroviral à action prolongée (23 contre 9,1). Sur toute la durée du programme, les personnes ayant débuté un traitement à action prolongée l'ont toutes poursuivi avec 19 % des injections administrées hors du centre initial. 
Trois personnes ont connu un échec virologique sous cabotégravir-rilpivirine mais ont retrouvé une suppression virale après l'ajout de lénacapavir.

Référence :
Nicky J. Mehtani et al.
Long-Acting Antiretroviral Therapy for HIV via Drop-in Community-Based Care
JAMA Netw Open, June 26, 2026
Retrouvez l’abstract en ligne

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